En réalité, il n’existe qu’une seule démonstration possible de cette réduction : c’est la production artificielle de l’organique avec de la matière inorganique et des forces physico-chimiques ; mais on est encore bien loin d’un pareil résultat. […] Pour établir de pareilles lois, Locke et ses disciples ont dû se représenter les faits psychiques d’une manière tout à fait artificielle. […] Mais la psychologie physique est trop peu avancée pour qu’on puisse ici invoquer pareil argument.
Voilà an homme bien malheureux de vivre à ce point sous le joug de pareilles misères, qu’il ne s’avise même pas d’autre chose au monde ! […] Il a visité les temples de Cythère, et il les a trouvés pareils à l’antre de Polyphème ! […] Ce secrétaire, ce fut Fléchier ; on le chargea de trouver pour tout des termes décents qui permissent aux plus réservées de ne pas perdre une seule des précieuses histoires dont elles avaient fait provision, et telle est, sans doute, l’origine du livre sans pareil qui a pour titre : Mémoires sur les Grands-Jours d’Auvergne. […] Nul doute que si Molière eût assez vécu, un pareil sujet, tôt ou tard, n’eût fini par le tenter. […] Il ne faut plus dire seulement Racine, le nom d’Arioste arrive à l’esprit, et depuis le palais d’Alcine, je ne sais s’il s’est vu pareil magicien.
Washington, le sage et le clairvoyant, comprend bien que c’est là l’endroit sensible et faible de son cher élève ; il le rassure, en nous confirmant l’honorable source du mal : « Je m’empresse de dissiper toutes vos inquiétudes ; elles viennent d’une sensibilité peu commune pour tout ce qui touche votre réputation. » Pareil débat se renouvelle en diverses circonstances. […] Mais son impression sur ces attentats et quelques autres pareils qui, ainsi qu’il le dit, ont trompé son zèle et profondément affligé son cœur, son impression d’honnête homme n’atteignit pas alors sa vue politique, et ne détruisit pas du coup le charme qui ne cessa que plus tard, lorsque le 10 août déchira le rideau.
Il y a donc une expérience de tête comme il y en a une des yeux, et c’est justement d’après une expérience pareille que vous refusez aux deux lignes droites, même prolongées à l’infini, le pouvoir d’enclore un espace. […] Comme il arrive toujours en pareil cas, chacun des deux avait fait réfléchir l’autre, et aucun des deux n’avait persuadé l’autre ; mais ces réflexions furent courtes : devant une belle matinée d’août, tous les raisonnements tombent.
Parmi les plus jolies, il faut compter l’idylle de la belle Étiennette et de son amoureux, tous deux pareils à Daphnis et Chloé, et la malice du sorcier qui leur joua, pendant leur première semaine de noces, un si vilain tour.
N’as-tu jamais, à pareil âge, Toi-même, si plein d’avenir, Pour quelque brune ou blonde image Perdu tout autre souvenir ?
C’est Bossuet qui l’assista aux derniers moments, et M. de Bausset en a tiré quelque induction religieuse bien naturelle en pareil cas.
Où est Pindare, où est Horace, quand on a goûté la saveur sévère d’une pareille poésie ?
Le capitaine n’a que d’honnêtes intentions ; n’aimeriez-vous pas bien, ma belle enfant, à changer cette robe de bure brune et ces sandales sur vos jambes nues contre de riches robes de soie, de fins souliers à boucles luisantes comme l’eau de cette cascatelle, et à devenir une des dames les plus regardées du duché de Lucques, où il y en a tant de pareilles à des duchesses ?
On doit admirer comme un prodige qu’après une pareille éducation il soit resté un cœur à l’idole.
Le fils avait un traitement fixe et cinq ducats d’or par mois, et de temps en temps des présents magnifiques, parmi lesquels Michel-Ange cite un riche manteau brodé pareil à ceux que Laurent donnait à ses propres fils.
Rien ne peut plus être tragique quand on a assisté à un pareil spectacle ; rien ne peut plus être douloureux quand on y a survécu.
Mais, en somme, on ne retrouve nulle part, à mon sens, un ensemble pareil à celui que présente chacune des trois chansons dont j’ai parlé ; on n’a que des fragments à recueillir, non des œuvres à étudier.
Il n’a pas son pareil pour connaître les milieux où se meuvent les caractères, et les facilités ou les obstacles que leur jeu y rencontre : il est plus étonnant encore de perspicacité quand il sonde les âmes, mesure les esprits, et déduit les prolongements extérieurs de leur intime originalité qui viennent neutraliser ou fortifier la brutale action des choses.
