Je le répète, au moment où elle trace cette page, elle est sincère. […] La Vita di Vittorio Alfieri, scritta da esso, n’avait pas encore été publiée ; il importait que Chateaubriand connût au moins les pages enflammées où le Dante piémontais glorifie sa royale Béatrice. […] Le tableau serait bien autrement complet ; profitons du moins des pages qui nous restent.
Wilhelm Schlegel, son ami et son compagnon de voyage en Allemagne, lui fournit deux de ses plus belles pages ; la première est un sonnet sur l’attachement à la vie. […] Nous retrouvons en ce moment l’impression fugitive de cette apparition, dans une lettre à un de nos amis d’enfance qui nous a été restituée après la mort de cet ami ; nous demandons pardon au lecteur d’en détacher cette page. […] Voilà mon cher V***, tout ce qu’il m’a été donné de voir de cette femme dont l’âme s’est si souvent répandue à la nôtre dans ses pages.
Les belles pages de ce désespéré de la philosophie nous enivraient ; je les savais par cœur. […] Le Télémaque était le seul livre léger qui fût entre mes mains, et encore dans une édition où ne se trouvait pas l’épisode d’Eucharis, si bien que je n’ai connu que plus tard ces deux ou trois adorables pages. […] Mais l’impression de mortel ennui qui se dégage de ces milliers de pages permet à peine d’être équitable pour cette œuvre édifiante de l’excellent abbé Gérard.
À la poésie éclatante et souvent vide du Parnasse, fluide, ésotérique du symbolisme le grave et douloureux et puissant poète qui évoquait, en d’admirables pages lyriques, le devoir que nous tracent les aïeux, M. […] Les origines du monde sont ainsi expliquées en cinquante pages… Une impression vraiment profonde naît parfois de l’animation des tableaux évoqués ; mais l’émotion n’y a aucune part. […] C’est : « … Carmen blême de tragédie « Intime, les deux yeux dévorés d’incendie, « Tout le sanglot, tout le sursaut, tous les frissons, « Et le vent furieux rebroussant les moissons… ou plutôt, s’il est vrai que ce cœur tout entier batte entre les pages blanches de cet unique livre, écoutez-en jaillir Comme un rythme incessant la vie universelle.
Mais par la facette de l’anecdote et le détail de mœurs et de pittoresque qui y brillaient au tournant de certaines pages, on comprenait qu’il y avait là une pointe de vie inconnue à Guizot, cette momie imposante et grave, — grave comme la mort, qui, du moins, elle, est silencieuse ! […] À toute page, il est, surtout pour Henri de Guise, d’une cruauté sans exemple. […] L’histoire de l’insurrection des Pays-Bas, racontée par Forneron sans déclamation d’aucune sorte et avec une précision de détails tirés des correspondances de Philippe II et cités en espagnol au bas des pages, établit dans les esprits la conviction de cette impossibilité.
Ses pages sur le bourreau, sur les sacrifices, ne sont faites (et qu’elles sont bien faites, soigneusement, avec amour !) […] Il n’y faudrait qu’un peu plus d’aisance, et plus d’air libre circulant dans ces pages un peu compactes. […] Elle les a réunies dans ses Considérations sur la Révolution française, livre incomplet, et du reste inachevé, mais singulièrement personnel, et qui éveille à chaque page la réflexion. […] les merveilleuses cinquante premières pages ! […] … » A ces mots, vous vous empressez et vous savourez d’avance une page d’éloquence attendrissante.
On pensera avec nous que tout ne devait pas périr dans une œuvre qui contient tant de pages d’excellente critique écrites d’un style alerte et souriant. […] Et ici, je le dis avec plaisir, un certain nombre de pages vraiment intéressantes. […] Au bout de quelques pages, ses héros sont déjà pour nous comme de vieux amis ; il nous semble que nous avons vécu toujours avec eux. […] Et la petite Fourchambault déchire lestement les premières pages de son petit roman. […] C’est d’abord parce que jusqu’aux dernières pages ce ne sont que des redites.
On m’a dit une page d’une lettre du fils de Mme d’Épinay qui a dû vous peiner beaucoup, ou je connais mal le fond de votre âme. […] Voilà le portrait, belle épreuve ; la petite page viendra bien avant le temps que vous m’accordez. […] J’ai fixé ma page à ma volonté. […] Cela serait bien au-dessus de trois cent soixante belles pages. […] Voir ces deux figures tome I pages 422 et 423.
