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522. (1894) Journal des Goncourt. Tome VII (1885-1888) « Année 1888 » pp. 231-328

C’est le contrecoup d’un divorce, qui empêche le fils des divorcés de faire un mariage, selon son cœur, et cela entremêlé de scènes entre le père et la mère très bien faites, et qui me semblent, hélas ! […] ma femme, elle est au lit, elle a une bronchite… Pardon, je vous laisse, j’ai un tas de courses… j’ai hâte d’être à Médan… Et dire qu’avec cette pièce, ils m’ont empêché de travailler à mon roman… et que j’en ai jusqu’au mois d’août. » Vendredi 27 avril Au Théâtre-Libre, Le Pain du péché d’Aubanel, mis en vers par Paul Arène. […] Et tout en feuilletant, d’une main rapide, mes albums, Hayashi a, de temps en temps, des petites gaîtés, des éclats de rire d’enfant, pendant lesquels il s’écrie : « De grands toqués, les artistes japonais, des toqués comme celui-ci, qui dans l’admiration d’un clair de lune, empêché de le voir par un coin du toit de son voisin, s’essaya à l’écorner avec sa lanterne, et brûla une partie de Yeddo. » « Ah ! […] Lundi 5 novembre En allant à Rolande, dans le tête-à-tête du coupé, Daudet me raconte comment il est arrivé à faire une pièce, à la suite de L’Immortel, en en cherchant une dans le roman, et se voyant empêché de la faire. […] Pour tuer l’avant-dîner, je vais chez Bing, où je ne peux m’empêcher de quitter de l’œil les images, que Lévy me montre, et de me promener d’un bout de la pièce à l’autre, en parlant de ce soir.

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