Favorisé ou entretenu qu’il était par l’esprit processif et jaloux des Confrères, d’une part, et, de l’autre, par le mépris qu’on affectait, dans l’école de Ronsard, pour les soties, moralités ou farces, et « autres pareilles épisseries », ce bizarre état de choses ne dura guère moins de quarante ou cinquante ans. […] Aussi bien « le monde est devenu défiant » ; et il y a longtemps qu’en pareille matière l’admiration de Voltaire ou celle même de Bossuet ne commandent, n’engagent, ni ne déterminent plus la liberté de nos appréciations. […] Ce sont là de ses moindres coups, et, s’il s’en fût tenu à de pareilles injures, nous aurions lieu de louer sa modération. […] On dirait, en vérité, que toutes les questions qui regardent la conduite n’ont pas d’importance à ses yeux ; que le bon usage de la volonté s’apprend par son seul exercice ; et que de méditer sur de pareils sujets ne peut servir qu’à les embrouiller. […] Bonnefoi, et Toinette, et les Purgon, et les Diafoirus, et jusqu’à la petite Louison, jamais Molière — à moins que ce ne soit dans l’Avare, peut-être — n’avait mis ensemble à la scène pareille collection d’imbéciles ou de coquins ; ni jamais non plus, à vrai dire — sauf toujours dans l’Avare, — il n’a marqué d’un trait plus fort ce qui se cache si souvent de sottise, ou de gredinerie, sous les apparences de la régularité, de l’honorabilité, de la vertu bourgeoise.
C’est un plaisir et un intérêt de ce genre qu’on a pu se procurer en assistant aux premiers débuts ignorés de Joseph de Maistre ; c’est une ouverture pareille que nous venons pratiquer aujourd’hui sur un homme du camp opposé à de Maistre, sur un étranger de naissance comme lui, parti de l’autre rive du Léman, mais nationalisé de bonne heure chez nous par les sympathies et les services, sur Benjamin Constant. […] J’ai rarement vu une réunion pareille de qualités étonnantes et attrayantes, autant de brillant et de justesse, une bienveillance aussi expansive et aussi cultivée, autant de générosité, une politesse aussi douce et aussi soutenue dans le monde, tant de charme, de simplicité, d’abandon dans la société intime.
Ils veulent ce que leurs pareils ont toujours voulu : que le clavecin n’ait rien à se rappeler, qu’il s’assourdisse, petit à petit, jusqu’à n’être plus qu’un de ces claviers muets, dont se servent, pour leurs gammes, les virtuoses en voyage. […] Il s’agit manifestement d’une citation erronée du poème collage d’André Breton « Corset mystère » commençant par l’apostrophe « Mes belles lectrices, in Mont de piété, Éditions Au sans pareil, 1919.
La table était composée de plusieurs abbés irlandais, gascons, et autre gens de pareille étoffe. […] C’est le défi à la raison, tout cru, tout nu, et sans esprit, puisque Rousseau n’en a pas et qu’il est condamné au sérieux dans l’absurde. — Mais on est vraiment étonné d’une pareille débilité de pensée, après les grands livres du xviie siècle et ceux même de Montesquieu et de Buffon. […] Mais l’idée essentielle, originale et absurde de l’Émile se plie si mal à la pratique, que Jean-Jacques, consulté par des mères, des abbés précepteurs, même des princes, fait ce qu’il avait déjà fait à propos du Discours sur les sciences et du Discours sur l’inégalité : il avoue sa propre outrances ou bien il l’atténue, ou même il se contredit. — A madame de T… (6 avril 1771) il conseille nettement d’éloigner et de mettre en pension un enfant indisciplinable, et ne se soucie nullement de laisser faire la nature chez ce jeune vaurien. — A l’abbé M… (28 février 1770) il écrit (et je ne sais trop s’il n’y met pas une ironie sourde de pince-sans-rire, bien que ce sentiment lui soit, en général, très étranger) : S’il est vrai que vous ayez adopté le plan que j’ai tâché de tracer dans l’Émile, j’admire votre courage : car vous avez trop de lumières pour ne pas voir que, dans un pareil système, il faut tout ou rien, et qu’il vaudrait cent fois mieux reprendre le train des éducations ordinaires et faire un petit talon rouge que de suivre à demi celle-là pour ne faire qu’un homme manqué… Vous ne pouvez ignorer quelle tâche immense vous vous donnez : vous voilà, pendant dix ans au moins, nul pour vous-même, et livré tout entier avec toutes vos facultés à votre élève ; vigilance, patience, fermeté, voilà surtout trois qualités sur lesquelles vous ne sauriez vous relâcher un seul instant sans risquer de tout perdre ; oui, de tout perdre, entièrement tout : un moment d’impatience, de négligence ou d’oubli peut vous ôter le fruit de dix ans de travaux, sans qu’il vous en reste rien du tout, pas même la possibilité de le recouvrer par le travail de dix autres. Certainement, s’il y a quelque chose qui mérite le nom d’héroïque et de grand parmi les hommes, c’est le succès d’une entreprise pareille à la vôtre.
