La Religion dédaigna toujours de pareilles armes, & désavouera quiconque osera y recourir contre ses adversaires.
Quand elle a produit une pareille figure elle est riche.
Une pareille raison pourroit tout au plus justifier celui d’une jeune princesse qui, durant quatre actes, auroit fait voir la foiblesse que montre cet empereur.
Nos temps n’ont pas d’exemple d’une commotion pareille imprimée par quelques pages à l’imagination du monde. […] L’esprit humain n’avait jamais osé, même dans l’antiquité, concevoir un pareil drame. […] Je ne vis de ma vie rien de pareil. […] Je me sentais toute troublée ; jamais rien de pareil ne m’était arrivé, et personne n’avait rien à dire sur mon compte. […] Je ne voudrais pas vivre avec son pareil.
La chambre de mademoiselle de Guérin était un peu plus ornée que celle d’une servante ; le lit était sans rideaux, cependant une petite table sans tapis était entre les deux fenêtres ; des livres pareils à ceux du salon, et quelques feuilles de papier à moitié écrites d’une fine écriture, étaient épars çà et là sur la table et sur les fauteuils. […] À pareille heure, je l’aurai ; elle sera là, ou plutôt nous reposerons sur le même oreiller, elle me parlant de Gaillac, et moi du Cayla. » XIX Le 28, sa sœur retrouvée, elle va avec elle à l’église du village faire ses dévotions. […] « Mon cher ami, où serai-je à pareil jour, à pareille heure, à pareil instant l’an prochain ?
Une pareille histoire n’est-elle pas infiniment préférable à de sèches nomenclatures, quelque bien rangées qu’on les suppose, par ordres, classes et genres ? […] Un breuvage fait avec des cancres pourrait être bon pour les hommes en pareil cas, mais il est de mauvais goût. […] Sans l’estime mutuelle que deux cœurs se portent, parce qu’ils obéissent avec une égale vertu à une loi pareille, l’amitié n’est pas ; et elle a besoin, pour être sérieuse et durable, de la loi morale, tout autant qu’en a besoin la société. […] Ici rien de pareil. […] Il y a danger, comme Cicéron le remarquait, voilà près de deux mille ans, dans ces variations arbitraires de langage ; l’intérêt bien entendu n’en est pas moins l’intérêt ; et l’interprétation peut changer perpétuellement, non pas seulement d’un individu à un autre, mais dans le même individu, qui n’a pas toujours de son intérêt, même en tâchant de le bien entendre, des notions pareilles et immuables.
Alors, le souvenir excitant l’espérance, L’attente d’être heureux devient une souffrance ; Et l’œil ne sonde plus qu’un gouffre éblouissant, Pareil à ceux qu’en songe Alighieri descend. […] En entendant de tels soupirs au milieu de tels blasphèmes, on ne sait en vérité s’il n’y a pas plus de vertu que de scepticisme dans une pareille âme, et si Musset n’est pas un esprit céleste, masqué en esprit satanique pendant ce triste carnaval de sa vie humaine ? […] Lisez-en ici quelques strophes, puis lisez tout ; vous serez saisi comme je le suis en ce moment moi-même d’un immense repentir de n’avoir pas lu plus tôt et de n’avoir pas apprécié assez un pareil musicien de l’âme. […] que je me reproche cruellement aujourd’hui de n’avoir pas connu le cœur d’où coulaient de pareils vers, moi vivant ! […] pleurer seul par une nuit pareille !
Le premier serait celui d’un Alceste moderne, mais je ne me charge pas d’indiquer comment un pareil personnage pourrait être conçu et exécuté. […] Barrière a-t-il pu commettre une erreur de jugement aussi monstrueuse, et comment le public n’a-t-il pas aperçu tout ce qu’il y a de choquant dans une pareille donnée ? […] Un sentiment de calme pareil à celui qui nous saisit dans une petite ville de province enveloppe de son silence cette charmante idylle bourgeoise éclairée d’un doux rayon d’automne. […] Tout est blessure grave, coup décisif, lésion mortelle dans une pareille passion, un mot ironique, une méprise de l’esprit, une honnête réserve. […] Ici il n’y a rien de pareil.
