Tout en reconnaissant que le physique est pour beaucoup dans l’exercice de la pensée, faut-il croire qu’il y soit tout ? […] En un mot, pour parler scolastiquement, l’argument des matérialistes repose sur deux prémisses, dont la majeure peut être ainsi exprimée : Si la pensée est en raison directe de l’état du cerveau, elle n’est qu’une propriété du cerveau ; et la mineure est : Or, il est de fait que la pensée est en en raison directe de l’état du cerveau. […] Et qui pourrait soutenir qu’il n’est pas démontré que le cerveau est l’organe de la pensée ? […] Soit, dirai-je : la pensée est une résultante, et elle est liée à des conditions très-diverses. […] Êtes-vous sûr de connaître toutes les conditions desquelles résulte l’exercice de la pensée ?