On n’attend pas que je puisse, en quelques pages, donner une idée complète de la valeur d’Alfred Giard et de ses travaux très variés. […] C’est un demi-volume, avec les planches photographiques et les discussions finales de près de deux cents pages. […] Ils ouvrent à la page marquée. « Rome, Rome ? […] Un livre sur l’amour avec lequel nous serions d’accord tout le long des pages serait nul. […] Dans le choix des œuvres d’Helvétius, collection des Plus belles pages.
Zola m’entretient de sa fatigue à finir La Débâcle, de la copie énorme du bouquin qui aura six cents pages, disant que le manuscrit est en train d’avoir mille pages de trente-cinq lignes — les petites pages habituelles de sa copie, formées d’une feuille de papier écolier, coupée en quatre. […] » Jeudi 17 mars Conversation avec Alfred Stevens, qui est un vrai magasin d’anecdotes, et ce qui est mieux, un extraordinaire garde-mots de toutes les phrases typiques des peintres de sa connaissance, dans le passé et dans le présent, — des phrases qui définissent mieux que vingt pages de critique, un moral, un caractère, un talent. […] Mercredi 4 mai De Béhaine disait, rue de Berri, que le pape répondait à quelqu’un, lui demandant ce qui l’amusait encore : « La lecture d’une belle page de Cicéron !
Jean Valjean fuit dans la nuit devant les policiers ; il donne la main à la petite Cosette : « Il lui semblait qu’il tenait, lui aussi, quelqu’un de plus grand que lui par la main : il croyait sentir un être qui le menait, invisible. » Dans une autre page, il s’agit de la lutte de Jean Valjean contre lui-même lorsqu’il ne sait encore s’il ira ou non se livrer à la justice : « Il se parlait ainsi dans les profondeurs de sa conscience, penché sur ce qu’on pourrait appeler son propre abîme… On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage… Dieu soulève l’âme comme l’Océan. » Enfin tout le monde a présente à l’esprit la pièce célèbre sur l’œil de Dieu dans la conscience : On fit donc une fosse, et Caïn dit : « C’est bien ! […] 191. » On pourrait ainsi parodier et ramener à de pures banalités bien des pages célèbres non seulement de Bossuet, qui a en effet la sublime éloquence du lieu commun, mais de Pascal et de maint philosophe. — L’infiniment petit n’est pas moins insondable que l’infiniment grand (le Double Infini) ; L’homme est faible par le corps, mais puissant par la pensée (le Roseau pensant) ; Si la pensée est plus grande que la matière, l’amour est plus grand encore que la pensée (les Trois Ordres), etc. […] Il y a sans doute bien des artifices de composition dans ses romans et ses drames ; pourtant, dans les scènes particulières, dans les épisodes détachés de l’ensemble factice, il possède un sens du réel et arrive à une puissance lyrique dans la reproduction exacte de la vie que Zola, dans ses bonnes pages, a seul atteinte. […] Les œuvres inédites de Victor Hugo contiennent des pages dignes de Montesquieu sur les effets sociaux du luxe et sur le peuple : « Le luxe est un besoin des grands Etats et des grandes civilisations ; cependant il y a des heures où il ne faut pas que le peuple le voie… Quand on montre le luxe au peuple dans des jours de disette et de détresse, son esprit, qui est un esprit d’enfant, franchit tout de suite une foule de degrés ; il ne se dit pas que ce luxe le fait vivre, que ce luxe lui est utile, que ce luxe lui est nécessaire ; il se dit qu’il souffre et que voilà des gens qui jouissent ; il se demande pourquoi tout cela n’est pas à lui, il examine toutes ces choses, non avec sa pauvreté qui a besoin de travail et par conséquent besoin des riches, mais avec son envie. […] Voyez, par exemple, le cri de Vive l’Empereur poussé dans les Misérables à la face du ciel étoile, et certaines pages de Quatre-vingt-treize sur la Révolution. — « Il y a, disait Hippocrate, l’inconnu, le mystérieux, le divin des maladies, quid divinum. » Ce qu’il disait des maladies.