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633. (1919) L’énergie spirituelle. Essais et conférences « Chapitre IV. Le rêve »

Une mère qui dort à côté de son enfant pourra ne pas entendre des coups de tonnerre, alors qu’un soupir de l’enfant la réveillera. […] « Je me trouvais couché dans ma chambre, ayant ma mère à mon chevet. […] Cela avait eu lieu à l’instant, ainsi que ma mère me le confirma, et cependant c’était cette sensation externe que J’avais prise… pour point de départ d’un rêve où tant de faits s’étaient succédé » (MAURY, Le sommeil et les rêves, 4e éd., p. 161).

634. (1859) Essais sur le génie de Pindare et sur la poésie lyrique « Deuxième partie. — Chapitre XXIV. »

Né d’un vaillant général de l’Empire et d’une mère vendéenne, élevé dès l’enfance au bruit du canon et des bulletins, dans les places d’armes de l’ennemi vaincu, souvent au soleil d’Espagne, dans l’école militaire de sa jeune noblesse ou parmi les pages de sa cour exotique, Victor Hugo reçut l’éducation la mieux faite pour lui, libre, fière, éclatante. […] Sa mère était une fille du pays, mais de race espagnole. […] Lorsqu’elle n’avait encore que quatorze ou quinze ans, sa mère, s’étant remariée à un colonel espagnol, partit pour l’Europe avec elle et son nouvel époux.

635. (1882) Autour de la table (nouv. éd.) pp. 1-376

— Quoi, mère ! […] Si vous aviez été mère, les trois quarts de votre vie auraient été perdus pour votre mission. […] Votre philosophie de l’art est, ma chère mère, une espèce de béatitude morale. […] Ô ma mère ! […] Est-ce Faust parce qu’il l’a rendue mère ?

636. (1827) Génie du christianisme. Seconde et troisième parties « Troisième partie. Beaux-arts et littérature. — Livre premier. Beaux-arts. — Chapitre premier. Musique. — De l’influence du Christianisme dans la musique. »

Frères de la poésie, les beaux-arts vont être maintenant l’objet de nos études : attachés aux pas de la religion chrétienne, ils la reconnurent pour leur mère aussitôt qu’elle parut au monde ; ils lui prêtèrent leurs charmes terrestres, elle leur donna sa divinité ; la musique nota ses chants, la peinture la représenta dans ses douloureux triomphes, la sculpture se plut à rêver avec elle sur les tombeaux, et l’architecture lui bâtit des temples sublimes et mystérieux comme sa pensée.

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