Vérola, Paul (1863-1931)
[Bibliographie]
Les Gens qui m’intimident (1886). — Les Accouplements (1887). — Exempté (1888). — Les Orages (1889). — Les Baisers morts (1893). — Les Horizons (1895). — L’École de l’idéal, trois actes, en vers (1890). — Rama, trois actes, en vers (1898).
OPINION.
Dauphin Meunier [D.-M.]
Les quelques brèves citations que l’exposition de ce drame (Rama) m’a permis de faire se louent hautement d’elles-mêmes. Elles sont des modèles pour tous et même, oserai-je dire, pour M. Vérola qui, s’il avait toujours été aussi heureux, n’aurait écrit rien de moins qu’un pur chef-d’œuvre. Maints passages de l’École de l’idéal et la plupart des poèmes des Horizons m’avaient déjà incité à dire, ici et ailleurs, que la langue et le talent de M. Vérola trouveraient bientôt leur épanouissement si le poète▶ retournait sans arrière-pensée à la tradition classique. Ce retour est maintenant opéré : la souplesse, l’aisance, la simplicité des vers de M. Vérola, le dégagement de sa personnalité, la clarté et l’élévation de sa pensée, la belle ordonnance de ses conceptions, tout témoigne enfin que, bon ◀poète et bon écrivain, il ne tardera plus à goûter une estime et une admiration unanimes.