« Je me suis présenté à six heures du matin chez vous pour vous empêcher de vous battre à ma place ; je n’en pourrais pas faire autant aujourd’hui, et depuis cette époque j’ai manifesté ouvertement ma profonde reconnaissance pour votre impétueux dévouement.
., etc… » Ce qui n’empêcha pas (tant M.E.S. était injuste !) […] quand je pense aux commentaires, notes, notices, traductions, explications, dont les épigrammes de Martial ont été le sujet depuis seulement dix-huit cents ans, je ne puis m’empêcher de frémir en songeant à quels commentaires ingénieux seront exposées les pages du Courrier de Paris ! […] Eh bien (toute grandeur a ses peines), ce conseiller du roi se vit forcé d’intenter un procès à MM. les conseillers au présidial, qui l’empêchaient de s’asseoir sur le banc réservé aux magistrats de la cité. […] Et quand on pense qu’il y a des hommes dont toute la vie s’est usée à conduire au but une phalange d’écrivains si divers, on ne peut s’empêcher de prendre ces hommes en pitié.
On ne peut s’empêcher de sourire lorsqu’on se rappelle quelques-uns des graves jugements portés par la critique française et par les honnêtes gens sur Dante ou sur Gœthe. […] C’était un jurisconsulte distingué ; il reçut de l’empereur Charles VII le titre de conseiller impérial, ce qui ne l’empêcha pas de mettre dans son blason trois fers à cheval, en mémoire de ses origines. […] Indépendant et libre, hardi et fier dans les domaines de la pensée pure, il redevient timide et gauche, il demeure comme empêché dès qu’il veut s’essayer à la pratique du bien commun ; il trébuche, il chancelle, dès qu’il sort de sa maison pour descendre sur la place publique.
Car la grandeur est toujours relative ; rien n’empêche que nos molécules aient pour éléments des molécules différentes, aussi petites par rapport à elles qu’elles le sont elles-mêmes par rapport à une planète, et ainsi de suite, sans trêve ni fin.
Jean Valjean fuit dans la nuit devant les policiers ; il donne la main à la petite Cosette : « Il lui semblait qu’il tenait, lui aussi, quelqu’un de plus grand que lui par la main : il croyait sentir un être qui le menait, invisible. » Dans une autre page, il s’agit de la lutte de Jean Valjean contre lui-même lorsqu’il ne sait encore s’il ira ou non se livrer à la justice : « Il se parlait ainsi dans les profondeurs de sa conscience, penché sur ce qu’on pourrait appeler son propre abîme… On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage… Dieu soulève l’âme comme l’Océan. » Enfin tout le monde a présente à l’esprit la pièce célèbre sur l’œil de Dieu dans la conscience : On fit donc une fosse, et Caïn dit : « C’est bien !
Durandal, à tuer ces coquins s’ébréchant, Avait jonché de morts la terre, et fait ce champ Plus vermeil qu’un nuage où le soleil se couche ; Elle s’était rompue en ce labeur farouche ; Ce qui n’empêchait pas Roland de s’avancer ; Les bandits, le croyant prêt à recommencer, Tremblants comme des bœufs qu’on ramène à l’étable, A chaque mouvement de son bras redoutable, Reculaient, lui montrant de loin leurs coutelas ; Et, pas à pas, Roland, sanglant, terrible, las, Les chassait devant lui parmi les fondrières ; Et, n’ayant plus d’épée, il leur jetait des pierres. […] « Valse mélancolique et langoureux vertige », il empêche l’esprit de trop suivre ses idées.
Dans chacune de ces formes de vie réelle ou idéale, il a retrouvé quelque chose de son individualité, et en les faisant revivre il n’a pu s’empêcher de leur en donner une part. […] Il ne peut s’empêcher d’avoir le sentiment de sa responsabilité, l’idée que le bonheur de sa vie désormais ne dépendra plus de lui seul. […] Je ne peux pas m’empêcher de penser aux personnages du roman de Huysmans, Là-bas.
Il y avait l’élément romanesque qui m’empêchait de manger à ma faim… Et j’avais des remords d’avoir trompé ma maîtresse… Oui, je ne me nourrissais pas assez… le remords, vous savez, n’est qu’une faiblesse physique.