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471. (1857) Causeries du lundi. Tome II (3e éd.) « Chateaubriand homme d’État et politique. » pp. 539-564

Dans ses Mémoires, le chapitre par lequel il entame sa vie politique et qu’il intitule « De Bonaparte », débute également par une page qui va rejoindre la dernière invocation de ce poème des Martyrs : « La jeunesse est une chose charmante ; elle part au commencement de la vie, couronnée de fleurs, comme la flotte athénienne pour aller conquérir la Sicile… » Et le poète conclut que, quand la jeunesse est passée avec ses désirs et ses songes, il faut bien, en désespoir de cause, se rabattre à la terre et en venir à la triste réalité. […] Il est difficile d’imaginer ce que Napoléon a pu trouver de juste dans une brochure où on lit à chaque page des phrases comme celle-ci : Il a plus corrompu les hommes, plus fait de mal au genre humain dans le court espace de dix années que tous les tyrans de Rome ensemble depuis Néron jusqu’au dernier persécuteur des chrétiens… Encore quelque temps d’un pareil règne, et la France n’eût plus été qu’une caverne de brigands. […] Je le crois bien ; il n’est pas étonnant que Charles X n’eût jamais lu beaucoup de ces grands écrits de M. de Chateaubriand : « J’en veux à M. de La Vauguyon, disait un jour cet aimable prince, de m’avoir si mal élevé que je n’ai jamais pu lire quatre pages de suite, même quatre pages de Gil Blas, sans m’ennuyer. » Mais un homme politique, un ambitieux véritable, qui tient réellement à gouverner les choses de ce monde, ne se décourage pas pour si peu, et ne se comporte pas comme un auteur qui a besoin avant tout d’une louange un peu creuse ; il vise au solide. […] D’admirables pages, d’une éclatante polémique, quelques-unes même qui sont pleines de vérité, si on les détache de ce qui les précède et de ce qui les inspire, ne sauraient dissimuler l’ensemble des résultats.

472. (1917) Les diverses familles spirituelles de la France « Chapitre x »

Un jeune gradé, chargé en novembre 1914, de l’instruction des Marie-Louise, normands et bretons, à la caserne de Saint-Lô, leur demande de faire la page d’écriture habituelle. […] Autant de pages j’arracherai aux jeunes carnets de guerre, autant de variantes d’un même thème. […] Je copie de telles pages, je m’attache à la respiration de ces jeunes héros, je ne mets pas d’autre ordre dans leurs pensées que la ligne d’ascension de mon admiration.‌ […] Cet enfant de dix-neuf ans écrit au courant d’une lettre familière une page que les historiens de la guerre feront bien de retenir :‌ Si dans son ensemble il existe ici un esprit sain et noble, il est tout autre que celui de l’arrière et des dépôts. […] La page semble bien « un peu littéraire », mais c’est un texte.

473. (1901) Figures et caractères

L’histoire venait à lui, non plus figée en une page médiocre, desséchée en faits arides. […] Les pages qui suivent aideront à réparer cette lacune, qui eût été regrettable.] […] Suivez page par page ce merveilleux Tableau de la France. […] Une simplicité laconique remplit les pages de l’apologiste. […] Un indice épars çà et là, une intention au coin d’une page, lui servent de point de départ.

474. (1923) Les dates et les œuvres. Symbolisme et poésie scientifique

J’ai, malgré lui, consacré ce don aux pages de cette Edition. […] Les « Ecrits pour l’Art » avaient publié de lui, avec des pages inédites sur Wagner, un portrait d’une heureuse vérité. […] Nous en verrions la preuve en ses Divagations et, dans cet étrange poème en prose du « Coup de dé » qui a été sa dernière page. […] Ainsi préparé, il pourrait alors couper les pages premièrement inviolées où il trouverait le « sens ésotérique », et complet ! […] J’ai dit que nulle page en son œuvre éparse n’a rapport à cette grande œuvre.

