Les noms de plagiaire & d’ignorant n’y furent pas épargnés ; mais ceux d’infâme, d’Epicure, de Néron, de Sardanapale, de démoniaque & d’athée, y sont à chaque page.
Vous avez écouté froidement, froidement expliqué ces pages vivantes où court la chaleur d’un invisible feu, et vous croyez en avoir fait votre conquête et la possession de votre esprit.
Il me semble qu’un littérateur serait assez content de lui-même, s’il avait composé une page qu’on prît pour une citation d’Horace, de Virgile, d’Homère, de Cicéron ou de Démosthène, une vingtaine de vers qu’on fût tenté de restituer à Racine ou à Voltaire.
Si on était condamné en écrivant à se satisfaire pleinement soi-même, je ne sais si on écrirait une page en toute sa vie.
… Plus heureux avec les artistes et les poètes qu’avec les historiens, Napoléon a inspiré des pages et des poésies sublimes.
, ni Guizot, qui a vu les mélanges du bien et du mal, mais qui n’a pu les expliquer, ni personne, enfin, parmi les gloires modernes, n’a porté la lumière et la main sur le nœud gordien de ce temps et son implication formidable, tandis que quelques vers de Shakespeare, quelques pages de Walter Scott, en font du moins passer l’âme dans nos esprits, comme une vision trop tôt évanouie !
Fournier suivi de Mariquita en page, Fournier qui était tout à l’heure un Charles IX authentique, en est à sa seconde transformation, et se remontre en pioupiou, au nez mangé par un chancre. […] Ces pages me transportent d’émotion. […] Quelques pages seules de Ségur dans la « Retraite de Russie » en approchent. […] Il faut décidément un jour écrire deux ou trois pages d’observations là-dessus. […] Les fillettes vous attirent doucement dans de petits coins d’ombre et d’intimité, en de gracieuses attitudes de confidences familières, pour vous faire épeler une page de leur grammaire chinoise, ou vous montrer, au milieu de petits rires argentins, une Angélique, d’après un tableau de M.
Stuart Mill me fit l’honneur de m’écrire « qu’on ne pouvait donner en peu de pages une idée plus exacte et plus complète du contenu de son livre, comme corps de doctrine philosophique. […] Chaque année, quand nous lisons dans vos journaux le discours de la couronne, nous y trouvons la mention obligée de la divine Providence ; cette mention arrive mécaniquement, comme l’apostrophe aux dieux immortels à la quatrième page d’un discours de rhétorique, et vous savez qu’un jour la période pieuse ayant été omise, on fit tout exprès une seconde communication au parlement pour l’insérer. […] Douze cents pages m’ont exposé le jugement de Mill sur les diverses parties de la science, et l’abstraction isole son idée fondamentale, à savoir, que les seules propositions fructueuses sont celles qui joignent un fait à un fait non contenu dans le premier. […] Tome I, page 500. […] Tome II, page 4.
Je ne sais presque rien d’égal, dans notre poésie, à certaines pages de François Villon. […] Il a trouvé moyen d’écrire sur Marivaux un in-octavo de six cents pages, sans que Marivaux en fût écrasé. […] — Mais c’est là, au bas de la page. — C’est une note. […] Emile Guiard, c’était plutôt la belle page de la Mort du Juif-Errant de M. […] » Un album égaré par la fillette, et où le portrait de Max se trouve crayonné à toutes les pages, lui apprend qu’il est aimé, et depuis longtemps.
Tolstoï — et c’est pour cela qu’à sa brochure sur Shakespeare il ajoute quelques pages de son manifeste célèbre : Qu’est-ce que L’Art ? […] Il y a là des pages que certainement Balzac eût signées avec joie. […] Chacun lisait à son tour trois ou quatre pages. […] Dans les cinquante volumes de Sainte-Beuve on trouverait, en réunissant ce qu’il a écrit sur le théâtre, la matière de cent cinquante pages. […] Il y a là quelques pages de premier ordre.
Nous l’avons loué en douze lignes, nous allons le critiquer en quinze pages. […] Le lecteur quitte le texte avec dépit pour des observations pareilles ; il était en conversation avec un penseur et tombe au bas de la page sur un grammairien. […] À chaque page vous embrassez toute la comédie humaine. […] On traversait une jolie scène ; tout à coup tombe une averse de métaphysique ; on s’essuie en grondant, et on saute deux pages au plus vite. […] Quelquefois on lit un volume pour écrire une page.
Il fit son cabinet de travail et sa salle de lecture du taillis ombreux, du ruisseau, du lac, de la cascade… Son amour pour la nature était tel que chaque page de sa poésie est associée, dans l’esprit de ses amis, avec les plus charmants paysages des contrées qu’il habita. […] Des lignes et des lignes, des pages et des pages, des cahiers et des cahiers ; des odes, des dithyrambes, des épîtres, des satires, des tragédies, des fragments d’épopée : ce ne sont que des brouillons nécessaires ; ce sont « les bêtises que M. […] « Je me souviens qu’à mon entrée dans le monde il n’y avait qu’une voix sur l’irrémédiable décadence, sur la mort accomplie et déjà froide de cette mystérieuse faculté de l’esprit humain », dit Lamartine, dans les belles pages qu’il consacre aux Destinées de la poésie. […] Lorsque, dans son livre De l’Esprit (1759), qui obtint d’autant plus de succès qu’il fut condamné et brûlé, il aborda le sujet de la passion, il le traita pendant des pages et des pages, sans faire grâce d’aucun de ses avantages, d’aucun des prestiges de sa force désormais victorieuse. […] Ami de Condillac, au point qu’on ne sait pas au juste lequel des deux a imaginé la statue qui se développait dans la mesure où chaque sens successif apparaissait en elle, il a pu lire dans ses pages comment Locke n’avait pas suffisamment marqué l’importance de l’inquiétude dans notre vie psychologique.
Il avoue bien haut que les plus belles pages d’un ancien ne le prennent pas aux entrailles comme un bon livre d’aujourd’hui. […] Rappellerai-je tant de pages délicatement ironiques qu’on lit, comme elles ont été écrites, avec un demi-sourire au coin des lèvres ? […] S’est-il assez moqué des notes et des chiffres apocalyptiques qui tirent l’œil au bas des pages et renvoient le lecteur à des manuscrits mystérieux ! […] Georges Ohnet, des pages cruelles qui pourraient être signées Jules Lemaître. […] Ces mots révélateurs reviennent à chaque page sous la plume de M.