Il est à peu près impossible d’embrasser de pareils ensembles, de tenir à la fois présentes à sa mémoire toutes les parties qui devraient conspirer la beauté de l’œuvre et, par conséquent, de connaître au juste et d’apprécier cette beauté.
Peu de vies offrent un pareil exemple de guigne noire et continue.
Le roi, suivi par son ministre et son grand prêtre, s’avança vers l’ermitage, animé du désir de voir le saint homme, trésor inépuisable de science religieuse ; il regardait le solitaire asile, pareil à la région de Brahma ; il entendit les sentences mystérieuses, extraites des Védas, prononcées sur un rythme cadencé… Ce lieu rayonnait de gloire par la présence d’un certain nombre de brahmanes… dont les uns chantaient le Samavéda, pendant qu’une autre troupe chantait le Bharoundasama… Tous étaient des hommes d’un esprit cultivé et d’un extérieur imposant… Ces lieux ressemblaient à la demeure de Brahma.
On en chercherait vainement de pareils provenant de l’hôtel de Rambouillet.
[NdA] Nous surprenons ici Bernardin de Saint-Pierre s’essayant à faire sa cour à un roi, et un peu sous le charme d’une parole comme l’était Mme de Sévigné à pareille fête.
Wilson, cette catastrophe grandiose où la maison Usher, par une nuit de tempête, se fissure et s’abîme dans l’étang stagnant à son pied, et démasque lentement le disque rouge de la pleine lune ; jamais on n’a dépensé en une série d’œuvres une richesse pareille d’inventions sans analogue.
Sans parler de la durée matérielle d’une entreprise semblable, il est clair qu’une pareille prétention serait insoutenable de ma part, et je crois pouvoir ajouter de la part de qui que ce soit, dans l’état actuel de l’éducation humaine.
On demandera pourquoi La Fontaine s’est exposé à de pareils affronts, car ce sont des affronts, et pourquoi il a tenu tellement à être de l’Académie française après la carrière si glorieuse qu’il avait parcourue.
Mais La Fontaine nous montre par là qu’il aime à discuter on le sait par ailleurs qu’il aime à exposer des thèses philosophiques ou scientifiques, et que peut-être il y avait un peu trop d’inclination même, puisqu’il s’attarde tellement sur de pareilles choses, qui parfois ne sont pas précisément très agréables pour le lecteur ; mais là où il montre que cette faculté de dialecticien il l’avait, éminemment et avec une souplesse, une aisance, avec une grâce tout à fait extraordinaires, c’est dans le passage suivant, que l’on trouve dans le Discours à Madame de La Sablière et que je vais vous lire.
Je m’en crois capable, encore qu’en pareille matière on ne saurait répondre de rien ; mais mon dessein, très ferme, est très exactement ce que je viens de dire. […] La religion, dans ces guerres, a été pour un cinquième cause et pour quatre cinquièmes prétexte, à calculer approximativement, comme on est bien forcé de faire en pareille matière. — Est-il quelqu’un qui estime aujourd’hui que la croisade des Albigeois ait été une manifestation de foi religieuse ? […] Tout vieux professeur a remarqué des inclinations toutes pareilles chez les jeunes Français. […] Waldeck-Rousseau lui-même, pour montrer combien les lois de 1903 et 1904 étaient contraires à la loi de 1901, mesura les pas de géant que l’anticléricalisme avait faits depuis trois ou quatre ans et montra que ce qu’il avait reconstitué de toutes pièces, c’était le pur et simple arbitraire, et que rien de pareil n’avait été rêvé ni par M. […] Le sous-secrétaire d’État romain répondit qu’autre chose était une déposition d’évêque et un avertissement donné à un évêque de se démettre pour un temps de ses fonctions et de venir s’expliquer et se justifier devant la Curie romaine ; que de pareils avertissements étaient du droit du Saint-Siège, devant qui les évêques, canoniquement institués par lui, étaient toujours responsables.
Nous ne pouvons pourtant défendre une œuvre pareille ? […] Je note dans sa Ballade à mes amis de Toulouse : Raca sur l’huître de Marenne Sur l’huître pareille au molard Sur la bonane et la migraine… Que vient faire ici cette migraine, suivant de près cette bonane ? […] Oncques n’ouït-on un pareil concert. […] Jamais il ne s’était trouvé à pareille fête. […] Les platitudes, les niaiseries lui arrivaient nettes et brutales, pareilles à ces lambeaux de dialogue qui se traînent misérablement dans les féeries, au milieu des splendeurs de la mise en scène.