Une pareille manière de voir tranche le nœud gordien de la question de dispersion des mêmes espèces jusqu’aux points les plus distants, et fait disparaître bien des difficultés ; mais, autant que j’en puis juger, nous ne sommes pas autorisés par les faits à supposer que des changements géographiques aussi considérables aient eu lieu dans les limites de la période actuelle et de l’existence des espèces aujourd’hui vivantes. […] De pareils moyens de transport, et tant d’autres qu’il nous reste sans doute à découvrir, ayant agi continuellement et d’année en année, pendant des dizaines et des centaines de mille ans, il serait miraculeux que beaucoup de plantes ne se fussent pas trouvées ainsi transportées et répandues. […] De pareils moyens suffisent pour les transporter de temps à autre à travers des bras de mer de quelques centaines de milles de largeur, ou d’île en île, ou d’un continent aux îles voisines, mais non pas d’un continent à un autre très éloigné. […] Des faits pareils à la rupture ou à la formation récente d’un isthme devraient donc être, en beaucoup de cas, supposés sans preuves, et même ne suffiraient pas quelquefois à rendre compte de tous les faits dans un temps si court ; au lieu qu’en admettant la succession et la variation lente, de même que le remplacement graduel des formes vivantes à travers toute la série des temps écoulés, tous les phénomènes s’expliquent aisément et comme d’eux-mêmes. […] D’ailleurs il est probable que, dans une pareille rencontre, la course des deux systèmes serait profondément troublée, et que le plus grand entraînerait le plus petit, de sorte qu’ils se confondraient sans doute en un seul pour former peut-être l’un de ces systèmes connus sous le nom d’étoiles doubles.
Il lui eût été facile de détruire l’effet de ces lâches insinuations, même auprès des intelligences les plus faibles et les plus prévenues, s’il avait poursuivi le parti vaincu de grossières injures ou de sarcasmes cruels ; mais il y avait trop de noblesse dans sa nature pour un pareil rôle.
Ce qui constitue l’originalité curieuse et sans égale d’Albert Glatigny, c’est qu’il est non pas un poète de seconde main et en grande partie artificiel, comme ceux que produisent les civilisations très parfaites, mais, si ce mot peut rendre ma pensée, un poète primitif, pareil à ceux des âges anciens, et qui eut été poète, quand même on l’eût abandonné petit enfant, seul et nu dans une île déserte.
Quelques répétitions ont été la conséquence d’un pareil rapprochement, fortuit à certains égards.
On me dira sans doute : ― A la quantité de lectures et de connaissances diverses que vous réclamez pour une pareille entreprise, savez-vous beaucoup d’hommes qui soient capables de la mener à bien ?
De pareilles Productions ne sauroient être lues avec trop de soin.
De pareilles imputations ont soulevé les Religieux de S.
Les histoires de l’Ancien Testament ont rempli nos temples de pareils tableaux, et l’on sait combien les mœurs patriarcales, les costumes de l’Orient, la grande nature des animaux et des solitudes de l’Asie, sont favorables au pinceau.
Les rapports ont un attrait si picquant, qu’on ne sçauroit se défendre d’aimer à les entendre ; et en des matieres pareilles à celles dont il s’agit ici, il n’est ni mal honnête, ni dangereux de contenter la curiosité des personnes interessées.
» Jamais homme de Port-Royal ou du voisinage (qu’on le remarque bien) n’aurait eu pareille pensée, et c’eût été plutôt le contraire qui eût paru naturel, le pauvre étant aux yeux du chrétien l’objet de grâces et de vertus singulières. […] Pour obvier à des larcins pareils à celui de Neufvillenaine, Molière dut songer à publier dorénavant lui-même ses pièces au fur et à mesure des succès. […] A de pareilles prétentions, appuyées de pareils dires, on n’a à opposer que le judicieux dédain de Jean-Baptiste Rousseau qui, dans sa correspondance avec d’Olivet et Brossette, a d’ailleurs le mérite d’avoir fort bien apprécié Molière ; la lettre du poëte a M. […] Comme elle étoit encore fort jeune quand je l’épousai, je ne m’aperçus pas de ses méchantes inclinations, et je me crus un peu moins malheureux que la plupart de ceux qui prennent de pareils engagements. […] Un pareil moment ne se reproduira plus jamais pour le jeu de ces pièces immortelles.
