Heureux qui a pu voir de ses yeux cette éclosion divine, et partager, ne fût-ce qu’un jour, cette illusion sans pareille !
L’habitude est le principe qui a produit cette correspondance125. » Ce même philosophe a dit quelque part que « la physique, dans sa plus haute perfection, ne fait que reculer un peu notre ignorance. » Ne pourrait-on pas dire qu’une pareille métaphysique ne fait que la redoubler ?
Le Comos avec le tapage aux portes et les pugilats des jeunes gens avinés, telle est la digne armée d’un pareil stratège.
Il vit comme un ermite ; il ne connaît plus ni amis ni ennemis ; il n’aperçoit aucune différence entre un corps inanimé, un chat, un chien, un oiseau de proie qui se trouve sur sa route ; le roucoulement de ses pareils ne lui fait pas plus d’impression que tout autre bruit ; la femelle n’accorde aucune attention au mâle, le mâle à la femelle ; la mère ne fait pas attention à ses petits.
« On les voit marcher, parler tout autrement que nous, & avoir une contenance tout-à-fait extraordinaire. » Il rapporte qu’il se trouve à Paris des personnes si révoltées d’une pareille déclamation, qu’elles aiment mieux renoncer au spectacle que d’y aller entendre déclamer à contre sens.
On ne peut admettre une pareille conséquence, et il faut reconnaître qu’il y a des liaisons immédiates entre les faits moraux.
Si le système de Copernic fut méconnu de la cour de Rome, n’éprouva-t-il pas un pareil sort chez les Grecs ?
Mais sans discuter la possibilité de ce projet, je me contenterai de dire que les anciens ne pouvoient pas même l’imaginer, parce que leur horlogerie étoit trop imparfaite pour leur laisser concevoir une pareille idée.
Il faut être d’une nature bien perverse pour imaginer de pareilles choses !
C’est uniquement, ce me semble, sur de pareils motifs qu’on doit prendre la peine de répondre aux critiques, et surtout à des critiques comme les miens.
d’avoir une pareille fille ; mais les libertins ne savent pas tous les bâtards qu’ils font ; sans cela ils ne les feraient pas !)
Il est vrai que le sujet, unique et varié, de ces diverses œuvres, était la question d’histoire contemporaine qui nous passait le plus près du cœur, puisque c’était l’histoire de la France en Afrique et la destinée de sa conquête ; mais, il faut être juste, ce n’est pas le prodigieux intérêt d’un pareil sujet qui fut exclusivement la cause du succès du général Daumas.
Il La vie d’un pareil homme est prodigieusement difficile à écrire.
Shakespeare, seul biographe de Shakespeare, équivaut à la phrase de Voltaire : « La vie des hommes de lettres est seulement dans leurs écrits », et de pareilles phrases sont de ces mots ( des mots, des mots, des mots !
Une pareille éducation, qui commençait même avant que la tête de l’enfant fût ouverte aux premières impressions de l’existence, mais dont il devait plus tard recevoir, en apprenant cela, l’enseignement, n’a peut-être agi qu’à la mort sur l’âme de Montesquieu.
Dans une pareille nature, il est inextinguible.
Que les circonstances dans lesquelles eut lieu une si grande chose, au contraire, fussent de ces circonstances irrésistibles et suprêmes qui font tout fléchir devant l’ascendant de leur nécessité, au moins ne diminuaient-elles pas ce qu’un tel changement, ce qu’une pareille révolution avait de nouveau et de profond, et c’est ce que Macaulay n’a pas pu ou voulu voir.
… Selon nous, la Critique ne saurait trop encourager les œuvres pareilles, au nom même de tous les intérêts de l’Histoire.
Si donc on recherche avidement, et avec raison, tout ce qui peut nous donner une idée vraie de la spontanéité d’un homme de génie, si on tient à le voir dans le négligé pour surprendre en lui le secret de sa source, il n’y a rien de pareil à chercher ici.
Certes, quand un peuple a de pareilles légendes sur le plus grand et le plus absolu de ses monarques, on peut demander si, pour en expliquer la vie, il est loisible d’oublier l’action de ce peuple et de s’en tenir aux infiniment petits de l’anecdote et des détails personnels… ?
