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1675. (1809) Tableau de la littérature française au dix-huitième siècle

Nous faisons peut-être tort à cet ouvrage, où il y a des pensées à chaque ligne, en en indiquant quelques phrases.

1676. (1802) Études sur Molière pp. -355

Un jour que je lisais cet article à l’Institut, un de mes collègues crut devoir opposer à mon enthousiasme pour Molière une lettre écrite par Fénelon à l’Académie française ; la voici : Molière, en pensant bien, parle souvent mal, il se sert des phrases les plus forcées et les moins naturelles ; j’aime bien mieux sa prose que ses vers : par exemple, L’Avare est moins mal écrit que les pièces qui sont en vers.

1677. (1910) Rousseau contre Molière

C’est un excellent jeune homme et il faut le recevoir, parce qu’il n’est pas de ceux qui nous apportent, plus ou moins démarquées, des phrases de manuel sur « Andromaque héroïne de l’amour maternel », mais un jeune homme qui lit la pièce lui-même, attentivement, qui se place en face d’Andromaque, qui se laisse penser et qui, avec son intelligence lucide, son sens droit, son tact sûr, sa raison ferme, conclut qu’elle est idiote ; et qui nous donne son impression à lui, bien personnelle, avec une naïveté charmante. » Au point de vue du bon sens, la vertu est donc, non pas, peut-être, la chose la plus ridicule du monde, mais une chose qui ne laisse pas d’être ridicule ; et, en nous rappelant au bon sens, et en nous y circonscrivant, et en nous disant : « Vous serez sûrs d’être dans le bon sens si vous n’êtes pas ridicules ; c’en est la « marque ; n’ayez d’autre but dans la vie que d’éviter qu’on rie de vous,  » Molière, incontestablement, a détourné les hommes de tout effort vers la vertu et de tout goût pour elle, très convaincu, du reste, à ce qu’il semble, que les hommes n’en avaient aucun besoin ; et l’on conçoit que cela, si raisonnable aux yeux de la plupart des hommes, ait été très désagréable à Jean-Jacques Rousseau.

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