Tout présageait une de ces belles journées d’automne qui, pareilles à certaines joies du tard de la vie, nous charment et nous émeuvent d’autant plus que nous les sentons plus proches de l’heure où tout va s’assombrir. […] Il nous fait voir, il déploie sous nos yeux ces vastes surfaces planes, étincelantes et retentissantes, où, de leurs pieds ailés, pareils aux dieux d’Homère, passent et repassent les agiles patineurs. […] Sa haute et noble stature, sa démarche, son port, son front superbe où se dessine fièrement l’arc de ses noirs sourcils, son nez aquilin, sa chevelure d’ébène, son grand œil italien qui flamboie, imposent à qui l’approchent admiration et respect. « Une pareille alliance de la beauté physique et de la beauté intellectuelle ne s’était encore vue chez aucun homme », dit Hufeland.
Zola note leurs émotions : rient-ils, c’est « d’un rire sournois de bête impudique » ; s’ils désespèrent, c’est « en soufflant fortement, pareils à des bêtes traquées » ; s’ils se repentent, ce sont « des monstres qui se battent dans leurs entrailles ». […] Zola n’a pas l’air de se douter qu’une pareille créature mettrait en fuite ce baron Hulot lui-même, — dont il a visiblement prétendu nous donner le pendant. […] Mais la fécondité naturelle du franc-parler populaire, mais les brusques et secrètes associations d’idées d’où jaillissent comme de leurs sources les proverbes de la campagne, mais l’enchaînement dans la continuité d’un même discours de ces locutions imagées, pittoresques, hardies, et de ces expressions apprises, banales, usées, dont le mélange même donne sa forte et âpre saveur à la conversation villageoise, tout cela, dans le langage de Mrs Poyser, est reproduit avec une telle fidélité que, s’il y a dans la langue anglaise d’autres exemples d’une pareille faculté, de création linguistique, il ne doit pas sans doute y en avoir beaucoup. […] Aujourd’hui donc la Faustin serait-elle « cette étude appliquée, rigoureuse et non conventionnelle de la beauté, une étude pareille à celle que la nouvelle école venait de faire de la laideur », dans l’Assommoir et, bien des années auparavant, dans Germinie Lacerteux ?
. — À peine si leur écume ébranlait les cailloux du bord, — et leur murmure était aussi doux que celui d’un ruisseau. » « — Les vents étaient endormis sur les vagues, — les étendards laissaient retomber leurs plis le long de leurs hampes, — et ce profond silence n’était point interrompu, — sauf quand la sentinelle criait son signal, — sauf quand un cheval poussait son hennissement vibrant et aigu, — sauf quand le vaste bourdonnement de cette multitude sauvage — allait bruissant comme font les feuilles, d’une côté à l’autre côte1283. » Comme le cœur se sent malade en face de pareils spectacles ! […] Nous n’étions point faits — pour nous torturer l’un l’autre, quand c’eût été — le plus mortel péché de nous aimer comme nous nous sommes aimés. — Dis que tu n’as point horreur de moi, que je subis — cette punition pour nous deux, que tu seras — un des esprits bienheureux, et que je mourrai ; — car jusqu’ici toutes les choses odieuses conspirent — pour me lier à la vie, à une vie — qui me fait reculer en frémissant devant l’immortalité, — devant un avenir pareil au passé.
La golonbiker aux baies bleuâtres croissait en grande abondance, et sa forte odeur, pareille à celle du musc, oppressait la respiration. […] Un vieillard supporte difficilement une pareille découverte… Attention !
Aucun poète, a écrit Wyzewa, ne saurait espérer pareille fortune, jamais. Pareille fortune, Elisabeth Barrett, sa contemporaine, ne l’a pas eue ; mais je ne sais si elle n’a pas obtenu des dieux une plus précieuse faveur. […] Pour varier nos exemples, considérons Hölderlin, et sa Mort d’Empédocle — divers fragments d’une tragédie lyrique composée entre 1797 et 1800, et dont Nietzsche a pu dire : La mort d’Empédocle est une mort inspirée par un orgueil pareil à celui des dieux, par la haine des hommes, par dégoût de la terre et par panthéisme.
