L’homme parfait serait celui qui serait à la fois poète, philosophe, savant, homme vertueux, et cela non par intervalles et à des moments distincts (il ne le serait alors que médiocrement), mais par une intime compénétration à tous les moments de sa vie, qui serait poète alors qu’il est philosophe, philosophe alors qu’il est savant, chez qui en un mot, tous les éléments de l’humanité se réuniraient en une har-monie supérieure, comme dans l’humanité elle-même. La faiblesse de notre âge d’analyse ne permet pas cette haute unité ; la vie devient un métier, une profession ; il faut afficher le titre de poète, d’artiste ou de savant, se créer un petit monde où l’on vit à part, sans comprendre tout le reste et souvent en le niant. […] Bien des gens renoncent aussi volontiers au titre de poète. Si être poète, c’était avoir l’habitude d’un certain mécanisme de langage, ils seraient excusables. […] C’est pour cela que le grand philosophe n’est pas sans être poète ; le grand artiste est souvent plus philosophe que ceux qui portent ce nom.
Les uns étaient des peintres et des sculpteurs, les autres des écrivains et des poètes. […] Et il ne s’est pas contenté de ce rude travail : il a traduit, de plus, beaucoup de pièces lyriques de poètes allemands comme Klopstock, Gœthe (encore !), Burger et Heine, — le plus grand de tous les poètes de l’Allemagne et de l’Europe, depuis Byron. […] Le vrai poète, lui, est toujours le maître de son rêve. […] Ni charmant poète, ni charmant prosateur, — comme on l’a trop dit, — il fut dans l’entre-deux… et encore pas dans l’entre-deux des premiers !
au poëte florentin, sur les côtes de Bretagne ! […] Ce coup terrible jette notre poëte à la solitude. […] « Ô grand poëte qui naîtrez ! […] On le salue poëte. […] Serait-il poëte ?