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15. (1868) Cours familier de littérature. XXV « CXLIXe entretien. De la monarchie littéraire & artistique ou les Médicis (suite) »

Ô douleur ! ô douleur ! […] Je me jetai aussitôt et en pleurant vers le fond du lit, et là, pour ainsi dire, je lâchai la bride à ma douleur et à mes larmes. […] Seul il ne donnait aucun signe de douleur, de trouble et de tristesse. […] Il dévorait avec une incroyable vertu ses gémissements et ses pleurs, de peur d’ajouter, par sa douleur, à la maladie et aux sollicitudes de son père.

16. (1796) De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations « Section III. Des ressources qu’on trouve en soi. — Chapitre II. De la philosophie. »

S’il n’était dans l’existence de l’homme qu’une seule époque, la jeunesse, peut-être, pourrait-on la vouer aux grandes chances des passions ; mais à l’instant où la vieillesse commande une nouvelle manière d’exister, le philosophe seul sait supporter cette transition sans douleur. […] La douleur de la destruction se fait sentir avec toute la force de l’existence ; c’est assister soi-même à ses funérailles ; et, violemment attaché à ce triste et long spectacle, renouveler le supplice de Mézance, lier ensemble la mort et la vie. […] La philosophie n’est pas de l’insensibilité, quoiqu’elle diminue l’atteinte des vives douleurs il faut une grande force d’âme et d’esprit pour arriver à cette philosophie dont je vante ici les secours ; et l’insensibilité est l’habitude du caractère, et non le résultat d’un triomphe. […] En effet, le calme n’existant qu’autour de lui, contraste avec son agitation intérieure, et en accroît la douleur. […] La solitude finit par effrayer l’homme malheureux, il croit à l’éternité de la douleur qu’il éprouve.

17. (1925) Promenades philosophiques. Troisième série

Bohn, a causé la grande douleur de M.  […] On ne les accusera pas de paradoxe pour avoir admis les deux grandes catégories de la douleur, la douleur physique et la douleur morale. […] C’est avec raison qu’elles disent qu’il n’y a pas de douleur physique sans élément moral, et pas de douleur morale sans élément physique. […] La douleur physique, au contraire, j’entends la douleur même, et non la maladie, dès qu’elle a cessé, laisse le patient dans un état de bien-être, de joie. […] La douleur est de ceux-là.

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