Pour nous taire sur un pareil ouvrage, nous pensons trop que le xviiie siècle, dont Voltaire fut le chef et presque le Dieu, a été l’un des siècles les plus funestes à la France et au monde.
Car, quelle que fût la force de cette chose nouvelle qui succédait à la Féodalité et qui devait la vaincre et s’établir sur ses débris, ce ne fut point la Royauté, pour laquelle la France était mûre, qui donna à Saint Louis cette autorité sans pareille sur les affaires et les hommes de son temps.
Lamennais, en disant pareille chose, se mettait son clocher dans l’œil.
Jean Reynaud2 [Le Pays, 13 septembre 1854] Quand la Critique a devant elle un pareil ouvrage, elle n’est pas médiocrement embarrassée, mais son embarras ne vient point de ce que l’amour-propre de l’auteur pourrait supposer.
Donoso Cortès a bien parfois l’aperçu de Joseph de Maistre, mais cet aperçu n’arrive pas chez lui comme chez de Maistre, pareil à un trait de lumière qui part du fond de la pensée, au rayon visuel qui jaillit du centre de l’œil.
Je ne crois pas que pareil accent ait jamais ébranlé une voûte d’église.
… Et, en effet, elle appartient à tout ce qui est catholique, l’histoire de l’Église, tentante même pour ceux qui ont le malheur de ne pas l’être mais dont les facultés, si elles sont de noble origine, sont entraînées vers ce magnifique sujet, magnétisées par sa beauté suprême… On peut le dire sans témérité : il n’y a pas, dans les annales du monde, deux pareils sujets d’histoire pour l’esprit humain.
On peut condenser en un mot la philosophie de ces vingt pages : « Toutes les religions — dit quelque part Dargaud avec une imagination qui l’égare — ressemblent à des nuées obscures à leur base et lumineuses à leur sommet. » Après une pareille conclusion, tout n’est-il pas dit, pour qui sait comprendre ?
» Assurément, quand de pareils vers, purs, légers et tremblants comme les larmes mêmes dont ils parlent, ont pu tomber, comme une protestation de toutes les puretés du cœur, des lèvres du convive de la Maison d’Or, on peut dire qu’il aura toujours « de cette rosée » dans le talent, car il ne l’aurait plus, s’il avait pu la perdre et si les mauvaises ardeurs de la vie avaient pu jamais la sécher !
Seulement, ne vous y trompez pas, l’objet unique d’un pareil poème n’est pas de nous montrer, comme on pourrait le croire, dans un cadre colossal, les ombres chinoises ou les marionnettes historiques.
Les vers oubliés et retrouvés d’Agrippa d’Aubigné ont-ils chanté aux éditeurs, à mesure qu’ils les retrouvaient, une pareille mélodie ?
C’est l’homme, ici, qui a chanté comme aurait pu chanter la femme, et la femme, comme l’homme n’a pas chanté· II Je ne crois pas, du reste, que dans la littérature de ce vieux monde moderne, qui se croit moderne et qui n’est que vieux, inspiration pareille à celle de ces poésies ait déjà passé.
Or, dans Louise, rien de pareil.
Pour toute femme et pour tout lecteur, une pareille apparition pourrait empêcher à jamais l’amour de l’une et l’intérêt de l’autre.
pas besoin d’un pareil aveu pour être bien certain que la main qui a tracé ces pages, où l’observation finit en satire, n’était pas cette main blanche du temps, calme et savante, de La Bruyère, — cette main doctorale dans son art comme celle du Poussin dans le sien.
Comment as-tu pu me cacher une pareille chose ? […] A-t-on idée d’une pareille inélégance ? […] Qui oserait fixer, en pareille matière, les limites de la vraisemblance morale ? […] Quant à la Vénus ouranienne, vraie mère du monde, propagatrice de la vie et de l’espérance, instigatrice de l’action, je ne crois pas qu’elle soit jamais tombée dans un pareil discrédit. […] Jeanne-Marie, éperdue, s’écroule au pied du calvaire qui domine l’Océan, et pousse longuement ce cri, pareil à celui d’un oiseau de mer dans la tempête : « Yves !
