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1720. (1870) La science et la conscience « Chapitre IV : La métaphysique »

Plus les sens sont amortis par le courage de l’âme, plus l’âme voit sa vertu et se soutient par son travail ; mais dans la suite Dieu se réserve à lui-même d’attaquer le fond de cette âme et de lui arracher jusqu’au dernier soupir de toute vie propre… Alors elle tombe en défaillance ; elle est, comme Jésus-Christ, triste jusqu’à la mort.

1721. (1910) Études littéraires : dix-huitième siècle

; point de traitants, d’agioteurs, de femmes d’intrigue, de chevaliers d’industrie, de « chevaliers à la mode », de valets flibustiers, de parvenus, de femmes galantes, de dévotes, de directeurs ; — et point non plus de comédies de caractère : point de pièce qui s’intitule le distrait, l’inconstant, le maniaque, le disputeur, le décisionnaire, le grondeur, le grave, le triste, le gai, le sombre, le morne, l’acariâtre, le tranquille, l’amateur de prunes, et qui nous offre le divertissement de dix lignes de La Bruyère en cinq actes ! […] Il sera malheureux s’il ne l’épouse pas. — A la vérité, il sera d’abord un peu triste ; mais il aura fait le devoir d’un brave homme, et cela console ; au lieu que s’il l’épouse, il la fera pleurer ; je pleurerai aussi ; il n’y aura que lui qui rira, et il n’y a point plaisir à rire tout seul. » — Voilà leur manière ; ils ont de l’esprit jusqu’au fond du cœur. […] Le monde, s’il avait été créé par Voltaire, serait glacé et triste.

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