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360. (1870) De l’origine des espèces par sélection naturelle, ou Des lois de transformation des êtres organisés « De l’origine des espèces par sélection naturelle, ou Des lois de transformation des êtres organisés — Chapitre XIV : Récapitulation et conclusion »

Il nous serait impossible de reconnaître l’espèce mère d’une ou de plusieurs autres espèces, lors même que nous pourrions comparer l’une avec les autres d’assez près, à moins que nous ne possédions pareillement beaucoup de chaînons généalogiques intermédiaires entre leur état passé et leur état présent ; et ces chaînons, nous ne pouvons guère espérer de les découvrir, vu les lacunes et l’imperfection des témoignages géologiques. […] Mais leur succès dépendra souvent des armes spéciales ou des moyens de défense qu’ils possèdent ou même de leur beauté, et le plus léger avantage leur procurera la victoire. […] Les organes rudimentaires montrent avec évidence qu’un ancêtre éloigné les a possédés à l’état parfait ; et souvent un pareil cas implique une somme énorme de modification chez sa postérité. […] Si nous ne possédons ni arbre généalogique, ni Livre d’Or, ni armoiries héréditaires ; nous avons, pour découvrir et suivre les traces des nombreuses lignes divergentes de nos généalogies naturelles, un héritage longtemps conservé de caractères de toutes sortes.

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