Il n’est pas tout à fait aussi joli qu’un page, M. […] Est-ce malice de page ? […] Renan écrit, page 38 : « La Religion dans l’humanité est l’équivalent de la nidification chez l’oiseau. » C’est Mascarille, à l’Académie ! […] Ainsi, la plus forte, en lui, certainement, c’est qu’il n’y a pas de Dieu ; « Dieu », — dit-il, en lâchant la queue d’Auguste Comte pour la queue de Spinosa, — « Dieu est la raison de ceux qui n’en ont pas. » Et pourtant, à quelques pages plus loin, il affirme qu’une ingénieuse providence prend ses précautions pour assurer la sustentation de l’univers. […] J’ai négligé, dans cette histoire qui expire dans une contradiction, les détails d’érudition de ce volume de six cents pages, qui peuvent avoir une valeur de recherches et d’exactitude pour les Job en patience des Instituts, mais non pour moi.
Quelque saillant en effet que fût ce mérite sous le rapport de l’exécution et du drame, il semblait facile à la critique (la critique aujourd’hui s’étant raffinée à proportion du reste) de discerner dans Indiana la portion des souvenirs et celle de l’invention, de conjecturer jusqu’à quelle page l’auteur était allé avec sa part d’émotions propres et de confidences plus ou moins déguisées. […] Dès les premières pages de Valentine, je me hâte de le dire, ces théories laborieuses de la critique avaient fait place à d’autres pensées plus légères ; mes préventions chagrines ne tinrent pas ; le charme me saisit. […] Excepté trois ou quatre pages du commencement, qui, par leur prétention philosophique, forment une entrée en matière assez pénible, cette nouvelle est d’un bout à l’autre un profond et passionné tableau, comparable, sans y ressembler, à ce que M.
Ainsi donc, s’il faut nous résumer sur le livre de MM. de Goncourt, — peu d’invention, — pas de composition, — des caricatures pour des caractères, — des pages détachées, qui pleuvent les unes sur les autres et qui ressemblent à un feuilleton perpétuel, des événements et des détails sans aucune originalité, — des conversations notées peut-être sur place, — des mots tenus en réserve, comme la poire pour la soif… de son public, que l’on croit avoir altéré d’esprit en lui en faisant boire trop depuis longtemps ; voilà le roman de MM. de Goncourt. […] Aux premières pages, ils parlent de « cabrioler dans la tape sur le ventre », ce qui étonnerait Auriol lui-même ; et plus loin, pour finir une description incroyable, ils écrivent (page 263) : « L’ombre jeta sur l’eau un voile plombé où le croissant de la lune laissa tomber une grappe de faucilles d’argent. » C’est sous des images de cette in-justesse que doit périr immanquablement la langue dans les livres de MM. de Goncourt, et que la rhétorique qui veut faire image de tout en emportera le pur génie dans un flot éclaboussant de vermillon !
Cela est sain et bon, — et habile, car l’intérêt ne se ralentit pas une minute. — J’ai dévoré vos 370 pages ! […] Dernières pages. — 1877. […] » Nous citerons encore la dernière page du livre, sobre et sereine. […] Encore une page, douloureuse celle-ci, mais bien charmante aussi : il s’agit de la mort d’un petit enfant. […] Voici deux belles pages pleine de science, de couleur et d’éloquence ; ce sont de véritables tableaux de maître.