475. (1889) Les artistes littéraires : études sur le XIXe siècle

Comme on l’a pu voir déjà par une page de confidences, il n’avait jamais possédé cette véritable jeunesse du cœur, faite d’illusions, d’enthousiasme et de naïveté. […] Il y a dans la Fanfarlo une scène d’alcôve en deux ou trois pages grosses de révélations psychologiques. […] Pourtant, il y a mieux ; et, avant d’en finir sur cette question, on ne saurait oublier une de ses pages les plus célèbres, et où il a poussé son système jusqu’aux dernières conséquences. […] Même dans les articles de philosophie ou de critique, on lit rarement dix pages sans que l’attention soit attirée par ces mots : le Diable, le Démon, Satan, le Malin, les Puissances infernales, l’Esprit du Mal. […] « C’est là ce que nous avons eu de meilleur », soupirent-ils d’un commun accord à la page qui termine le livre et qui en donne indirectement la triste conclusion.

476. (1892) Les contemporains. Études et portraits littéraires. Cinquième série « Un grand voyageur de commerce »

Lisez-le… Ce que ces trente pages abondantes en redites finiront — peut-être — par évoquer dans votre esprit, c’est tout bonnement la vision de la vieille forêt vierge classique, celle que Chateaubriand décrit en cent lignes et Lamartine en deux cents vers (dans la Chute d’un Ange) ; mais combien moins nette chez le journaliste yankee que chez nos deux compatriotes ! […] Ce qui donne encore un air d’artifice à plus d’une page du célèbre explorateur, c’est ce qui aurait pu, tourné autrement, ajouter à la beauté de son récit : ce sont les ressouvenirs de son éducation protestante.

477. (1899) Esthétique de la langue française « Esthétique de la langue française — Chapitre Premier »

Il y a dans la langue française et dans toutes les langues novolatines, trois sortes de mots  : les mots de formation populaire, les mots de formation savante, les mots étrangers importés brutalement ; maison, habitation, home, sont les trois termes d’une même idée, ou de trois idées fort voisines ; ils sont bien représentatifs des trois castes d’inégale valeur qui se partagent les pages du vocabulaire français. […] Sur près de deux mille mots purement latins en sion et tion, il n’y en a pas vingt qui puissent entrer dans une belle page de prose littéraire ; il y en a moins encore qu’un poète osât insérer dans un vers.

478. (1920) Essais de psychologie contemporaine. Tome II

On en trouvera ici quelques pages. […] S’il énerve son style jusqu’à faire se pâmer sa page, c’est pour rendre sensible ce tourment. […] La preuve en est à chaque page de ses livres et dans ses précieux morceaux de critique. […] Dans les toutes dernières pages de Fumée, Litvinof se rapproche de sa fiancée. […] Barrès des pages d’une acuité singulière sur une décomposition semblable du cœur.

479. (1870) Portraits contemporains. Tome IV (4e éd.) « M. FAURIEL. —  première partie  » pp. 126-268

Il y aurait très-peu à faire pour que ces pages de M. […] Collombet, seconde série, page 30. […] Voir l’article sur Mme de Staël, Revue des Deux Mondes du 1er mai 1835, page 291, et dans le volume des Portraits de Femmes (1852), page 109. […] Mercure de France, décembre 1810, page 411. […] Discours préliminaire, page cxxvi.

480. (1868) Rapport sur le progrès des lettres pp. 1-184

Comment Chénier a pu resserrer ce vaste tableau en si peu de pages sans rien omettre d’essentiel, nous le dirons tout à l’heure. […] Cent tomes de chroniques et de mémoires sont plutôt parcourus qu’une seule page de ce livre ingrat à déchiffrer, le monde. […] Son voisin de librairie, le marquis de Foudras a dans ses œuvres maintes pages que Charles de Bernard eût avouées. […] Les pages s’accumulent, et combien peu notre tâche est avancée encore. […] Elle a écrit en bonne prose des pages de moraliste qui prouvent que cette élégiaque-sait observer aussi bien que sentir.

481. (1902) Symbolistes et décadents pp. 7-402

Il manquait à chaque numéro une page ou deux, précisément celles qui contenaient les vers de Cros et que Rimbaud avait coutume, assez périodiquement, de déchirer. […] Je parus ; deux pages in-8 ; il s’agissait de tirer parti de ce succès. […] Ce n’était point que toutes ces pages fussent sans intérêt, mais l’ensemble du choix ne me paraissait pas cadrer avec mes intentions de revue intransigeante. […] J’ai conservé des pages sur Poictevin qu’on oublie trop. […] * *   * Je ne cite que des cas particuliers, de ces œuvres en prose de Rimbaud si courtes, mais très touffues et profondément variées de page en page.

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