Lamotte n’est pas le seul à citer de pareilles observations, car elles ne sont pas très rares. » — Toutes les mutilations pratiquées sur les animaux concluent dans le même sens139. […] « L’animal commence à faire de nouveaux mouvements pour frotter la place irritée ; mais il ne peut plus y parvenir, et après quelques mouvements d’agitation, comme s’il cherchait un nouveau moyen d’accomplir son dessein, il fléchit l’autre membre et réussit avec celui-ci. » — Ce sont là les expériences les plus saillantes, et l’on comprend que, pour obtenir des faits aussi frappants, il faut opérer sur des animaux inférieurs, en qui la vie est plus tenace et dont les parties sont moins étroitement liées les unes aux autres. — Mais on en rencontre de pareils chez les mammifères et jusque chez l’homme146. […] Comment dévider un pareil écheveau ? […] De pareils mouvements supposent la contraction d’un grand nombre de muscles distincts et différents d’emploi, extenseurs, fléchisseurs, abducteurs, adducteurs, pronateurs, supinateurs, rotateurs en dedans, rotateurs en dehors, ensemble et tour à tour, chacun à son rang et à son moment dans la série totale des contractions successives. […] Ce sont là autant de serinettes différentes qui, rattachées les unes aux autres, s’ébranlent mutuellement, et, à l’état normal, jouent de concert, comme un bon orchestre. — Un pareil mécanisme dépasse de beaucoup tous ceux que nous pouvons construire ou même imaginer.
La légèreté des hommes de : 1848 fut vraiment sans pareille. […] D’autre part, il est impossible de sortir d’un pareil état avec le suffrage universel. […] Quant aux pertes d’hommes, s’il était permis de parler d’un pareil sujet avec une froideur qui a l’air cruel, je dirais qu’elles sont à peine sensibles. […] Cet état militaire ne peut se développer sous un pareil régime, ou, s’il se développe, il absorbe la démocratie. […] De quoi pourraient se plaindre avec un pareil régime les catholiques les plus portes à s’élever contre le monopole de l’État ?
Mais dernièrement sir Robert Walpole et lord Townshend se sont colletés sur une question pareille. […] Vit-on jamais pareil désir et pareil art de plaire ? […] Qu’est-ce qu’un pareil homme eût fait dans notre dix-huitième siècle ? […] Et il est partout pareil. […] Il nie que la contagion d’une pareille folie puisse jamais empoisonner l’Angleterre.
La poétesse chante comme pour endormir une peine profonde : elle écoute sa propre voix ou celle de son amante : Parle-moi de ta voix pareille à l’eau courante, Lorsque s’est ralenti le souffle des aveux, … Ô mon harmonieuse et musicale amante ! […] Elle en arrive à une acuité de lamentation qui est belle : Et le sanglot aigu pareil à la détresse. […] Je suis partie au gré du vent, et depuis lors Mon visage est pareil à la face des morts. […] Elle ne vit déjà presque plus dans le présent ; elle se souvient, et pensant aux amies qui embaumèrent sa vie, elle chante : Je suis reconnaissante et charmée en songeant À vos longs corps pareils à des cierges d’argent. […] L’Inconstante comme la la marquise de Merteuil, des Liaisons dangereuses, aime l’amour pour l’amour, elle voudrait pouvoir abstraire l’amant, cultiver les caresses et les sentiments, comme des fleurs toujours pareilles, et pourtant chaque matin renouvelées, tiges fragiles qui s’ouvrent et fleurissent un instant dans l’eau fraîche, et meurent au soir, anonymes.
Nous n’en retenons que les rapports, et, comme enfermés dans le jour limpide, nous bâtissons, pareils à Orphée, au moyen de la parole, des temples de sagesse et de science qui peuvent suffire a tous les êtres raisonnables. […] Pareil à ces orateurs et à ces poètes auxquels tu pensais tout à l’heure, il connaissait, ô Socrate, la vertu mystérieuse d’imperceptibles modulations. […] Le cœur ne vous dira à peu près rien de pareil, à moins que vous ne soyez physiologiste. […] Rien de pareil chez Valéry. […] Valéry reproche donc ici aux philosophes d’observer leur technique propre, pareil à un philosophe qui reprocherait aux poètes d’attacher une importance bizarre à ce que leurs pensées aient douze pieds.
