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459. (1860) Les œuvres et les hommes. Les philosophes et les écrivains religieux (première série). I « XIX. Abailard »

Didier qu’une étude désintéressée du cœur, qu’une anatomie de la passion dans deux âmes, et rien de plus, parce que nulle question philosophique n’y est agitée, ne connaîtraient pas grand-chose aux tactiques de la Philosophie, et mériteraient bien de se prendre à toutes les souricières qu’elle nous tend. […] voilà enfin le dernier mot de cette orgueilleuse empoisonnée par la science et que la Philosophie, qui se mêle d’ausculter les cœurs, nous donne aujourd’hui pour le type le plus tendre et le plus élevé de l’amour !

460. (1912) Réflexions sur quelques poètes pp. 6-302

Trempe l’ardeur, dont jadis mon cœur tendre Fut en brûlant demi-réduit en cendre. […] Laure avait les plus beaux yeux du monde, brillants et tendres. […] » J’aime tout ce coin, fin et tendre, de l’Île-de-France. […] Ces vers sont beaux ; mais Desportes ne tendait l’arc de l’iambe qu’à l’occasion. […] Maurice Scève, qui la chanta morte, lui avait inspiré pendant sa vie un sentiment tendre, mais tout de poésie.

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