Il est malheureusement tout aussi certain que les jeunes gens n’apprennent plus rien de pareil au lycée. […] Aux tapisseries près, les meubles de nos campagnards ont pareil visage. […] Et depuis qu’il y a des hommes rien de pareil n’a encore été entendu. […] Il fallait un vigoureux ouvrier pour accomplir une pareille besogne. […] Frère Maillard, en pareil cas, fit mieux que de jouer de la trompette dans sa main.
Il y a tout un sottisier grammatical et littéraire de Flaubert, qu’on peut vraiment relever sans remords, puisque Flaubert lui-même prenait son plaisir à s’en créer un pareil par ses lectures. […] Or, il s’est cantonné dans une occupation, un métier précis pratiqué avec une conscience farouche ; il a, pareil à Taine, son ami, étouffé à force de travail l’absurdité de la vie. […] (4) et (5), répétition du et de mouvement, tout pareil à (1). […] En pareil cas, un journal français échoppe, ou bien semonce son envoyé. […] Pareil accident n’advient-il pas au Grammaire-Club ?
Quoique l’homme de Lettres se dise que de pareils hommes sont nés tels, que leur caractère froid & flégmatique dépend de leur sang, il ne peut s’empêcher d’avoir pour eux cette antipathie qui doit se rencontrer entre des âmes si opposées. […] Nos grands-hommes, fatigués par de pareils adversaires, en bute aux calomnies & aux injures qu’ils ne peuvent meme repousser, sont bien plus estimables que ceux de la Grèce & de Rome, parce qu’ils ont à dompter chaque jour de nouveaux obstacles, & qu’ils ne sont pas excités aux nobles actions d’une maniere si puissante. […] Il fronde hautement toute idée patriotique, pour peu qu’elle tende à diminuer l’embonpoint excessif qui fait maigrir tant d’autres ; il trouve fort mauvais de ce qu’on traite publiquement de pareilles matieres. […] Mériterons-nous encore un pareil reproche de l’étranger ? […] Les gens de Lettres sont loin de faire attention au prononcé de pareils hommes, parce que mieux on les connoît, moins on ressent leur mépris.
Comment deux hommes d’esprit, connus par de bons et loyaux succès au théâtre, ont-ils pu aller se jeter dans un pareil guêpier ? […] Moins que jamais nous devons nous montrer mutuellement indulgents à de pareils écarts de plume, aujourd’hui, surtout, qu’un scandale récent vient de fournir à quelques oisifs du monde un prétexte nouveau et admirablement trouvé de calomnier les journalistes. […] Il n’y a qu’un amour-propre littéraire blessé à mort qui, pour satisfaire de lointaines rancunes, puisse se condamner à de telles capitulations de conscience et descendre à de pareilles… extrémités ! […] Théodore Muret, de l’Union, et d’Avrigny, de l’Assemblée nationale, tout en constatant le succès du Demi-Monde, font tous deux la même réserve, relative au danger qu’il y a de mettre de pareils tableaux sous les yeux de nos femmes et de nos sœurs. […] Le moyen, dans de pareilles conditions, de rendre un journal attrayant ?
Arrivé au pouvoir, il eut, ce que ses pareils n’ont pas toujours, de la conscience et de la mémoire. […] qu’un pareil sujet renfermait des conditions d’intérêt suffisantes, et qu’il était inutile de multiplier les ressorts d’une action si heureusement choisie et si nettement indiquée. […] Assurément, un professeur de rhétorique punirait l’écolier qui lui apporterait de pareils vers. — « Démolissons Aristote, mais respectons Vaugelas ! […] Peut-être même, — car les poëtes les plus sensés sont sujets à l’illusion, — espérait-il rasséréner, à force d’équité et de sagesse, ce qu’un pareil spectacle avait d’irritant et de passionné, et ramener un peu de calme dans nos âmes troublées par ces sinistres images ; mais cette fois l’entreprise était au-dessus de ses forces, et ne pouvait pas réussir. […] Qu’importent, en un sujet pareil, les préoccupations ordinaires de la critique, ou même les légitimes hommages de la louange !
Il est vrai, depuis les croisades, aucun fait n’avait produit sensation pareille, aucun fait n’avait si profondément remué les masses. […] Le genre humain ne peut supporter une scission pareille ; bon gré, mal gré, il faut qu’il cherche la synthèse dans ce que Dieu a uni. […] Quelque chose de pareil était réservé, deux cents ans plus tard, à J. […] Honte et malheur à la raison humaine, si elle essayait de ramener dans l’unité de la morale de pareilles abominations ! […] Sur un sujet pareil et traité depuis tant de siècles, une idée neuve pourrait presque s’intituler une idée fausse.