L’honnêteté consiste, en pareille matière, à ne pas donner d’explication dont on ne soit absolument sûr, sinon à titre d’hypothèses et de suggestions. […] L’Homme libre, Sous l’œil des Barbares, L’Ennemi des lois, ne sont à y bien regarder qu’un manuel d’exercices spirituels — et passionnés — pour se découvrir lui-même dans cet Univers, de même que l’Imitation veut être le manuel d’exercices spirituels de l’âme qui cherche Dieu à travers elle-même — avec des résultats passionnés assez pareils. […] Voici la phrase de Proust : « Celui qui est devenu entièrement sourd ne peut même pas faire chauffer une bouteille de lait sans devoir guetter des yeux, sur le couvercle ouvert le reflet blanc, hyperboréen, pareil à celui d’une tempête de neige et qui est le reflet prémonitoire auquel il est sage d’obéir en retirant, comme le Seigneur arrêtant les flots, les prises électriques ; car déjà l’œuf ascendant et spasmodique du lait qui bout accomplit sa crise en quelques soulèvements obliques, enfle, arrondit quelques voiles à demi chavirées qu’avaient plissé la crème, ou lance dans la tempête une en nacre, et que l’interruption des courants, si l’orage électrique a été conjuré à temps, fera toutes tournoyer sur elles-mêmes, et jettera à la dérive, changées en pétales de magnolia. » Que d’efforts et de pathos descriptifs pour si peu ! […] Un par un, hommes et femmes, les voilà tous, dont il sent le souffle monter vers lui, moins détestable que leurs paroles impures, mornes litanies du péché, mots souillés depuis des siècles… passant de la bouche des pères dans celle des fils, pareils aux pages d’un mauvais livre, et que le vice a marquées de son signe — contresignées dans la crasse de milliers de doigts.
Qu’on se mette à la place d’une femme auteur, à qui on refuse une place à pareil jour !
Son sentiment filial avait été très-ardent, très-pieux ; son amour maternel fut au delà de tout, comme d’une personne mariée tard, s’attachant d’une force sans pareille à un fils qu’elle n’avait pas espéré, et sur lequel, selon l’heureuse expression d’un père, elle a laissé toute son empreinte99.
quelle est l’amante qui, libre d’anéantir la preuve d’une pareille offense, la laisserait subsister si elle n’avait elle-même l’intention de se déclarer libre par la plume de son premier adorateur ?
une sœur de votre maîtresse et sa pareille, deux fois sacrée, deux fois reine : reine douairière de France, reine légitime d’Écosse. » Le comte de Kent ne fut pas attendri, mais ébranlé.
… » Comment la calomnie de l’esprit de parti religieux a-t-elle pu taxer d’athéisme l’homme qui a senti, pensé et gravé de pareilles lignes sur la face du firmament ?
Rien de pareil chez l’auteur du Mariage de minuit.
Il semble qu’aujourd’hui des circonstances analogues devraient faire renaître au moins de pareils succès.
Mais il s’en faut que la suggestion soit toujours acceptée avec une pareille docilité.
S’il paraissait souvent de pareils recueils, le critique se trouverait trop heureux de son rôle, n’ayant plus désormais qu’à entretenir le public de ses plaisirs et à témoigner sa reconnaissance au poète. […] Le poète assiste à son progrès immense ; il le suit dans son mouvement sourd et intérieur, se fortifiant par les siècles, et vivant par où meurent toutes choses ; il le voit, comme un être grand et fort, se poser, s’affermir simultanément sous le ciel et sous la terre, et, pareil au lutteur qui se replie pour mieux s’élancer, recourber ses bras en arrière pour mieux porter le poids du vent ; Et son vaste et pesant feuillage, Répandant la nuit à l’entour, S’étend, comme un large nuage, Entre la montagne et le jour ; « Comme de nocturnes fantômes, Les vents résonnent dans ses dômes ; Les oiseaux y viennent dormir, Et, pour saluer la lumière, ……. […] Je sais que, depuis ma première déclaration, le drame est monté au Capitole, et a dit aux Romains de la jeune littérature : « Il y a six ans, à pareil jour, j’ai sauvé l’art dramatique ; allons en rendre grâce aux dieux. » Mais, moi, je suis resté au bas de l’escalier ; et, comme les poètes campaniens qui poursuivaient Scipion de leurs sarcasmes patriotiques et raillaient ce Grec qui imposait à Rome la langue et la littérature des vaincus, je me suis permis de siffler le triomphateur, et de dire qu’il n’y avait pas lieu à remercier les dieux de sa dernière victoire, mais bien plutôt à les accuser de ne prendre aucun souci des affaires humaines, puisque leurs foudres dorment au ciel pendant qu’on profane ici le temple où ont sacrifié Molière et Shakespeare.
En outre, les strophes à forme fixe, qui se succèdent, toutes pareilles, les unes aux autres, amusent d’abord, mais deviennent bientôt monotones ; quand on a ressassé douze ou quinze fois le même petit air, cela suffit, il est temps qu’on s’arrête. […] La Provence et sa lumière douce, et sa belle attitude d’une Cybèle qui va mener le chœur divin des nymphes et des sylvains des solitudes… et puis, au monotone bruissement du rouet, c’est le rêve non pareil qui vit, toutes minutes, à toutes chambres claires, aux fenêtres sur le Rhin, et puis, au bord de la mer grise, c’est la lande morne, son cabaret où frappe en passant le compagnon du tour de France ; Le vent joue avec les bouleaux. […] Essence pareille au vent léger, J’erre Depuis que la vie a quitté Mon corps ; Mais les souillures et les maux du corps La Mort ne les efface… Et elle se remémore son aventure. […] Et comme, d’être ainsi repoussée, elle pleure, il lui semble que, dans la légère petite âme, un songe se lève, pareil au sien.