Rien de pareil ne s’est passé chez les Anglais. […] Il pouvait tout mettre dans ses comédies, et il y a tout mis en effet, excepté ce que repoussait un pareil système, c’est-à-dire l’ensemble qui, faisant concourir chaque partie à un même but, révèle à chaque pas et la profondeur du dessein, et la grandeur de l’ouvrage. […] Cependant, comment supposer que, dans l’état des mœurs au xvie siècle, la sévérité publique déployât tant de rigueur contre de pareils égarements ? […] Ce qu’aurait d’insupportable la situation des spectateurs d’une pareille scène est écarté par l’idée qu’elle n’a rien de réel ; idée qui nous est présente et que nous conservons sans nous apercevoir clairement de sa présence, parce que nous sommes absorbés dans la contemplation des impressions plus vives qui assiègent notre pensée. […] Si Shakespeare eût eu à traiter un pareil sujet, d’ailleurs peu conforme à la nature de son génie, il eût fait d’Andromaque le centre de l’action aussi bien que de l’intérêt.
Est-ce sur de pareils sentimens qu’ont pris soin de se former ceux qui, avec des lumieres bien plus foibles, prétendent courir, peut-être avec plus de succès, la même carriere ?
Nous rougirions d'employer de pareilles expressions, même à l'égard de ces Ecrivains philosophes qui, peu contens de s'être épuisés en injustices, en sarcasmes, en personnalités de toute espece contre nous, ont encore recours aux calomnies les plus révoltantes & aux persécutions les plus perfides.
Ce chant pareil, qui revient à chaque couplet sur des paroles variées, imite parfaitement la nature : l’homme qui souffre, promène ainsi ses pensées sur différentes images, tandis que le fond de ses chagrins reste le même.
Ce sont les incidents singuliers et pathétiques qu’entraîne une pareille scène, qu’il faut savoir imaginer, c’est l’art de montrer la fureur et d’exciter la compassion, qu’il faut avoir.
Qu’est-ce que l’amour pouvait devenir dans des mains pareilles ? […] Un pareil instrument logique fauche à travers les préjugés avec une roideur et une hardiesse d’automate. […] Est-il possible qu’un public, et un public de choix, soit venu écouter de pareilles scènes ? […] Avec de pareilles mœurs, la parole remplace l’action. […] Une pareille vie est le chef-d’œuvre d’un pareil monde ; des dehors très-beaux et un fond moins beau : en voilà l’abrégé.
On reste étonné, devant le détail de cette existence à la fois si intensément ascétique et si résolument active, que des personnalités pareilles puissent encore se produire dans une époque où il semble que le matérialisme ait tout envahi. […] Dumesnil nous l’évoquent, fut un mystique également, et dévoré d’une fièvre d’idéal pareille, qu’il a, non pas satisfaite, disons trompée, dans son culte de l’Art. […] L’autre grand roman de Flaubert, l’Éducation sentimentale, se termine sur une conclusion pareille. […] Nous assistons aujourd’hui à un phénomène pareil pour deux des maîtres de la fin du dix-neuvième siècle, bien différents, mais tous les deux supérieurs, Sully-Prudhomme et Dumas fils. […] M.Beyens se demande le motif d’une pareille confidence au roi Albert, certainement préméditée.
Je ne crois pas qu’à aucune époque d’aucun mouvement littéraire, il y ait eu, contre un groupe de nouveaux venus, un pareil emportement de gausseries et d’injures. […] Et plus d’une femelle Envierait un maintien pareil. […] Mais, si vous la surprenez, si vous allez avec elle dans les brouillards légers du matin et du soir pareils aux crépuscules de Corot, quel délice vous éprouverez à la voir si chaste, si noble et si belle. […] C’est par un ciel pareil, tout blanc du vol des cygnes. […] Versent leurs rayons d’or pareils à des regards.
L’auteur était alors jeune, trop jeune peut-être pour un pareil sujet. […] Mais il résulte d’une pareille nature de talent des inconvénients que M. de La Harpe n’a pu éviter. […] L’érudition n’avait pas encore été consacrée à un pareil emploi. […] On ne s’est peut-être pas assez rendu compte de ce qu’on exigeait des écrivains qui devaient traiter un pareil sujet. […] L’âme douce et bienveillante du Roi ne pouvait accepter une pareille situation.
Mais le grand nombre, pareil aux flots de la mer sous une lune d’équinoxe, pourrait-il comprendre tes paroles ? […] Les arbres dépouillés, pareils a des spectres fous, cliquetaient et ricanaient au vent. […] Tachant de rouge vif ces mille verts harmonieux, les fruits luisent ronds et chauds, pareils à des seins. […] — Je sais qu’il y a des exemples célèbres : ceux qui sont pareils à des peupliers touchés par la gelée. […] Si pareille aventure leur arrivait, ils s’en offusqueraient, sans, doute, comme d’un outrage.