Mais qu’on ne se hâte pas trop de dire qu’aucune portion du genre humain ne saurait être intéressée par un pareil spectacle. […] Quant à moi, si j’avais à écrire, à parler du bon Jean-Paul ou d’un quelconque de ses compatriotes, si je me mettais seulement à lire ses pareils ou lui pour mon propre plaisir, je commencerais par oublier quelques-uns des goûts de ma patrie, notre amour pour les idées générales nettes, moyennes, accessibles, pour les lieux communs de morale mondaine, les sentences fines et brèves, l’unité, la rapidité, la précision, la mesure, la délicatesse et la logique ; j’oublierais notre aversion pour le vague et pour toute fantaisie qui n’est point réductible à une idée claire ; je me ferais allemand ; je m’échaufferais, je m’élèverais par enthousiasme à la hauteur de ces imaginations poétiques et philosophiques tout ensemble, qui jettent à la raison vulgaire de superbes défis, et je mesurerais l’altitude de leurs pensées et de leurs œuvres d’après leur degré de mystère et de vénérable obscurité. […] « Vous voyez bien, monsieur, que je m’écarte fort du chemin qu’on suit d’ordinaire en pareille rencontre, et que le sonnet que je vous envoie n’est rien moins qu’une consolation. […] Si je n’ai pas trouvé d’assez fortes raisons pour affranchir votre tendresse des sévères leçons de la philosophie, et pour vous obliger à pleurer sans contrainte, il en faut accuser le peu d’éloquence d’un homme qui ne saurait persuader ce qu’il sait si bien faire. » Enfin Molière était malade, et dans son fait à l’égard des médecins et de la médecine, il y avait quelque chose de pareil à la révolte amère du malheureux contre le ciel, une bravade douloureuse d’incrédulité : Votre plus haut savoir n’est que pure chimère, Vains et peu sages médecins ; Vous ne pouvez guérir par vos grands mots latins La douleur qui me désespère.
Croiriez-vous qu’un pareil homme soit amoureux ? […] Un pareil homme devait prendre Richardson en déplaisance. […] Il n’a pas un coin du feu pareil, ni autour de lui des visages si gais1090. » Voilà le bonheur moral. […] qui a jamais vu un pareil peintre ?
Supposons qu’un ami vienne nous demander si nous lui conseillons de risquer toute sa fortune dans une loterie où il n’a qu’une chance contre dix, nous ferions de notre mieux pour l’empêcher de courir un pareil risque. […] Un homme sensé pourrait dire des sottises pareilles au coin de son feu ; mais qu’un être humain, après avoir fait de tels jeux de mots, les écrive, les recopie, les transmette à l’imprimeur, en corrige les épreuves et les lance dans le monde, c’en est assez pour nous faire rougir de notre espèce1373. […] J’aime mieux traduire encore un passage, dont la solennité et la magnificence donneront quelque idée des sérieux et riches ornements qu’il jette sur son récit, sorte de végétation puissante, fleurs de pourpre éclatante, pareilles à celles qui s’épanouissent à chaque page du Paradis perdu et de Childe Harold. […] À l’instant il ajoute que Wellington, cent ans plus tard, fut reçu en pareilles circonstances avec un cérémonial copié du premier : quel Anglais ne s’intéresse pas à Wellington ?