Lafoscade a étudiés avec un soin, une patience, une diligence et une probité sans pareils, et aussi sans défaillances. […] Et nous la rend pareille en un cadre impassible. […] Où vont les rythmes purs de la forme à seize ans, Si légers qu’auprès d’eux ceux du vol sont pesants ; El les contours pareils en sereine harmonie Aux golfes transparents de la mer d’Ionie ? […] Si un homme revenait à la lumière quelques années après sa mort, je doute qu’il fût revu avec joie par ceux-là mêmes qui ont donné le plus de larmes à sa mémoire, tant on forme vite d’autres liaisons, tant l’inconstance est naturelle à l’homme, tant notre vie est peu de chose, même dans le cœur de nos amis. » L’abbé Morellet fut révolté de pareils propos. — « Ah !
Commençons par rappeler, comme ils méritent de l’être, les débuts vraiment extraordinaires d’une renommée sans pareille, et le premier pas vers la gloire d’un homme qui a tout dû à lui-même et qui a fait souche, car, comme le maréchal Lefebvre, et grâce à d’aussi difficiles victoires, lui aussi a pu dire : Je suis un ancêtre. […] Du milieu de son foyer, tantôt on voit ruisseler des flots de lumière pareils à la lave ardente qui s’échappe des entrailles d’un volcan, ou au métal liquéfié qui coule de la fournaise d’une forge. […] depuis quarante ans il était là à la même place, avec sa cour en face de lui et sa classe toute pareille. […] La veilleuse, dans un verre de couleur, brûlait, pareille à une tache rouge, à droite du tabernacle, contre le mur. […] Il y avait encore la chaire, une caisse carrée, où l’on montait par un escalier de cinq degrés, qui s’élevait vis-à-vis d’une horloge à poids, enfermée dans une armoire de noyer, dont les coups sourds ébranlaient l’église entière, pareils aux battements d’un cœur énorme, caché quelque part, sous les dalles.
On en trouve une à peu près pareille dans la Mère coquette ou les Amans brouillés de Quinault, une autre dans Mélanide. […] Le poète lyrique, en plaçant une mère dans une situation pareille, ne pourra lui faire dire que quatre vers : Rends mon fils… Ah !
Pareil effet se produit quand vous regardez un tableau. […] Nous avons vu des objets de forme analogue, pareils effets de couleur ou de lumière ; et c’est précisément, par ce qu’elles ont de déjà vu qu’elles nous plaisent ; c’est pour la justesse avec laquelle l’œuvre nous rend ces formes ou ces effets que nous l’admirons. […] Mais si nous nous mettons en imagination à la place de ce personnage, la nature même éveillera en nous les sentiments qu’on doit éprouver en pareille circonstance ; et ces sentiments, réellement éprouvés, nous suggéreront bien mieux l’image du jeu de physionomie correspondant que ne le ferait une simple idée. […] Dans certains bas-reliefs assyriens on voit une longue file de personnages, tous pareils, représentés dans une même attitude ; et cette répétition rythmique de figures semblables est d’un excellent effet décoratif. […] N’en voyait-on pas de pareils figurés dans les Bestiaires, sur le récit de voyageurs imaginatifs, revenus des pays fabuleux ?
Que deviendrait donc une pareille maison si on oubliait le respect qu’on doit au maître ! […] Croyez-vous qu’il y en ait une autre dans Paris avec une vue pareille à la mienne ? […] Mais écoutez : LE RETOUR Pétrée, chère tête, Pareille au blond épi que la faucille guette ; Ô Petréa, génisse indocile au servage, Moins douce est la saveur de la pomme sauvage Que ta bouche. […] On n’a plus le temps de s’occuper d’un livre pareil. […] — « Vous me direz peut-être », continua-t-il, que vous n’avez jamais rien remarqué de pareil et vous m’affirmerez que ces mots déformés appartiennent à la société bien distincte et heureusement bien délimitée de messieurs les voleurs et les assassins, de sorte que même s’ils rappellent de loin un mot qu’on emploie ailleurs, il n’y a pourtant aucun rapport entre ce qui se trouve sur les hauteurs de la civilisation et ce qui grouille dans ses bas-fonds.
