Toi, de ton char redouté lu ébranleras l’Olympe ; toi, sur les bois sacrés qu’on profane tu lanceras les foudres vengeurs. » Cette seconde place, que tout à l’heure le poëte n’admettait pas dans le ciel après le dieu suprême, il la réserve pour Auguste ; et il la lui donne sur terre, au nom des glorieux souvenirs de Rome, dont il l’entoure.
C’était répudier pour soi, pour ses prétentions, ses idées, toute mesure admise d’estimation et ne laisser aux gens que l’alternative de huer ou d’idolâtrer. […] Ils n’admettent la vertu que spontanée. […] Sans insister davantage sur un jugement dont je ne prétends avoir qu’effleuré les motifs, j’en ai dit assez, je suppose, pour faire admettre l’inutilité d’une étude particulière de Lamartine dans un ouvrage qui a pour but de définir et d’épuiser l’essence du romantisme. […] Les sentiments humains lui inspirent des sarcasmes parce qu’il n’admet le sentiment que dans sa pureté céleste. […] Pourquoi admet-on ceci dans « la littérature » et en exclut-on cela ?
Je suis bien vieux pour commencer une telle carrière, et je ne sais pas même si à mon âge on voudrait m’y admettre. […] — Admettons que ce soit pour moi, répondit Pierre sur lequel l’élégante toilette de son voisin exerçait un visible ascendant, mais peut-être me remercierez-vous de vous avoir fait faire ce petit voyage. » Il indiqua au cocher la route qu’il devait suivre et monta dans la calèche. […] « Vous ne croiriez pas, reprit-elle en inclinant gracieusement la tête et en lançant en l’air une légère bouffée de fumée, qu’il y a ici des gens qui n’admettent pas qu’une femme puisse savourer un petit cigare. […] — Je n’admets pas cette raison.
Bossuet admet tout, s’assimile tout, mais à sa manière, sans mêler les philosophies, sans associer des pensées contradictoires, sans s’emporter d’aucun côté, avec une fermeté et une liberté d’esprit dont l’histoire des lettres, dans aucun pays, n’offre un si bel exemple. […] Voilà cet idéal de la tradition, de la suite de l’Eglise, dans le gouvernement comme dans la doctrine, personnifié et contemplé sous la figure de l’Église, épouse fidèle et jalouse, qui n’admet pas de partage dans l’affection de l’époux. […] Rien n’était à admettre ni à rejeter tout à fait. […] En discréditant la fausse subtilité dans les matières de théologie, Bossuet la fit suspecter dans toute espèce d’écrits, et il fortifia le penchant de l’esprit français à n’admettre et à n’estimer que ce qui est simple et vrai.
Flaubert avance, quelque détail qu’il nous donne, on le sait, nous l’admettons du moins, il a son texte et ses autorités. […] Est-ce que nous serions admis, en effet, si nous voulions discuter l’esthétique naturaliste, à laisser de côté Balzac et Flaubert — le Père Goriot et Madame Bovary — pour nous en prendre aux romans de Paul de Kock et de M. […] Si vous n’admettez pas que la peinture suppléera systématiquement, par les moyens qui lui appartiennent et qui font qu’elle est la peinture, à la représentation du corps solide sous ses trois dimensions, il n’y a plus de peinture. […] Lui, qui débrouille si bien les effets successifs et accumulés du milieu extérieur sur la direction des appétits et des passions du personnage, ce qu’il ignore, ou ce qu’il ne comprend pas, ou ce qu’il n’admet pas, c’est l’existence d’un milieu intérieur. […] On peut admettre que, moins irrésistiblement entraînée vers les spéculations de l’ordre philosophique, métaphysique même, elle n’eût point écrit les Impressions de Théophrastus Such, ni même certains chapitres de Daniel Deronda, peut-être.