(1903) Le mouvement poétique français de 1867 à 1900. [2] Dictionnaire « Dictionnaire bibliographique et critique des principaux poètes français du XIXe siècle — L — Lantoine, Albert (1869-1949) »
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(1903) Le mouvement poétique français de 1867 à 1900. [2] Dictionnaire « Dictionnaire bibliographique et critique des principaux poètes français du XIXe siècle — L — Lantoine, Albert (1869-1949) »

Lantoine, Albert (1869-1949)

[Bibliographie]

Pierres d’iris, vers et prose (1889). — Eliçuah (1896). — Les Mascouillat, roman (1897). — La Caserne (1899).

OPINIONS.

Arsène Houssaye

La poésie ne périra pas, faute de poètes. En voici un en prose et en vers. M. Albert Lantoine publie les Pierres d’iris. Les petits poèmes en vers alternent avec les petits poèmes en prose, ciselés avec une délicatesse et un art exquis. Les néologismes, les tournures latines, les archaïsmes fournissent leurs ressources à l’auteur pour produire les tonalités les plus étranges et les plus diverses.

[Grande Revue ().]

Jean Lombard

M. Albert Lantoine appartient à ce clan tout nouveau de poètes dont l’écriture-prose rivalise d’orfèvrerie nette avec l’écriture-vers en des pièces d’une fort jolie hardiesse… C’est de l’art rare, de l’art exquis, de l’art qu’on ne soulève pas à la pelle.

[La France moderne ().]

Aurélien Scholl

Albert Lantoine est un nouveau venu ; Pierres d’iris nous l’avaient fait connaître, Eliçuah le consacre. C’est, comme Aphrodite, un retour à l’antique, et, quoique plus brève, l’œuvre n’en est pas moins remarquable. C’est un poème en prose, plein de vie et haut en couleur : « Et un grand souffle d’amour passa sur Israël. Des femmes gémissent de volupté sous les étreintes des soldats. Et, dans les maisons, on entendit les vierges se plaindre comme des tourterelles. »

[Écho de Paris ().]