Rien de pareil non plus dans les républiques suisses, où les anciennes aristocraties sont entrées généralement (les exceptions sont négligeables) de plain-pied et sans réserve dans le jeu de la démocratie. […] Aucun gouvernement ne s’était dessaisi d’une pareille part de pouvoir électoral et administratif. […] L’Église n’entendait pas courir une troisième fois, dans un pays républicain, pareille aventure.
On vit dans une époque, à la Cour, si c’est à une époque de cour ; on y passe sa vie à regarder, à écouter, et, quand on est Saint-Simon, à écouter et à regarder avec une curiosité, une avidité sans pareille, à tout boire et dévorer des oreilles et des yeux.
Il est rond, doré, apostillé de Chinois, et d’une perfection sans pareille, si pourtant l’amitié ne m’aveugle.
La charmante reine de Naples, Caroline Bonaparte, était fière d’avoir près d’elle un pareil ornement de sa cour.
C’est en partant de ce fait, et non de ce principe de la corruption générale, qu’il dit ailleurs à son prince : « Il vaut mieux dans un pareil monde être aimé, mais il est plus sûr d’être craint.
« Pour résumer en terminant ce qui peut être résumé et traduit en résultats positifs dans tout ce que nous venons d’indiquer, nous nous bornerons à constater qu’en dix-neuf ans, Jean Valjean, l’inoffensif émondeur de Faverolles, le redoutable galérien de Toulon, était devenu capable, grâce à la manière dont le bagne l’avait façonné, de deux espèces de mauvaises actions : premièrement, d’une mauvaise action rapide, irréfléchie, pleine d’étourdissement, toute d’instinct, sorte de représailles pour le mal souffert ; deuxièmement, d’une mauvaise action grave, sérieuse, débattue en conscience et méditée avec les idées fausses que peut donner un pareil malheur.
Mais, comme dans toutes les sphères de la spéculation idéale, à côté de l’espoir d’un butin riche et assuré, est ici le danger des illusions si fréquentes en pareille matière.
Et non seulement son style peindra toujours, mais son rythme même peindra, parce qu’il sera toujours l’enveloppe de son idée ou de son image, pareil à l’argile qui dans les mains du mouleur prend toutes les formes.
Ces connaissances, sous leur forme abstraite et philosophique, à cette hauteur où mon œil les aperçoit à peine, pareilles à ces lumières qui brillent dans les espaces infinis et qui ne percent pas l’ombre où nous sommes, de quel usage me sont-elles dans les détails de mes actions ?
En tout cas, une pareille notion n’a rien à voir dans la psychologie, car elle est la négation même de la psychologie : au point où se produit ce phénomène sans cause, le psychologue n’a plus qu’à donner sa démission.
Une jolie bonne, pareille à celles qui jaillissent d’un portant de coulisse de théâtre, nous ouvrait, nous introduisait au salon.
Quant à la France, on sait de reste qu’entre un habitant de Marseille et un habitant de Lille, il y a toutes les différences qui séparent deux nations, sans que pour cela les gens du Midi ou les gens du Nord soient pareils entre eux.
* * * Cela se passe d’une façon un peu plus compliquée dans la bourgeoisie, mais le résultat est pareil.
Le public fut dégoûté des détails ennuyeux qu’un pareil plan entraînoit.
On avoit vu à Rome des Orateurs distingués : Antoine Crassus, Cotta, César, Brutus ; mais lorsque Ciceron parut, on sentit qu’on n’avoit encore rien entendu de pareil.
Je sais tout ce qu’on peut opposer de front et dans le détail à une pareille théorie et à l’histoire qu’elle suppose et qu’elle impose. […] « Quand on la contemple, cette Révolution, dans son ensemble et dans la rapidité de son mouvement, et surtout quand on la rapproche de notre caractère national, qui est si éloigné de concevoir, et peut-être de pouvoir suivre de pareils plans, on est tenté de la comparer à une sorte de féerie et à une opération magique ; ce qui a fait dire à quelqu’un qu’il n’y aurait que la même main cachée qui a dirigé la Révolution qui pût en écrire l’histoire.
Quant aux premiers abstraits, à la formule créatrice, à la quantité première (abstraite, concrète ou supprimée)6, quel esprit philosophique pourra se trouver satisfait par une pareille logomachie scolastique ? […] Les savants, dans les autres ordres de connaissances, ne commettent pas une pareille faute.
Que le poëte choisisse un objet inutile ou desagreable ; il ne me causera que de l’ennui ou du dégoût : au lieu, qu’en blâmant un pareil choix dans le peintre, je puis encore admirer dans son ouvrage, la ressemblance parfaite avec les objets qu’il aura choisis. […] Ce principe peut servir à me disculper en d’autres endroits, où l’on seroit tenté de me faire une pareille objection.
