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2124. (1845) Simples lettres sur l’art dramatique pp. 3-132

« Je me suis présenté à six heures du matin chez vous pour vous empêcher de vous battre à ma place ; je n’en pourrais pas faire autant aujourd’hui, et depuis cette époque j’ai manifesté ouvertement ma profonde reconnaissance pour votre impétueux dévouement.

2125. (1859) Critique. Portraits et caractères contemporains

., etc… » Ce qui n’empêcha pas (tant M.E.S. était injuste !) […] quand je pense aux commentaires, notes, notices, traductions, explications, dont les épigrammes de Martial ont été le sujet depuis seulement dix-huit cents ans, je ne puis m’empêcher de frémir en songeant à quels commentaires ingénieux seront exposées les pages du Courrier de Paris ! […] Eh bien (toute grandeur a ses peines), ce conseiller du roi se vit forcé d’intenter un procès à MM. les conseillers au présidial, qui l’empêchaient de s’asseoir sur le banc réservé aux magistrats de la cité. […] Et quand on pense qu’il y a des hommes dont toute la vie s’est usée à conduire au but une phalange d’écrivains si divers, on ne peut s’empêcher de prendre ces hommes en pitié.

2126. (1866) Dante et Goethe. Dialogues

On ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’on se rappelle quelques-uns des graves jugements portés par la critique française et par les honnêtes gens sur Dante ou sur Gœthe. […] C’était un jurisconsulte distingué ; il reçut de l’empereur Charles VII le titre de conseiller impérial, ce qui ne l’empêcha pas de mettre dans son blason trois fers à cheval, en mémoire de ses origines. […] Indépendant et libre, hardi et fier dans les domaines de la pensée pure, il redevient timide et gauche, il demeure comme empêché dès qu’il veut s’essayer à la pratique du bien commun ; il trébuche, il chancelle, dès qu’il sort de sa maison pour descendre sur la place publique.

2127. (1870) De l’intelligence. Deuxième partie : Les diverses sortes de connaissances « Livre quatrième. La connaissance des choses générales — Chapitre III. Le lien des caractères généraux ou la raison explicative des choses » pp. 387-464

Car la grandeur est toujours relative ; rien n’empêche que nos molécules aient pour éléments des molécules différentes, aussi petites par rapport à elles qu’elles le sont elles-mêmes par rapport à une planète, et ainsi de suite, sans trêve ni fin.

2128. (1889) L’art au point de vue sociologique « Chapitre huitième. L’introduction des idées philosophiques et sociales dans la poésie (suite). Victor Hugo »

Jean Valjean fuit dans la nuit devant les policiers ; il donne la main à la petite Cosette : « Il lui semblait qu’il tenait, lui aussi, quelqu’un de plus grand que lui par la main : il croyait sentir un être qui le menait, invisible. » Dans une autre page, il s’agit de la lutte de Jean Valjean contre lui-même lorsqu’il ne sait encore s’il ira ou non se livrer à la justice : « Il se parlait ainsi dans les profondeurs de sa conscience, penché sur ce qu’on pourrait appeler son propre abîme… On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage… Dieu soulève l’âme comme l’Océan. » Enfin tout le monde a présente à l’esprit la pièce célèbre sur l’œil de Dieu dans la conscience : On fit donc une fosse, et Caïn dit : « C’est bien ! 

2129. (1906) La rêverie esthétique. Essai sur la psychologie du poète

Durandal, à tuer ces coquins s’ébréchant, Avait jonché de morts la terre, et fait ce champ Plus vermeil qu’un nuage où le soleil se couche ; Elle s’était rompue en ce labeur farouche ; Ce qui n’empêchait pas Roland de s’avancer ; Les bandits, le croyant prêt à recommencer, Tremblants comme des bœufs qu’on ramène à l’étable, A chaque mouvement de son bras redoutable, Reculaient, lui montrant de loin leurs coutelas ; Et, pas à pas, Roland, sanglant, terrible, las, Les chassait devant lui parmi les fondrières ; Et, n’ayant plus d’épée, il leur jetait des pierres. […] « Valse mélancolique et langoureux vertige », il empêche l’esprit de trop suivre ses idées.

2130. (1892) Un Hollandais à Paris en 1891 pp. -305

Dans chacune de ces formes de vie réelle ou idéale, il a retrouvé quelque chose de son individualité, et en les faisant revivre il n’a pu s’empêcher de leur en donner une part. […] Il ne peut s’empêcher d’avoir le sentiment de sa responsabilité, l’idée que le bonheur de sa vie désormais ne dépendra plus de lui seul. […] Je ne peux pas m’empêcher de penser aux personnages du roman de Huysmans, Là-bas.

2131. (1887) Journal des Goncourt. Tome II (1862-1865) « Année 1863 » pp. 77-169

Il y avait l’élément romanesque qui m’empêchait de manger à ma faim… Et j’avais des remords d’avoir trompé ma maîtresse… Oui, je ne me nourrissais pas assez… le remords, vous savez, n’est qu’une faiblesse physique.

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