Ce n’est pas en vain qu’on a appelé Révolution la série d’événements qui a commencé en 89, afin de marquer par ce mot que rien de pareil n’avait eu lieu jusque-là dans notre histoire, qu’aucune des crises antérieures n’avait dépassé les limites de l’ordre social et religieux du Moyen-Âge, et que, pour la première fois, cet ordre était renversé. […] C’est que le Christ sait que cet amour même, qui l’a perdue, doit tôt ou tard la sauver ; que l’amour est sa loi ; que c’est la lumière qu’elle a reçue primitivement du Créateur ; qu’elle a raison de suivre cette lumière ; qu’elle n’a pas encore la vraie lumière, mais qu’elle a pourtant la lumière, et qu’ainsi, si elle est condamnable dans l’idéal et par l’idéal, elle est également pardonnable de droit, et par conséquent absoute, par la loi même de cet idéal, puisque, encore une fois, c’est l’amour qui tôt ou tard doit la sauver : « Parce que tu as beaucoup aimé, tes péchés te seront remis. » La société aujourd’hui a-t-elle, en pareil cas, un droit quelconque de condamner ? […] Dans une pareille société, l’adultère est flagrant, public, effréné, frappant à toutes les portes ; il est reçu, salué, fêté ; on en rit : le mariage n’existe plus. » Lorsque la femme, qui est le sentiment dans la nature humaine, se lance dans le mal, parce qu’elle ne sait plus où est le bien, et que, l’ancien bien n’étant plus le bien, la règle du bien lui fait défaut, il est impossible que la société ne s’abîme vite et avec fracas. […] je crains bien que le législateur ne manque pour une pareille œuvre, ou plutôt je suis certain qu’il manquerait ; car le vrai législateur, dans des époques semblables, c’est l’égoïsme, et par conséquent la volupté ou plutôt le vice.
Elles ont une tenue pareille, la même toilette, des enfants qu’elles promènent en ayant l’air de les aimer — et à la fin de la saison, elles arrivent à se faire à elles-mêmes l’effet d’être mariées. […] Et nous plongeant dans les abîmes de ces cruelles vérités, nous nous disons la belle publication à faire pour des philosophes et des moralistes, d’un choix de documents pareils, avec pour titre : Archives secrètes de l’humanité. […] Il me dessine aussi la silhouette de l’aumônier, pareil à un semeur de blé, semant les absolutions sur les champs des blessés, en train de le suivre de l’œil, ainsi que des affamés suivent un gigot à une table d’hôte. […] Jamais pronostication ne fut plus erronée, car en aucun temps le livre français, le roman, n’eut en Europe une vente pareille à celle qu’il obtint, quelques années après.
Que l’on dise : Histoire de la Littérature du siècle d’Auguste, Histoire de la Littérature au xvie siècle, Histoire littéraire du règne de Louis le Grand, je comprends parfaitement l’ensemble et le détail d’une pareille entreprise, et qu’un historien va se trouver à l’aise dans ce vaste espace d’années et de chefs-d’œuvre. […] Pareil éclat n’avait jamais entouré la Sorbonne depuis les jours de Robert Sorbon et de Henri le Grand ! […] À cette heure dernière d’un pareil siècle et d’un tel héros (M. […] Dans les vignes de Monteil le père, madame Monteil seule était sérieuse : elle restait d’ordinaire au logis, ne se sentant pas assez vaillante pour franchir les terrasses à travers ces ceps, pareils à des buissons d’épines ; elle se plaisait dans le pré attenant à la maison, sous quelques arbres touffus dont elle aimait l’ombre et le frais ; elle se promenait seule, en silence, et, quand par hasard son fils Alexis lui tenait compagnie, il sentait, au tressaillement de la main maternelle, que sa mère était heureuse ! […] De l’an 1808 à l’année 1812, ils furent pareils à deux oiseaux sous la feuillée.
Car de petits êtres comme nous ne sont pas capables de garder en eux la grandeur de pareilles œuvres ; il faut que de temps en temps nous retournions vers elles pour rafraîchir nos impressions (12 mai 1825). […] Qu’il ne doutait nullement que la partie la plus éclairée de la nation française ne contribuât grandement à l’exécution d’un pareil projet. […] » Quand on rencontre un trait pareil dans une œuvre passée, on s’arrête un moment, comme on ferait halte sur une route, devant quelque poteau indiquant une étape nouvelle. […] De pareils traits d’ailleurs, qui ouvrent de telles perspectives, ne sont pas rares dans son œuvre, et pour n’en citer qu’un, le monde moderne, épris d’égalité, ne doit-il pas regarder comme un des siens le poète qui, en plein xviie siècle, s’est vaillamment écrié : La naissance n’est rien où la vertu n’est pas ? […] La France, pareille à Antée, n’a qu’à toucher son sol pour retrouver de nouvelles forces, ou plutôt elle ressemble à une convalescente à qui la source pure du pays natal rendrait enfin la santé ; — et cette source non tarie, c’est la source claire, limpide, savoureuse, où puisa Molière, c’est l’impérissable esprit français, qui avait fait de notre patrie le « soldat de Dieu », disait Shakespeare, et nous ajouterons avec Molière « le soldat de l’humanité ».