C’est œuvre de critique, non de poésie ; un poète trop habile à saisir de pareilles nuances pourrait avoir à payer cet avantage au prix de la grande inspiration. […] Certes, il y a déjà dans de pareils vers quelque chose de plus qu’une promesse. […] que d’entrer dans l’avenir courbé sous le poids d’un pareil livre ! […] La plus humble bourgeoise de la capitale refuserait d’en arborer de pareils. » M. […] que Ninon de Lenclos avait raison de dire : “Qui m’eût proposé une pareille vie, je me serais pendue !”
Réaliser de pareilles abstractions verbales, quelle duperie de l’imagination ! […] Il a un page en pourpoint, et il est lui-même revêtu d’une robe écarlate, pareille à la simarre d’un doge. […] On savait, dès ce temps-là, renouveler le titre et la robe d’un ouvrage qui, d’ailleurs, restait tout pareil. […] Aucun chef-d’œuvre de Pierre, pas même le Cid, n’avait eu pareille fortune. […] Il y a peu de personnes capables d’une pareille épargne.
Jamais peut-être le parti pris pessimiste ne s’était porté à de pareils excès. […] Je ne sache pas que dans aucun roman on ait fait vivre ni remué de pareilles masses. […] L’âme d’une pareille masse, ce sont des instincts fort simples. […] Seule, la haute cheminée de trente mètres restait debout, secouée, pareille à un mât dans l’ouragan. […] Au lieu des dignes marchands et hommes de loi pareils de sort et de figure, voici M.
Il est inutile de dire que pendant ce temps-là Jules Vabre, le compagnon miraculeux, se livrait à une opération absolument pareille. […] C’était une surprise pareille à celle qu’on éprouverait en entendant donner à un lieu réel un nom des pièces de Shakespeare. […] Ce n’était nullement insouciance ou froideur ; mais, pareil au martinet des tours, qui est apode et dont la vie est un vol perpétuel, il ne pouvait s’arrêter. […] Qu’on juge de l’effet que produisit dans un pareil milieu le Chatterton de M. […] Comment apprécier et surtout rémunérer un pareil labeur ?
Depuis Lope de Vega, on n’avait pas vu pareille polygraphie. […] Jamais pareil tumulte n’avait entrechoqué les hommes et les femmes. […] Ce n’est qu’un document d’archives, pareil à mille autres. […] Gyp, avec un sang-froid tout pareil à celui de M. […] Nous serons tous pareils.
Ce n’est pourtant pas une simple traduction versifiée du Nouveau Testament, l’imagination y prend sa place, la légende aussi, mais avec la discrétion qui convient à un pareil sujet.
Pierre Quillard Dès longtemps nous n’avons entendu célébrer avec une pareille intensité de passion la douceur et l’amertume de la chair sensuelle, le dégoût des heures vaines dépensées en futiles plaisirs et l’âpre volupté des déchéances consenties, simultanément ; dès longtemps aussi, on n’avait associé avec une telle plénitude l’universelle nature, dédaigneuse de nous, aux sursauts passagers de la fragile et magnifique humanité.
Patru fit revenir les esprits sur un pareil choix : Un ancien Grec avoit une lyre admirable à laquelle se rompit une corde ; au lieu d’en remettre une de boyau, il en voulut une d’argent, & la lyre n’eut plus d’harmonie.
Les Bas-bleus sont trop d’un monde qui a perdu sa virilité pour ne pas croire, en se regardant et en se comparant, que les femmes sont égales aux hommes comme X est égal à X en algèbre, et pour craindre le ridicule devant lequel, — avec une pareille prétention, — elles auraient tremblé autrefois.
Quoi donc explique l’estime faite d’un pareil ouvrage en Italie ?
