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1701. (1890) Les œuvres et les hommes. Littérature étrangère. XII « Shakespeare »

— l’amour maternel de Constance ; dans Coriolan, ce fut l’amour d’une autre nature de mère avec l’amour filial de Coriolan, cet amour filial plus fort que l’orgueil du Romain ; et dans le Roi Lear, ce fut la plus grande douleur paternelle, le parricide de l’ingratitude, et l’amour filial encore, mais celui-là le plus sincèrement pur qui ait jamais épanoui sa fleur céleste dans un sein de vierge.

1702. (1889) La littérature de Tout à l’heure pp. -383

. — ramènent cet art vers la musique et vers la poésie, tandis que d’ingénieux essayistes voudraient lui ajouter les bénéfices de la polychromie — Ni l’Architecture même, cette immémoriale mère de tous les Arts, cet art du commencement, n’oublie de se préparer à dresser le Temple digne d’abriter la fête de la totale réunion. — Ici, le premier, parlerai-je d’un inconnu.

1703. (1882) Études critiques sur l’histoire de la littérature française. Deuxième série pp. 1-334

Il me répondit : ‟Il y en a un pour ma mère, et l’autre pour vous, mon épouse…” Je me réveillai là-dessus. » Bossuet a rapporté ce songe, mais uniquement, comme il le dit, parce que Mme Guyon en faisait le fondement d’une oraison. […] Marivaux a été plus loin : il a voulu refaire telles et telles pièces de Molière, et non pas le Sicilien ou le Mariage forcé, mais tout bonnement l’École des femmes, dans son École des mères, et le Misanthrope, dans ses Sincères. […] Je vous reçus entre mes bras du sein de votre mère, et vous levant vers le ciel, et mêlant ma voix à vos cris, je dis à Dieu : ‟Ô Dieu ! qui m’avez accordé cet enfant, si je manque aux soins que vous m’imposez en ce jour, ou s’il ne doit pas y répondre, ne regardez point à la joie de sa mère, reprenez-le ! […] Cette autre femme qui porte un enfant sur ses bras et qui contemple la scène avec une expression d’étonnement tempéré d’un peu de compassion, c’est la mère, c’est l’épouse fidèle et chaste, qui, par sa seule présence, vous donne ingénieusement l’explication du groupe principal.

1704. (1911) L’attitude du lyrisme contemporain pp. 5-466

De là des lourdeurs, des redites fréquentes, des idées reprises à quelques pages de distance, presque dans les mêmes termes, avec une insistance qu’on me pardonnera en y voyant, une fois de plus, cette conformité du même idéal rencontré chez des écrivains originaux, mais parents d’une esthétique mère. […] Mélissa, éblouie, contemple alors le ciel bleu, la mer retentissante et son âme communie la nature : Toi, toute dressée Devant la vision, Les mains levées À l’appel des saisons, Tes joues vives du jeune sang Que bat ton cœur joyeux à coups pressés Le regard fixe vers le jour éblouissant, Immobile comme qui entend parler l’oracle ; Puis — comme une mère sur un enfant choyé — Fermant tes blancs bras triomphants, Tout ton être penché vers l’infini spectacle, Muette, tu voyais ! […] Tantôt il pleure des mots simples : Voici tout simplement que j’ai perdu ma mère.

1705. (1856) Articles du Figaro (1855-1856) pp. 2-6

Madame mère Brindeau aura trop complaisamment regardé pendant sa grossesse le menton de. […] On ne trouve peut-être pas en elle toute la richesse de formes qu’on est en droit de prêter à la mère du genre humain ; mais on ne se souvient pas assez qu’Ève la blonde commença par n’être qu’une simple côtelette masculine.

1706. (1903) Légendes du Moyen Âge pp. -291

La même inspiration miséricordieuse semble animer un petit poème dialogué, aussi du milieu du xve  siècle, où Tannhäuser, dans la montagne, déclare à Vénus, malgré ses objurgations, qu’il va la quitter et qu’il compte, pour obtenir son pardon, sur Jésus-Christ et sa douce mère. […] Marie, pure Vierge mère, Il me faut me séparer de toi65 !  […] Quand Jésus gravissait la montagne où il fut mis en croix, et que sa mère avec d’autres femmes en grandes lamentations et plaintes allait derrière, il se retourna pour leur parler et s’arrêta quelque peu ; sur quoi ce Giovanni le frappa par derrière dans les reins, et dit : Va vite !

1707. (1872) Nouveaux lundis. Tome XIII « Malherbe »

Ma mère est fille de M. 

1708. (1866) Histoire de la littérature anglaise (2e éd. revue et augmentée) « Livre III. L’âge classique. — Chapitre IV. Addison. »

Sir Roger donne aux enfants qui répondent bien au catéchisme une Bible pour eux et un quartier de lard pour leur mère.

1709. (1859) Cours familier de littérature. VIII « XLIVe entretien. Examen critique de l’Histoire de l’Empire, par M. Thiers » pp. 81-176

Toutefois, gardant pour lui seul le secret de ses préférences, feignant d’ignorer les fautes de Kléber, il traita pareillement Kléber et Desaix, et voulut, comme on le verra bientôt, confondre dans les mêmes honneurs deux hommes que la fortune avait confondus dans une même destinée. » Glissons sur la triste capitulation de l’armée d’Égypte, sans chef, sans secours, sans communications avec la mère patrie : leçon terrible, mais leçon perdue pour ces politiques d’aventures qui rêvent des colonies immortelles sans posséder les mers, seules routes et seules garanties de ces colonies.

1710. (1861) Cours familier de littérature. XI « LXIIIe entretien. Cicéron (2e partie) » pp. 161-256

Rien de ce qui a été déterminé ou par les dieux immortels, ou par notre commune mère, la nature, ne doit être compté pour un mal.

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