. — Comment chez les Grecs la philosophie sortit de la législation Il y a bien d’autres effets importants, surtout dans la jurisprudence romaine, dont on ne peut trouver la cause que dans nos principes, et surtout dans le 9e axiome [lorsque les hommes ne peuvent atteindre le vrai, ils s’en tiennent au certain]. […] De là les χειροθεσίαι et les χειροτονίαι des Grecs : le premier mot désigne l’imposition des mains sur la tête du magistrat qu’on allait élire ; le second les acclamations des électeurs qui élevaient les mains.
Nous sommes encore ce qu’étaient les Grecs à cet égard. […] Une foule de monumens déposent en faveur de l’Architecture Grecque. […] Le voilà en parallele avec le Mercure des Grecs. […] Jamais Auteur Latin eut-il la manie d’écrire en Grec, ni aucun Grec en Egyptien ? […] On n’avait cherché des traits de patriotisme que chez les Grecs & chez les Romains.
Son petit Dictionnaire de la Fable, celui de la Bible, le Vocabulaire universel, l’Introduction à la Langue Latine & à la Langue Grecque, sont autant de productions de M.
[Introduction] Avoir démontré, comme nous l’avons fait dans le livre précèdent, que la sagesse poétique fut la sagesse vulgaire des peuples grecs, d’abord poètes théologiens, et ensuite héroïques, c’est avoir prouvé d’une manière implicite la même vérité relativement à la sagesse d’Homère.
Paul Mariéton Une âme charmante, ingénieuse aussi, palpite dans les vers pleins de franchise et de simplicité qui composent ce livre (Au bord de la vie) portant un titre donné à l’auteur par Joséphin Soulary, dont le nom est inscrit au premier feuillet comme une invocation tutélaire au fronton d’un petit temple grec.
Rollin, où il prétend prouver que cet Ecrivain célebre n’entendoit pas assez bien les Auteurs Grecs, d’après lesquels il a composé une partie de son Histoire ancienne.
Il enseigna la Rhétorique successivement dans les Colléges de Grasseins, de Calvi & d’Harcourt, puis devint Professeur d’Eloquence Grecque au Collége Royal.
Son pere avoit ouvert les trésors de la Langue Latine, celui-ci se chargea de répandre ceux de la Langue Grecque.
Outre le Grec & le Latin, il savoit les Langues Orientales & toutes celles de l’Europe.
Il fut ensuite principalement renommé et illustre pour la beauté de ses traductions, dont il a fait un bon nombre, tant du grec que du latin. […] Il a traduit beaucoup de grec, et il avoue qu’il n’est pas grand Grec.
L’épigramme, chez les Grecs, n’est souvent que cela, un mot, une larme, un regret, un désir, un sourire, un sentiment vif et fugitif qu’on veut fixer. Chez les Latins, Catulle est resté fidèle à l’esprit grec ; il eut l’épigramme simple, naïve, passionnée même ; mais, à partir de Martial, elle prit un autre caractère, le caractère qu’elle a gardé chez les modernes, pour qui l’épigramme antique et à la grecque aurait trop peu de sel et de saveur.
Plaute n’y cherchait pas tant de malice lorsque, parlant d’une de ses comédies empruntées de Philémon et traduites du grec en latin, il disait : « Plaute l’a traduite en barbare (Plautus vortit barbare) », entendant simplement par là tout ce qui n’était pas grec. […] Temple grec et munster, tour, flèche aérienne : Cloches et carillons y mèneraient leur jeu ; Ou c’est une île encor sortant du flot limpide, — Un bois au sein des lacs, que l’on croirait solide, De nos muets transports objet prestigieux !
On sait, dans Virgile, ce touchant épisode du Grec naufragé, Achéménide, que les Troyens recueillent en abordant sur les côtes de Sicile où ils le trouvent errant, défiguré par la misère et ne présentant plus forme humaine. […] Je suis un de ceux de la flotte grecque, je le sais, et je conviens que j’ai porté les armes contre Troie ; pour ma peine, si ce crime à vos yeux est indigne de pardon, jetez-moi dans la mer et replongez-moi dans l’immensité des flots. […] C’étaient les deux comtes de Stolberg, nourris de la fleur grecque et de l’esprit chrétien, philosophes et littérateurs éminents ; Jacobi, philosophe aimable, d’un sentiment délicat et pur ; d’autres encore moins connus ici, enfin une société douce mais grave : « Nous avons rencontré, écrivait-il à Mallet du Pan en avril 1798, de l’instruction et des vertus. » Dans une autre lettre à ce même ami alors réfugié à Londres, il a peint lui-même l’état calme et reposé de son âme en ces années d’attente, de conversation nourrie et de réflexion communicative : Il n’y a rien de nouveau en France, lui écrivait-il (24 juin 1798.)