La raison raisonnante ne concevait pas de pareilles figures ; pour les faire rentrer dans son cadre rectiligne, il fallait les réduire et les refaire ; le Macbeth de Shakespeare devenait celui de Ducis, et le Mahomet du Coran, celui de Voltaire. […] On n’imaginait pas la structure de son esprit encore primitif, la rareté et la ténacité de ses idées, l’étroitesse de sa vie routinière, machinale, livrée au travail manuel, absorbée par le souci du pain quotidien, confinée dans les limites de l’horizon visible, son attachement au saint local, aux rites, au prêtre, ses rancunes profondes, sa défiance invétérée, sa crédulité fondée sur l’imagination, son incapacité de concevoir le droit abstrait et les événements publics, le sourd travail par lequel les nouvelles politiques se transformaient dans sa tête en contes de revenant ou de nourrice, ses affolements contagieux pareils à ceux des moutons, ses fureurs aveugles pareilles à celle d’un taureau, et tous ces traits de caractère que la Révolution allait mettre au jour. […] Et, dans toute l’Europe, il y en a de pareils.
IV Après les avoir poliment reçues, je les priai non pas d’entrer, il faisait trop chaud, et l’ombre légèrement ventilée de ces grands arbres était le salon le plus naturel et le plus rafraîchissant de la saison, mais de s’asseoir sur le banc où je les avais surprises ; j’en pris un moi-même en face d’elles et, m’adressant à la mère, je lui demandai à quoi je pouvais lui être agréable, pensant que quelque intérêt de famille avait pu seul les amener à une pareille heure. — Oserai-je vous demander, dis-je à la mère, à qui j’ai l’honneur de parler et le motif de votre visite ? […] Vous comprenez, monsieur, qu’avec de pareilles gens et dans un si bon pays, notre bourse de voyage ne baissait pas vite ; mon mari, qui nous l’avait préparée à force d’économie sou par sou, depuis trois ans, était bien loin de compte avec nous. […] Alphonse, qui venaient, comme elles se l’étaient promis, nous dire bonsoir et s’opposer à notre départ. « Non, c’est trop tard, nous dit la plus âgée, qui avait été servante de l’abbé Dumont avant de devenir vigneronne ; on ne monte pas la montagne de Craz à une pareille heure, on ne s’engage pas dans les bois de l’autre côté, vous n’arriveriez pas à Saint-Point avant minuit, il n’y a pas de lune aujourd’hui ; nous ne souffrirons pas que ces jeunes demoiselles s’exposent aux loups du grand bois. […] Jamais, monsieur, même à Renève, nous n’avions vu une pareille misère.
Alexandre Soumet … On est saisi d’une émotion qui va jusqu’aux larmes, lorsqu’on vient à se souvenir que de pareils vers sont l’ouvrage d’un jeune homme de 22 ans. […] On ne peut attaquer par trop d’endroits à la fois une production pareille, quand on voit par la préface des Consolations (de Sainte-Beuve) la déplorable émulation qu’elle peut inspirer à un esprit délicat et naturellement juste. […] Certes, l’auteur d’Hernani a fait des pièces aussi belles, plus complexes et plus dramatiques que celle-là peut-être ; mais nulle n’exerça sur nous une pareille fascination. Il s’opérait un mouvement pareil à celui de la Renaissance.
On comprend, après de pareilles exigences, qu’on appelât autrefois la poésie « le langage des Dieux ». […] Seulement, à dater des Contemplations, nous le prédisons, il faudra des dévouements absolus, des dévouements de famille, et de famille romaine, pour porter la lourdeur de pareils souvenirs ! […] Le fatal fruit, charmant d’harmonie, ce sont de pareils vers. […] c’est un poète d’une individualité pareille, c’est l’homme qui, n’ayant plus la foi aux croyances du Moyen Age, a l’imagination si bien teinte et si bien pénétrée de la couleur de ce temps, qu’il écrit la touchante et charmante prière du Petit roi de Galice descendu du cheval de Roland pour se mettre à genoux devant une croix de carrefour : … Ô mon bon Dieu, ma bonne sainte Vierge !
Quant au catholicisme, dont on espère par des livres pareils nous dégoûter, ou qu’on voudrait nous faire maudire, il en a vu d’autres, ce vieux cèdre du Liban ! […] Une âme délicieuse et même héroïque peut très bien exister dans un clown, et, dramatiquement, elle ferait plus d’effet si elle y était que si on la rencontrait dans un homme qui, par l’éducation, la pensée, la méditation, les habitudes, le milieu social, a développé les forces de son âme comme le clown n’a développé que celles de son corps… Seulement, il faut qu’une pareille âme soit dans le clown du roman qu’on veut faire, et dans celui de M. de Goncourt, elle n’y est pas ! […] Mais rien de pareil dans le roman si peu romanesque de M. de Goncourt ! […] Seulement, demandez-vous ce que devait devenir pareille idée sous une plume tombée à ne plus vivre que d’aumônes et à s’éparpiller dans des renseignements ramassés de toutes parts pour elle, et non par elle !
