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145. (1886) Quelques écrivains français. Flaubert, Zola, Hugo, Goncourt, Huysmans, etc. « J. K. Huysmans » pp. 186-212

Huysmans l’expédie en quelques phrases et consacre ses chapitres non plus au récit d’une série d’événements, mais à la description d’une situation, d’une scène, procède non par narrations successives avec de courtes haltes, mais par de larges tableaux reliés de brèves indications d’action ; et, comme tous les écrivains de cette école  avec de profondes différences personnelles  il possède un vocabulaire étendu et un style riche en tournures, apte, par des procédés divers, à rendre l’aspect extérieur des choses, à reproduire les spectacles, les parfums, les sens, toutes les causes diverses et compliquées de nos sensations, de façon à les renouveler dans l’esprit du lecteur par la voie détournée des mots. […] Huysmans est seul à posséder, l’art de rendre véridiquement la conversation, d’écrire en style parlé les dires d’un concierge, ou les bavardages de deux artistes ; assurément le réalisme de M.  […] Il prête à ses ouvrières l’acuité et la délicatesse oculaires qu’il possède, leur attribue, dans les contemplations auxquelles il les soumet, les plus rares qualités d’observateur.

146. (1908) Les œuvres et les hommes XXIV. Voyageurs et romanciers « Hippolyte Babou »

Babou a bien de l’esprit comme un possédé, mais je crois que cet esprit le possède plus, lui ! qu’il ne le possède.

147. (1905) Les œuvres et les hommes. De l’histoire. XX. « Rome et la Judée »

En sa qualité de chrétien, Champagny tient cette question pour résolue ; mais pourtant, puisqu’il fait un livre, c’est qu’il veut apparemment pousser ou incliner les esprits vers la solution qu’il possède et sur laquelle il est tranquille. […] Or, pour aller jusque-là, il ne faut pas seulement posséder la foi du chrétien, mais l’aperçu de l’homme d’histoire, et peut-être ne serait-il pas de trop que de monter jusqu’au génie ?

148. (1904) En lisant Nietzsche pp. 1-362

Voilà pourquoi je suis tourmenté par la misère de posséder mon esprit à moi seul et d’en jouir autant qu’il est supportable. Mais donner vaut mieux que posséder, et qu’est l’homme le plus riche lorsqu’il vit dans la solitude d’un désert ?  […] Le désir de posséder le démontré repose sur une idée ou sur un sentiment indémontré et indémontrable. […] Par elle-même, la compassion ne possède pas plus un caractère bienfaisant que tout autre instinct. […] Chacun de ces états possède une optique contraire à l’autre.

149. (1903) Le mouvement poétique français de 1867 à 1900. [2] Dictionnaire « Dictionnaire bibliographique et critique des principaux poètes français du XIXe siècle — B — Francis-Boeuf, Jean (1873-1933) »

Benjamin Bégaud Sa poésie possède un charme pénétrant, quoiqu’un peu étrange.

150. (1876) Chroniques parisiennes (1843-1845) « XLIV » p. 175

Nous apprenons avec plaisir que les nouvelles de la santé du bon Nodier (car c’est là son nom) sont meilleures, et que ses nombreux amis espèrent posséder encore longtemps en lui un talent et un cœur qui leur seront plus chers que jamais.

151. (1903) Le mouvement poétique français de 1867 à 1900. [2] Dictionnaire « Dictionnaire bibliographique et critique des principaux poètes français du XIXe siècle — D — Dodillon, Émile (1848-1914) »

Il en connaît toutes les ressources et les possède si bien, qu’il se donne, quand il le veut, l’air de les négliger.

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