Et sur ce que ce sont deux imprimeurs qui ont dit ces belles choses, Mascurat, qui a voyagé, cite l’exemple des savetiers italiens dont la politique est encore plus raffinée que celle des imprimeurs de ce pays-ci : « Finalement, ajoute-t-il, pourquoi trouver étrange que nous ayons dit tant de choses en un jour, puisque nous voyons tant de tragédies nous représenter en pareil espace de temps des histoires que l’on ne jugeroit jamais, à cause d’une infinité de rencontres et d’incidents, avoir été faites dans l’espace de vingt-quatre heures… Et puis, si le Timée, le Gorgias, le Phédon et les dialogues de Republica et de Legibus de Platon, quoiqu’ils soient bien plus longs que les nôtres, ont bien été faits en un jour…, pourquoi ne voudra-t-on pas que nous ayons dit, depuis cinq heures du matin jusques à sept heures du soir, ce que, s’il étoit imprimé, il ne faudroit guère davantage de temps pour lire ?
Quant à moi, je leur dis ce qu’il y avait à dire, qu’avec un pareil clavecin il n’y avait pas moyen de se faire honneur, et qu’il me serait fort agréable de jouer un autre jour sur un meilleur instrument.
C’est abuser des plus grands mots de la langue politique ; c’est décréditer l’estime et la reconnaissance des peuples que de décerner de pareils titres à des instruments, qui n’ont eu d’autre diplomatie que l’excès de confiance dans la bonne fortune, et l’excès d’abnégation dans la mauvaise.
« Il y a une audace et un abandon dans la confidence des mouvements d’un pareil cœur, bien rares en notre pays et qui annoncent le poète.
Celles-là pensent l’honorer en continuant l’élégance de sa vie, en rendant publique l’élégance de leurs souvenirs ; en se conformant à l’idéal mondain exprimé dans ses livres, en se donnant l’air — piété touchante — d’être pareilles aux personnages que sa futilité affectionna.
Après l’universelle clameur de l’Irlande, personne n’avait osé comparaître pour une pareille cause, quoique le gouvernement offrît les frais du voyage et les indemnités des témoins.
Mais les considérations qu’il y présente et d’autres pareilles se trouvent surtout développées dans le dernier écrit théorique de Richard Wagner, une œuvre merveilleuse de netteté et de profondeur, et qui peut être considérée, avec Parsifal, comme son testament intellectuel.
Le temps ne nous vient pas découpé en périodes présentes, « pareil, dit M.
Les jeunes gens se hâtaient pour en conserver la mémoire ; les vieillards venaient chercher à ses pieds quelques souvenirs de ces belles traditions par lesquelles mademoiselle Mars se rattachait à Préville, à Molé, à Fleury, à Saint-Prix, à la grande Contat, à la grande comédie ; les deux écoles dramatiques (mademoiselle Mars, pareille aux Sabines, a assisté à ce combat des Romains et des peuples sabins, combat dans lequel les Romains furent vaincus) appelaient à leur aide, chacune de son côté, cette force irrésistible… Soudain tout ce mouvement s’arrête, et tout ce bruit fait silence… Mademoiselle Mars n’est plus au théâtre, tout est dit.
Quel garçon d’auberge ne deviendrait un enfant d’élite à un pareil régime ?
Les chefs d’attelage s’asseyaient au bout le plus honorable, parce qu’il était le plus rapproché du grand fauteuil de bois où le cuisinier Joseph, pareil à un roi, présidait au festin, assis lui-même sous le vaste manteau de pierre de la cheminée ; puis les bouviers, puis les simples journaliers, puis les bergers, presque tous enfants en bas âge, à l’exception du berger en chef des moutons, vieillard respecté, pensif, jaseur et philosophe, qui s’asseyait en tête des bouviers par le droit de ses années et de sa profonde sagesse.
Mais dans quel roman a-t-on abordé, avec une pareille précision, tout ce qui constitue la mort chrétienne dans les plus petits détails des cérémonies dernières de l’Église, et sans oublier une seule de ses maternelles attentions pour le Fidèle qui meurt dans son sein !