Je copie au hasard un petit passage instructif : M. le duc d’Orléans ayant fait Law contrôleur général, voulut consoler les gens de la cour : « Il donna 600,000 livres à la Fare, capitaine de ses gardes ; 100,000 livres à Castries, chevalier d’honneur de la duchesse d’Orléans ; 200,000 livres au vieux prince de Courtenay, qui en avait grand besoin ; 20,000 livres de pension au prince de Talmont ; 6,000 livres à la marquise de Bellefond, qui en avait déjà une pareille, et, à force de cris de M. le prince de Conti, une de 60,000 livres au comte de la Marche son fils, à peine âgé de trois ans. […] Un jour madame de Montespan envoie à madame de Saint-Simon un brevet de dame d’honneur ; il ouvre la lettre, écrit « qu’à son âge il n’a pas pris une femme pour la cour, mais pour lui. — Ma mère y eut grand regret, mais il n’y parut jamais. » Je le crois ; on se taisait sous un pareil maître. — Il se faisait justice, impétueusement, impérieusement, lui-même, avec l’épée, comme sous Henri IV. […] Je me baignais dans sa rage, et je me délectais à le lui faire sentir. » Un pareil homme ne devait pas faire fortune. […] Nous plions comme lui ; nous comprenons qu’une pareille âme avait besoin de s’épancher.
Le jour, je me promène sous des hêtres pareils à ceux que Saint-Amant dépeint dans sa Solitude ; et, depuis six heures du soir que la nuit vient, jusqu’à minuit qui est l’heure où je me couche, je suis tout seul dans une grosse tour, à plus de deux cents pas d’aucune créature vivante : je crois que vous aurez peur des esprits en lisant seulement cette peinture de la vie que je mène… Les circonstances qui précédèrent et suivirent ce mariage furent assez singulières, et achevèrent de donner à Lassay, de lui confirmer aux yeux du monde le caractère de bizarrerie et d’excentricité qui tenait plus aux personnes auxquelles il s’était lié, qu’à lui-même. […] [NdA] Quand j’ai dit qu’on ne connaît pas la personne à qui ces lettres sont adressées, j’ai peut-être été trop circonspect ; je crois, si la discussion était convenable en pareil cas, qu’on pourrait montrer qu’elles sont probablement adressées à la marquise de Nesle, née de Coligny, qui mourut en 1693 dans sa vingt-sixième année : elle en aurait eu vingt-trois ou vingt-quatre au moment de cette liaison. […] S’il leur arrive quelque chose, soit maladie, soit affliction, il faut tout quitter pour demeurer auprès d’eux : et, en pareil cas, ils en sont quittes à votre égard pour des compliments, ou tout au plus pour une visite ; et vous sentez le peu d’intérêt qu’ils prennent à vous : il y a trop d’inégalité dans un tel commerce pour qu’il soit aimable.
On ne parle plus de ceux de Voltaire, il les garde : on s’est souvenu du mot de M. le duc d’Orléans, à qui il demandait justice sur pareils coups, et le prince lui répondit : « On vous l’a faite. » » L’évêque de Blois a dit : « Nous serions bien malheureux si les poètes n’avaient point d’épaules. » On dit que le chevalier de Rohan était dans un fiacre lors de l’exécution, qu’il criait aux frappeurs : « Ne lui donnez point sur la tête ! […] Marais, citant une de ces pièces, — une espèce de circulaire pour justifier l’exil du maréchal de Villeroy, gouverneur de Louis XV (août 1722), — trouve que « le style n’a pas la dignité nécessaire en pareil cas. » La critique de détail qu’il en fait est plus minutieuse que convaincante. […] J’ai été vingt-quatre ans sans entrer chez elle… » Ces antipathies, ces antagonismes de goûts et d’écoles sont de tous les temps ; ils se sont reproduits périodiquement dans l’histoire littéraire, et nous avons été témoins, il y a trente-cinq ans, de quelque chose de pareil.