Ceux qui feraient une pareille question ne tiendraient pas assez compte de la révolution qui s’est faite depuis douze ans à Paris. […] Où donc vivez-vous, et où croyez-vous que nous vivions pour venir nous raconter de pareils contes de fée à propos de romans ? […] Il y a eu aussi quelque chose de pareil quand M. […] On plaint seulement Maxime, si dévoué, si chevaleresque, d’être en butte à de pareils soupçons. […] Nous avons vu quelque chose de pareil dans notre première Révolution.
Nul n’a déployé une puissance pareille à la sienne dans la peinture des caractères et dans l’invention des types. […] Que devait penser de pareilles gens le sévère M. […] Pierre Loti de la conduite du bon capitaine Viaud et s’il agirait de même en pareille circonstance. […] A plus d’un, une pareille enquête serait néfaste, mais La Pouplinière s’en tire plutôt à son honneur. […] Un habit de drap fin couleur américaine, la culotte pareille et une veste de tissu d’or, fait en 1784, à présent trop court et trop étroit et avancé beaucoup d’être usé.
En pareil cas on ne laisse pas de tirer un profit de lumière et d’instruction des contradictions même qu’on essuie sans y souscrire. […] Et quel fonds de scélératesse naïve et d’impudent mensonge ce conte suppose chez cette petite fille, qui instantanément sait arranger une histoire pareille, sans hésiter ; voyez Rosine, au contraire : Oh ! […] Était-il possible d’aller plus loin qu’une pareille scène ? […] Où Molière a-t-il pu prendre un pareil mot, avec un sens pareil à celui que lui attribuent la métaphysique la plus avancée, la philosophie, la politique et la morale de nos jours, — la métaphysique la plus téméraire et la philosophie la plus saine de notre temps ? […] Ç’a été Ève, notre mère commune, réduite à supporter si longtemps la vie sans avoir auprès d’elle aucune de ses pareilles de qui elle pût médire.
On ne trouve rien de pareil à propos de Roncevaux même : il ne s’agit là ni de défilés, ni de vallées ténébreuses. […] Elle lui montre son palais et ses trésors, et son jardin, « pareil à un paradis », où sont mûrs ensemble les fruits de toutes les saisons, — preuve évidente pour Guerino qu’il s’agit là d’un sortilège. […] D’autre part, les Juifs se moquaient des chrétiens qui croyaient à une pareille fable, et des apologistes sérieux regrettaient qu’on essayât de convaincre les Israélites avec de tels arguments. […] Mais, ô petit oiseau, que le second est facile à donner et difficile à mettre en pratique, et comme on voit bien que dans votre léger corps emplumé ne bat pas un cœur pareil au nôtre ! […] La réponse de Tannhäuser (pareille dans toutes les versions) est peu claire : a-t-il une fiancée, ou veut-il parler de la Vierge Marie ?
C’était un homme qui n’avait pas son pareil pour enfoncer les portes d’un coup d’épaule ou enlever les gens à bout de bras. […] Parigot a beaucoup d’esprit, et, comme il arrive souvent en pareil cas, il ne se lasse pas d’en avoir. […] De tous les philosophes il n’en est aucun qui soit monté à des hauteurs pareilles, ou dont le génie approche de cette prodigieuse immensité. […] On convient que ce n’est pas un crime pareil aux autres, et que le meurtrier par amour ne saurait être confondu dans la foule des meurtriers. […] Les meilleurs amis de l’écrivain s’étonnent et déplorent qu’un défenseur de la foi se complaise à de pareilles peintures.
En pareil cas, on se console naïvement en disant que l’œuvre a vieilli, tandis que c’est tout le contraire qui est le vrai : l’œuvre a gardé son âge, et nous seuls nous avons vieilli. […] Ainsi donc, la direction d’un théâtre exige deux conditions de celui qui assume la responsabilité d’une pareille entreprise. […] De pareilles disparates, qui sont fréquentes dans la vie orientale telle que l’a faite le cosmopolitisme moderne, nous choqueraient à ce point que nous ne pourrions en supporter la vue. […] Je serais, quant à moi, absolument incompétent en pareille matière. […] Un pareil effet est toujours aléatoire, puisqu’il dépend des dispositions du public et de l’imagination des spectateurs.