Pour un pareil homme, doué d’un tel courage et d’une telle passion, les luttes les plus intéressantes sont celles qu’il a à soutenir contre lui-même ; les horizons n’ont pas besoin d’être grands pour que les batailles soient importantes ; les révolutions et les événements les plus curieux se passent sous le ciel du crâne, dans le laboratoire étroit et mystérieux du cerveau. […] Les vaches sont belles et bien peintes, l’ensemble du tableau a un bon aspect ; mais je ne crois pas que ces arbres soient assez vigoureux pour supporter un pareil ciel.
Mais chacun de nous, à des heures où ses maximes habituelles de conduite lui paraissaient insuffisantes, s’est demandé ce que tel ou tel eût attendu de lui en pareille occasion. […] Ainsi seulement se définira le progrès moral ; mais on ne peut le définir qu’après coup, quand une nature morale privilégiée a créé un sentiment nouveau, pareil à une nouvelle musique, et qu’il l’a communiqué aux hommes en lui imprimant son propre élan.
Je confesserai volontiers que la science n’est qu’inquiétude et que trouble et que l’ignorance, au contraire, a des douceurs non pareilles. […] Mais, quand la chanson nous dit que le jeune tambour épousa la fille du roi, il est évident qu’elle rêve et que pareille chose n’arrive que dans le pays bleu des songes. […] « L’enfant a les yeux de Thérèse, les mêmes yeux de velours brun, le même regard, un teint pareil. » Et le bon Agénor, frappé de cette ressemblance, médite les paroles étranges par lesquelles la morte a pris congé de lui et il en conclut que « Laure ne peut être que Thérèse réincarnée ». […] À demi rassurée et souriant déjà dans les larmes : — Injuriosus, dit-elle, il est difficile à un homme d’accorder une pareille chose à une femme.
J’exprime ici une pensée émise par beaucoup de grands mathématiciens et de grands physiciens, et, pour rapporter une des opinions les plus autorisées en pareille matière, je citerai ce que mon savant confrère et ami M. […] Je suis d’ailleurs heureux de pouvoir ici m’appuyer sur l’opinion de physiciens et de chimistes les plus compétents en pareille matière. […] Une pareille statistique eût été ridicule, car il y a une raison pour que les racines soient insensibles et une autre raison pour qu’elles soient sensibles ; c’est cette raison qu’il fallait déterminer, je l’ai cherchée et je l’ai trouvée ; de sorte qu’on peut dire maintenant : les racines rachidiennes antérieures sont toujours sensibles dans des conditions données, et toujours insensibles dans d’autres conditions également déterminées.
Le livre sur le Sentiment est composé en entier, non pas de chapitres, mais d’une suite de digressions ; l’auteur a voulu faire un jardin anglais, et il promène son lecteur à travers les rochers, les cascades, les groupes de statues sentimentales et autres pareils accidents.
Rien n’est plus propre d’ailleurs à faire juger de ce que je puis faire en ce genre… Et encore : J’ai fait hier une importante découverte sur la théorie du jeu en parvenant à résoudre un nouveau problème plus difficile encore que le précédent, et que je travaille à insérer dans le même ouvrage, ce qui ne le grossira pas beaucoup, parce que j’ai fait un nouveau commencement plus court que l’ancien… Je suis sûr qu’il me vaudra, pourvu qu’il soit imprimé à temps, une place de lycée ; car, dans l’état où il est à présent, il n’y a guère de mathématiciens en France capables d’en faire un pareil : je te dis cela comme je le pense, pour que tu ne le dises à personne.
On conçoit que, de tous les hommes qui écrivirent jamais sur de pareilles matières, Cicéron fut à la fois le plus compétent, le plus éloquent et le plus moral.
» « Ainsi, Athéniens, j’ai des parents, et, quant à des enfants, j’en ai trois, l’un déjà dans l’adolescence, les deux autres encore en bas âge ; mais je ne les ferai point comparaître ici, pour votre honneur et pour le mien ; il ne me paraît pas séant d’employer de pareils moyens à mon âge (il avait près de soixante-douze ans à l’époque de son procès).
Ce fut une époque de grands désastres généralement pour tous, à cause de la révolution sans pareille qui éclata en France vers la moitié de cette année, et qui se répandit comme un vaste incendie dans l’Europe entière et même au-delà.
— Mais le caractère aventureux de pareilles correspondances ne doit pas nous faire condamner en général le procédé qui consiste à noter des corrélations régulières entre phénomènes d’ordre différent, comme celles qui sont constatables entre certains états du cerveau et certains états de pensée.
. — Elle naîtra du sujet, pareille à lui, profondément française, si le sujet est français.
Le peuple chez lequel l’ouvrier, un ouvrier-poète a des imaginations pareilles à celle-ci, ne croyez-vous pas, que ce peuple puisse être proposé comme professeur d’art aux autres peuples ?