Sur les bords de nos ruisseaux, on peut voir bien des prairies qui offrent un pareil aspect. […] Virgile aura peut-être voulu se moquer de quelque poète de sa connaissance, qui péchait par une pareille veine de prétention et de mauvais goût. […] Mais n’allez point pour cela appeler Virgile un « compilateur de génie », comme je vois que l’a fait tout récemment un professeur de rhétorique, d’ailleurs fort estimable, et qui a cru bien dire ; tout mon sens critique se révolte contre une pareille appellation qui tend à confondre le vulgaire et le rare, le grossier et le délicat, l’engeance des Trublet et la famille des Virgile, et à méconnaître une des formes les plus fines, une des sources les plus secrètes de l’invention poétique.
Sur l’offre que leur en fit Alexandre, ils refusèrent de retourner en Grèce, ayant honte, disaient-ils, de s’y montrer en pareil état, et ils aimèrent mieux rester établis suc la terre d’exil. […] Giraud n’a rien négligé pour nous la montrer sous son plus beau jour, pour nous donner la clef de la considération dont elle parvint, malgré tout, à s’entourer en vieillissant, et pour la distinguer des Marion de l’Orme, des Sophie Arnould et de leurs pareilles. […] Quand je n’aurais que trente ans, il me serait difficile de pouvoir rétablir l’agrément d’un pareil commerce ; à l’âge où je suis, il m’est impossible de le remplacer… Assurément elle disposait de ce que j’avais plus que moi-même ; les extrémités où elle s’est trouvée sont inconcevables.
Quant à M. de Balzac, il lui arriverait immanquablement quelque bonheur pareil, si les femmes qu’il émeut n’étaient mariées déjà, malheureuses et désabusées dans le mariage. […] Il ne se passait pas quelques heures sans que j’ôtasse mon chapeau, et, levant les yeux au Ciel, je le remerciais de m’avoir accordé un pareil bienfait, et je versais d’abondantes pleurs 110. Enfin je parvins à me calmer, et à sentir combien je m’exposerais en faisant de pareilles démarches.
» Quel poète épique a de pareils accents sortis du cœur ? Quelle justice parle au cœur en pareilles images ? […] On sent tout de suite qu’à une pareille poésie il n’y a d’autres règles que l’inspiration, le délire et le génie ; le plus grand poète lyrique sera précisément celui qui sera possédé de plus d’ivresse.
« L’influence et les richesses que Côme avait acquises l’avaient, depuis longtemps, rendu l’égal des plus puissants princes de l’Italie, avec lesquels il aurait pu contracter des alliances par le mariage de ses enfants ; mais, craignant qu’une pareille conduite ne le fît soupçonner d’avoir des projets contraires à la liberté de l’État, il aima mieux étendre son crédit parmi les citoyens de Florence par l’établissement de ses enfants dans les familles les plus distinguées de cette ville. […] On pourrait excuser sur les mœurs de ce siècle une circonstance qui paraît démentir la gravité du caractère de Côme de Médicis : mais lui-même dédaigna une pareille apologie, et, reconnaissant les erreurs de sa jeunesse, il voulut réparer auprès de la société l’atteinte qu’il avait portée à des règlements salutaires, en s’occupant avec intérêt de donner à son fils illégitime des principes de vertu et une existence honorable. […] Quoi qu’on puisse penser de l’exactitude d’un pareil jugement, il est certain qu’il y a dans ce poëme beaucoup de passages qui paraissent fortement appuyer cette opinion.
Depuis les anciens, le monde n’avait pas entendu de pareils accents. […] Sur ses funérailles, je n’ai rien à vous dire, elles se firent selon ce qu’il avait prescrit à son lit de mort et pareilles à celles de son aïeul. […] Si notre siècle en a produit un autre et un pareil, il peut hardiment, et par l’éclat et par la gloire du nom, lutter avec tout ce que l’antiquité nous a offert.
Jamais l’amour de la vie et jamais le dégoût de vivre n’avaient été plus violents et plus inséparables qu’en ces temps de ruines récentes et de restaurations merveilleuses, où, pareils à des réchappés d’un naufrage, les hommes éprouvaient en même temps les dernières terreurs du péril et les premières joies de la délivrance. […] Des chrétiens comme des anciens que fit la vogue du Génie du Christianisme, plus d’un a cessé de l’être ; et je sais qu’en pareil cas ceux qui secouent le charme font plus de pas en arrière qu’ils n’en avaient fait en avant. […] Sous sa main, la langue, parmi quelques pertes, s’enrichit, et pareille à l’arbre dont parle Virgile, si par moments son nouveau feuillage l’étonne ; elle le reconnaît comme sorti du tronc commun.