Ne trouvez-vous pas que ce sont bien là les deux religions ? […] Décembre La plus grande force de la religion chrétienne, c’est qu’elle est la religion des tristesses de la vie, des malheurs, des chagrins, des maladies, de tout ce qui afflige le cœur, la tête et le corps. […] Les religions antiques étaient les religions des joies de l’homme, des fêtes de la vie. […] C’est la différence d’une couronne de roses à un mouchoir de poche : la religion chrétienne sert quand on pleure. […] les religions de l’avenir auront de la peine à créer de tels dévouements.
La liberté parlementaire, qui ennoblit l’obéissance, les industries, qui honorent et multiplient le travail, la légalité, les arts, les lettres, la religion, toutes ces puissances morales étaient leur seul moyen de gouvernement. […] Richelieu lui avait donné l’Académie, la religion lui avait donné la chaire, Louis XIV lui avait donné sa cour de poètes, d’orateurs, de moralistes. […] Il chercha quelle était l’œuvre de Racine dans laquelle le génie du poète, la majesté de la monarchie, la sainteté de la religion nationale étaient le mieux rassemblés, pour restituer à ces trois institutions, la religion, la monarchie des Bourbons et les lettres, le prestige dont il voulait éblouir la France pour la rattacher par un légitime orgueil national à son passé monarchique. […] La présence du roi et des princes, cette autre maison de Juda pour la France restaurée, et restaurant avec elle la religion et la poésie de Louis XIV, ajoutait à la puissance de l’impression quelque chose de tendre, d’antique, de miraculeux. […] Le poète qui avait concentré dans cette œuvre toute sa foi dans sa religion, tout son zèle pour le roi, tout son génie dramatique et toutes ses splendeurs lyriques, fut accablé par le dédain de la cour, par les moqueries de la critique, par l’indifférence du roi.