Quant à nous, nous aimons mieux croire que l'amour-propre de M. de Saint-Lambert est trop robuste pour s'être laissé aller à une pareille foiblesse.
Le trait brûlait tout au fond dans le sein de la jeune fille, pareil à une flamme ; elle ne cessait de fixer sur le fils d’Éson des yeux étincelants, et son cœur à coups pressés haletait de fatigue hors de sa poitrine ; il ne lui restait plus aucun autre souvenir, et son âme se distillait dans une douce amertume. […] Au-devant, au-devant de ses yeux, tout lui apparaissait encore : quel il était lui-même en personne, de quel manteau il était vêtu, ce qu’il avait dit, et quelle bonne mine quand il se tenait assis sur son siège, et quelle noble démarche en sortant ; et sa pensée, en s’assombrissant, lui disait qu’il n’y en avait pas un pareil entre les hommes ; et sans cesse la douce voix du héros résonnait à ses oreilles, avec les discours de miel qu’il avait prononcés. […] C’est pareille à elle que Médée se lamentait. » Mais une suivante de Médée l’aperçoit en cet état et va en prévenir sa sœur. […] Tous les héros des poëmes anciens, Énée, Ulysse, ont le don de devenir plus grands, plus beaux de leur personne, à de certains moments, sous la protection des déesses ; mais nulle part cette sorte de métamorphose ou d’embellissement surnaturel n’est plus magnifiquement décrite que pour Jason : « Personne encore jusque-là parmi les hommes des anciens jours, ni parmi ceux qui sont de la descendance de Jupiter lui-même, ni d’entre tous les héros qui jaillirent du sang des autres immortels, personne n’avait été pareil à ce que devint Jason ce jour-là, par la faveur de l’épouse de Jupiter, tant pour la beauté de la personne que pour le charme des entretiens. […] y a-t-il lieu à une pareille inégalité ?
On n’a pas vu souvent pareille merveille ! […] Or, si un enseignement historique exclusif, aidé d’une rhétorique assortie, a pu avoir pareilles conséquences, on peut imaginer combien il importe de noter dans l’enseignement littéraire l’espace accordé aux différentes branches. […] Montesquieu aura grand peine à se faire pardonner les hardiesses de ses Lettres persanes et, le jour où l’on se sera résigné à le recevoir, il sera tancé vertement sur l’insuffisance de ses titres à pareil honneur. […] Il est vrai que les fleurs dont on l’enguirlande ne sont pas toujours exemptes d’épines ; que l’épigramme relève fréquemment, comme un grain de poivre, la douceur et la fadeur des discours de réception ; que le suprême de l’art consiste même, en pareil cas, à savoir, comme disait Régnier, « sucrer sa moutarde ». […] Jamais on n’aura vu, jamais on ne reverra rien de pareil.
Le précédent est l’ouvrage de l’imagination, celui-ci est une copie de l’art ; ici on n’est arrêté que par l’idée de la puissance éclipsée des peuples qui ont élevé de pareils édifices ; ce n’est pas de la magie du pinceau, c’est des ravages du temps que l’on s’entretient. […] On ne peut se tirer avec succès d’un pareil sujet que par la magie de la peinture, aussi Robert l’a-t-il fait : son tableau est très-beau et de très-grand effet. […] Dans l’ écurie, les objets communs d’un pareil local jettés pêle-mêle très-pittoresquement ; dégradation de lumière si parfaite, obscurité où tout se sépare, se discerne, se fait valoir ; ce n’est pas le jour, c’est la nuit qui circule entre les choses. […] Pareils accessoires de l’autre côté. […] Contre cette façade, ici c’est un hangard dont le toit s’avance en pente sur le devant, c’est une fabrique pareille à ces sales remises appuyées aux superbes murs du louvre.
C’est le premier exemple d’un pareil établissement parmi nous. […] Jamais vos Pédagogues Français ont-ils formé un pareil Eleve ? […] Il est si facile, en pareil cas, de se faire illusion ! […] Il trouvait Newton fort honoré, à tous égards, d’avoir eu un pareil commentateur. […] Un pareil choix fait honneur au goût de M.
Elle était toute pareille à lui ; mêmes yeux, même regard. […] Tu me connais, si pareille chose m’était arrivée, je ne sais pas ce que j’aurais fait chez M. […] Mirbeau n’eût inventé de pareilles pages, elles lui ont été dictées par la vie et ses douleurs. […] Croyez-vous qu’elle veuille s’exposer et que je veuille l’exposer moi-même à de pareils hasards ? […] Comment une pareille exécution était-elle laissée aux soins d’un homme, fût-il même respectueux ?
De ce point de vue, son existence entière peut être considérée comme une œuvre d’art à laquelle la chance et la volonté avaient concouru en proportions pareilles. […] Mais, en pareille matière, les faits sont insuffisants. […] D’innombrables échantillons ont évidemment existé, pareils à ceux que le botaniste-psychologique a catalogués et desséchés dans son herbier. […] Il est pareil en cela à la grande romancière anglaise, George Eliot. […] Pareil sur ce point à l’orateur, le dramaturge est une vivante synthèse des idées éparses dans une foule.
Comme on se contente, à l’ordinaire, de la sensation que donne le mot tout sec et tout nu, et comme tous les mots sont en somme des sensations pareilles de la vue et de l’ouïe, on ne s’aperçoit pas qu’ils forment deux catégories bien distinctes : les uns représentent des objets dont on peut faire l’expérience directe, les autres représentent quelque chose dont l’expérience est impossible.
Pierre Quillard J’aime trop un livre pareil |pour insister sur quelques critiques de détail ; cependant il vaut mieux dire que certaines chansons sonnent trop exactement au diapason de Verlaine et que — mais si rarement !
On ne peut disconvenir qu’un pareil projet, soutenu par de grands talens, ne fût très-louable, & ne pût avoir d’heureux succès pour l’éducation de la jeunesse.
Que pouvoit-il se proposer dans un pareil Libelle, d’autant plus odieux, qu’il parut au moment que la Nation étoit occupée à élever un Monument à la gloire de ce célebre Tragique ?
Les termes les plus bas sont sortis en foule de sa bouche sacrée ; en sorte que jamais Divinité ne fit entendre un pareil langage.
Mais en nos Siecles où les charmes Ne font pas de pareilles armes ; Qu’on voit que le plus noble sang.
Naguère, aux jours d’orgie où l’homme joyeux brille, Et croit peu, Pareil aux durs sarments desséchés où petille Un grand feu, Quand, ivre de splendeur, de triomphe et de songes, Tu dansais Et tu chantais, en proie aux éclatants mensonges Du succès, Alors qu’on entendait ta fanfare de fête Retentir, Ô Paris, je t’ai fui comme noir prophète Fuyait Tyr.