XII Si maintenant on nous interroge sur cette forme de la poésie qu’on appelle le vers, nous répondrons franchement que cette forme du vers, du rythme, de la mesure, de la cadence, de la rime ou de la consonance de certains sons pareils à la fin de la ligne cadencée, nous semble très-indifférente à la poésie, à l’époque avancée et véritablement intellectuelle des peuples modernes.
Tous les temps sont coupables de pareils crimes envers la postérité.
Ne sens-tu pas qu’un pareil système n’est propre qu’à dégrader d’autant la pensée dans le monde ?
Si, par un minutieux travail appliqué à des productions du génie auxquelles contribue la matière, une œuvre du pinceau est parfois, de nos jours, détachée de la toile usée ou du bois vermoulu qui en avait reçu l’empreinte, et si elle est adroitement déposée, par écailles légères, sur un fond nouveau qui la conserve, pareil procédé ne va pas aux œuvres divines de la parole humaine.
La fortune qu’il fit par le succès de ses ouvrages le mit en état de n’avoir rien de plus à souhaiter : ce qu’il retirait du théâtre, avec ce qu’il avait placé, allait à trente mille livres de rente ; somme qui, en ce temps-là, faisait presque le double de la valeur réelle de pareille somme d’aujourd’hui.
Le doute infini me tourmente ; Pareil au voyageur dans les bois égaré, Mon cœur dans la nuit sombre erre désespéré, Ô Vierge ! […] Si la Préface de ses Poèmes antiques était seulement d’un prosateur plus habile au maniement des idées abstraites, on serait frappé de voir comme le dessein en ressemble à celui des parties essentielles de la Philosophie de l’Art de Taine. « Pour atteindre à la connaissance des causes permanentes et génératrices desquelles son être et celui de ses pareils dépendent, l’homme a deux voies : la première, qui est la science, par laquelle, dégageant les causes et les lois fondamentales, il les exprime en formules exactes et en termes abstraits ; la seconde, qui est l’art, par laquelle il manifeste ces causes et ces lois fondamentales d’une façon sensible, en s’adressant, non seulement à la raison, mais au cœur et aux sens de l’homme le plus ordinaire ». […] Et à ce propos — quoique de pareilles suppositions soient toujours hasardeuses, — nous nous demandions si la Terre promise n’aurait pas été conçue sous l’impression, récente encore en sa mémoire, des fines Sensations que M. […] I Non pas qu’en un pareil sujet nous affections d’être insensible aux qualités personnelles ou proprement littéraires. […] Qui a dit que le « bonheur du grand nombre » dût consister à ne point payer ses dettes ou à ne pas acquitter l’impôt ; et le choix de pareils exemples ne témoigne-t-il pas assez qu’il y a plus de subtilité que de vérité dans l’antithèse ?
Rien de pareil dans la critique. […] La critique est d’abord une Muse pareille aux autres, et aussi belle, leur sœur, mais d’un père mortel et non d’un père divin, comme Clytemnestre était la sœur d’Hélène. […] Mais l’image même que j’emploie ici indique à quel point une pareille prétention serait chimérique, hors de toute proportion avec la mesure humaine.
Il rompra ostensiblement et répétera partout qu’il ne peut laisser entrer son fils dans une maison qui abrite volontairement un pareil scandale. […] Il y a plusieurs années que je n’avais assisté à pareille scène d’enthousiasme au théâtre. […] C’est, en effet, un tel concours de circonstances romanesques, dans un milieu tellement disposé à plaisir, sur une scène tellement remplie de trucs et de machines comme n’en comporte pas la vie réelle, que nous nous récrions tous : Mais pareille chose ne m’arrivera jamais ! […] en pareil malheur, on n’est pas ainsi abandonné !
Des exemples pareils ne sont pas rares.
Je méprise de pareils empereurs ; ainsi je me garderai bien de les imiter.
La mère était une belle figure des montagnes, usée par ces précoces maternités ; il y avait, sur ses traits amaigris et pâlis, des retours de fraîcheur et de beauté pareils à ces retours de soleil du soir sur les rosiers du jardin après la pluie.
Pars donc, et délivre-moi des terreurs qui m’obsèdent : si elles sont fondées, afin que je ne périsse point ; si elles sont chimériques, afin que je cesse de craindre. » XXII À part un peu de déclamation plus oratoire que politique, l’éloquence humaine a-t-elle bouillonné jamais dans aucune poitrine en pareils accents ?
Silencieuse et pâle, elle demeura debout, sans mouvement, pareille à la colonne de glace qui, dans la saison des frimas, est suspendue au rocher de Mora.