C’est dans les premiers Chapitres de cet Ouvrage que M. de Voltaire, qui lit rarement les Auteurs originaux, sur-tout les Grecs, a puisé ce qu’il a dit de vrai sur Hermès, sur Zoroastre & sur les Egyptiens.
Eugène Ledrain Lamartine et l’art grec, tels ont été les deux maîtres de M. de Ronchaud, qui est à la fois un savant et un lettré.
On a aussi de M. l’Abbé Danet un Dictionnaire des Antiquités Grecques & Romaines ; Ouvrage où l’on trouve beaucoup de recherches, qui en ont épargné à ceux qui ont travaillé depuis sur le même objet.
Et ce genre de succès fut peut-être le plus cher à l’auteur, dont il caressait la chimère : Jean-Jacques se glorifiait avant tout d’avoir fait le Devin du Village ; Girodet consumait ses veilles à devenir poète ; Alfieri se piquait d’être fort en grec, et Byron d’être le premier à la nage dans le Bosphore. […] Villemain, en rapprochant Paul et Virginie de Daphnis et Chloé (préface des romans grecs), M. de Chateaubriand (Génie du Christianisme), en comparant la pastorale moderne avec la Galatée de Théocrite, ont insisté sur la supériorité due aux sentiments de pudeur et de morale chrétienne. […] Chaque petit ensemble aboutit, non pas à un trait aiguisé, mais à quelque image, soit naturelle et végétale, soit prise aux souvenirs grecs (la coquille des fils de Léda ou une exhalaison de violettes) ; on se figure une suite de jolies collines dont chacune est terminée au regard par un arbre gracieux ou par un tombeau. […] Piccolos, Grec érudit (voir page 364 de la seconde édition de sa traduction de Paul et Virginie en grec moderne, chez Didot, 1841).
Je vois que le pathétique des Grecs et des Français, étant classique, est infiniment plus clair que la critique allemande, qui est romantique. Ou plutôt le pathétique des Grecs et des Français est clair et la critique allemande ne l’est pas. Et la critique des Grecs et des Français, étant classique, est profonde, et le pathétique allemand, étant romantique, ne l’est pas. […] Quand Bergson oppose le tout fait au se faisant, (et je voudrais bien savoir comment il pourrait dire en d’autres termes), et il faut tout de même bien de la mauvaise volonté pour ne pas reconnaître dans ce participe passé et dans ce participe présent les héritiers de deux beaux participes grecs moyens-passifs), il fait une opposition, il reconnaît une contrariété métaphysique de l’ordre de l’ordre même de la durée et portant sur l’opposition, sur la contrariété profonde, essentielle, métaphysique, du présent au futur et du présent au passé. […] Tous ceux qui depuis les premiers balbutiements de la pensée grecque avaient fait une invention, une découverte, un mouvement avaient sans y penser appliqué les règles de Bacon.
. — Qui n’a pas de forme déterminée (formé de deux mots grecs). […] Aptère Adj. — Sans ailes, formé de deux mots grecs, g. […] — Rendre ascète, formé du grec àskéô, exercer. […] … Une noble personnalité qui, d’abord engée de réminiscences romantiques et grecques, bientôt se manifeste originale. […] — Harmonie de couleurs grec : sun ensemble et chromos couleur.
Boulay-Paty, Évariste (1804-1864) [Bibliographie] Les Grecs, dithyrambe (1825).
Il prétendoit que tous les Ouvrages Grecs & Latins étoient, à l’exception de quatre ou cinq, des Ouvrages composés par des Moines du treizieme siecle Les Jésuites l’obligerent de se rétracter ; ce qu’il fit, sans changer d’opinion : preuve certaine de folie.
Cet Ouvrage, dont le style a vieilli, annonce un Critique consommé dans l’étude des Auteurs Grecs & Latins, & donne à l’Auteur le droit de figurer à la tête de tous les Mythologues qu’a produits notre Nation, sans en excepter le savant Abbé Bannier.
Le dernier sur-tout rebute par un appareil de citations grecques & latines, qui font perdre de vue l’objet principal.
Lorsqu'on voulut savoir quel étoit le plus sage des Grecs, on consulta l'Oracle de Delphes, qui répondit que c'étoit Socrate.
Malgré le style languissant de ses Traductions d’Auteurs Grecs & Latins, on les lit encore, à cause de la clarté & de l’exactitude.