Et d’abord il est bon de savoir que depuis la rivalité dramatique qui s’était introduite dès 1830 entre De Vigny et Hugo, rivalité qui n’exista jamais que dans l’esprit du premier, la prétention de De Vigny était d’avoir eu son développement unique, indépendant, isolé même, en dehors de tous les autres poëtes de sa génération, et cette prétention à une lignée à part et à une originalité sans pareille, il l’avait fait accepter par Planche qui, déjà brouillé avec Victor Hugo, avait dans un article de la Revue des Deux Mondes caressé en ce sens la susceptibilité du chantre d’Éloa. […] J’en ai plus de dix autres pareilles, sans compter celles qui se sont perdues.
Bonaparte n’était pas précisément galant et se montrait sévère surtout pour l’esprit des femmes ; mais il n’aurait jamais dit pareille chose : il n’aurait eu qu’à se souvenir de Mme de Rémusat. […] Alors on rougira en la regardant ; on dira tristement comme cette courtisane grecque qui consacrait son miroir à la Beauté éternelle : Je le donne à Vénus puisqu’elle est toujours belle… N’est-il pas plus sage de se prémunir d’avance contre l’amertume d’un pareil moment, et de chercher des consolations contre l’inévitable mécompte dans le courage avec lequel on l’aura prévu ?
n’était-il que cette satiété, cette lassitude incurable qui sort de toute chose humaine où l’on a touché le fond, quelque chose de pareil au medio de fonte leporum , admirable cri de ce Lucrèce tant aimé de notre ami ? […] Les ligueurs modérés, comme Villeroy et Jeannin, se rangeront même un jour sous ce drapeau qui deviendra celui de Henri IV et de Sully. » Voilà le vrai, le sens commun en pareille matière, et Charles Labitte l’a su rafraîchir de toutes sortes de raisons neuves et revêtir de textes peu connus.
On ne regarde pas de tels êtres, on se détourne quand ils passent ; tout au plus on en rit, et on en vit, comme des paysans leurs compagnons d’attelage ; mais on passe vite ; ce serait encanailler la pensée que de l’arrêter sur de pareils objets. — Au défaut des instincts nobiliaires les répugnances physiques suffisaient à l’en détourner. […] Il discernait jusque chez eux l’âme et le caractère ; il voyait comme Virgile le port majestueux du chêne, et peignait en vers grandiose « son front au Caucase pareil, bravant l’effort de la tempête. » Il lui donnait l’orgueil qui convient à la masse de son tronc, à l’ampleur de son feuillage, au calme et à la force uniforme de sa longue végétation.
Je dis la France, parce qu’une nation de trente millions d’hommes qui laisse accomplir sous ses yeux, immobile, un pareil acte, en est complice. […] L’intention seule fait le crime ou l’explication de pareils actes.
Une hirondelle domestique, accablée de fatigue, se posa sur une voile, assez près pour être prise à la main ; c’était un dernier, un tardif message de la patrie, inattendu dans un pareil moment, et qui, comme eux, avait été porté sur les mers par un penchant invincible. […] On peut dire qu’en fait de connaissances vivantes il n’a pas son pareil.
Pareils effets se constatent dans la langue. […] Elle le suit partout, et dans ses sermons jette à l’improviste de douloureux et pathétiques mouvements : prêchant un jour de Noël, il pose que Jésus est venu apporter la paix aux hommes, et ce mot de paix évoquant en son esprit l’ardente et toujours vaine aspiration des peuples, il adresse au roi et aux princes une exhortation singulièrement émue et touchante : il n’y a pas beaucoup de pareils morceaux dans l’éloquence religieuse avant Bossuet.
Son regard est pareil aux regards des statues, Et pour sa voix lointaine, et calme, et grave, elle a L’inflexion des voix chères qui se sont tues. […] Et je m’en vais Au vent mauvais Qui m’emporte De çà, de là, Pareil à la Feuille morte.
Pour de pareilles masses, le seul théâtre qui convienne me semble celui qui correspond littérairement aux feuilletons des journaux à grands tirages. […] On réédite, en mauvais français, les idées des littérateurs d’hier, et l’on comprend qu’une pareille lecture n’ait aucun attrait.
Mercredi 3 avril La chanteuse Alboni, cette large et joviale mangeuse, disait à une cuisinière, nouvellement entrée chez elle : « Vois-tu, ma fille, à la maison, dans les plats, il faut qu’il y ait de quoi en manger trois fois, pour chacun. » Samedi 6 avril J’ai la conscience qu’en histoire, sortira bientôt de dessous terre, une génération pareille à celle qui s’est levée dans le roman, une génération qui se mettra à faire l’histoire à mon imitation. […] Sur le fond, laissé complètement vierge, il a mouillé la plus grande partie, réservant, çà et là, des déchiquetures, pareilles à de petits archipels, et dont l’ensemble avait une certaine ressemblance avec une carte du Japon.
La Mort s’y promène avec la Volupté sa sœur, toutes deux pareilles et défiant l’œil de distinguer celle qui attire ou celle qui repousse. […] Il faut en pareil cas supprimer le poète ou garder les défauts.
Mais, sans revenir sur les difficultés qu’implique une pareille hypothèse, en tout cas, la loi qui exprime ce développement ne saurait avoir rien de causal. […] Il n’est pas nécessaire de montrer combien un pareil simplisme est aujourd’hui inconciliable avec la variété et la complexité reconnues des formes sociales.
On peut raconter, analyser d’autres livres où les vautreries ne manquent pas, mais dans L’Éducation sentimentale, cette suite de tableaux à la file, tout pareils à une lanterne magique, il n’y a rien à raconter. […] Les amis de Flaubert, qui ne sont pas des sauvages, mais des apprivoisés très aimables et très doux, pratiquent un peu le même système… Pour délivrer leur ami de sa grossesse intellectuelle, ils font du bruit, autour du livre qu’il porte, tout le temps de sa laborieuse gestation, croyant par là l’exciter et lui donner la force de le pousser et finalement de le pondre : Ce sera superbe, disent-ils, ce nouveau livre de Flaubert, mais il y met le temps, car de pareilles œuvres ne sortent pas aisément d’un homme.
Nous savons ce que c’est qu’être curieux en pareil cas par l’exemple de Froissart, qu’on a vu dans ses voyages s’attacher à tous ceux qu’il rencontre et qui peuvent lui apprendre quelque particularité sur les grands faits d’armes et les entreprises.
Pareille faveur fut accordée à la Restauration : elle aura, en effet, sa seconde édition, — revue, augmentée et développée, très illustrée à coup sûr et très embellie, ornée de toutes sortes d’images et de figures brillantes, — mais, au fond et en définitive, une édition nullement corrigée74.
S’il est exact qu’il ait dit encore par une sorte de renchérissement : « Depuis Montesquieu, il n’a rien paru de pareil », il aurait provoqué une comparaison qui ne servirait qu’à éclairer ce qui, au milieu de tous ses mérites, a manqué pourtant à l’auteur.
C’est d’un titre tout pareil (« Tantôt pour l’un, tantôt pour l’autre ») et d’un seul mot en sa belle langue27, qu’Homère, ce premier chantre des combats, s’est plu à désigner Mars et la Victoire.
Un poëte, qui aurait senti tout à l’heure Anacréon dans la pureté grecque, n’aurait pas ici commis pareille faute.
Quand on additionne ainsi toutes les dissidences de détail, on est effrayé sur l’ensemble ; mais c’est une mauvaise méthode et trompeuse, en pareil cas, que d’additionner. « Il n’y a point, a dit La Bruyère, d’ouvrage si accompli qui ne fondît tout entier au milieu de la critique, si son auteur voulait en croire tous les censeurs qui ôtent chacun l’endroit qui leur plaît le le moins. » Ainsi l’Iliade tout entière, y compris l’auteur, fondit un moment sous le nombre des coups de crayon retrouvés ; et pourtant elle subsiste.
L’homme vertueux serait trop à plaindre, s’il ne lui restait pas quelques preuves que le méchant ne pût lui dérober, un sceau divin que ses pareils ne dussent jamais méconnaître.
6 Et d’un bout à l’autre cette longue épopée est pareille ; la raillerie n’y cesse point et ne cesse point d’être agréable.