Jules de Gères43
Je ne peux pas vous dire : Vous souvenez-vous de Jules de Gères ? car lorsque pour la
première fois j’en parlai, c’était en 1859… Mais, moi, je m’en souviens. On n’oublie pas
plus les poètes qu’on a lus que les femmes qu’on a aimées… Jules de Gères est un poète.
Je trouvai, un jour de désespoir où la littérature manquait à la Critique comme la marée
à Vatel, son recueil de poésies, Le Roitelet, sur le fumier qui engraisse
les champs de Dentu, et je fus le coq de cette perle. Je ne la portai point au
lapidaire, mais au public, qui n’est pas toujours un lapidaire. J’ignore et je veux
ignorer ce que le public a pensé de cette perle, mais je sais bien que les connaisseurs
l’ont enchâssée dans leur souvenir et qu’il n’est pas de poète, et, ce qui est aussi
rare que les poètes, d’esprits sensibles à la poésie, qui ne connaissent maintenant
Jules de Gères, quoiqu’il n’habite point Paris, ce Paris où l’on travaille en renommée,
et qu’il ait dédaigné de frapper sur ce timbre de la publicité qui fait retentir tant de
sottises et tant de sots, avec l’impudent éclat de son cuivre menteur.
Et c’est pour cela que je l’honore. C’est un provincial, et les provinciaux me sont
chers. S’il y a encore de l’originalité quelque part pour nos esprits aplatis, frottés
et usés les uns contre les autres, dans ce temps où l’égalité veut être partout, c’est
en province qu’on trouve cette aristocratique originalité. Comme Burns, un poète plus
grand que lui, Jules de Gères n’a pas quitté sa terre natale. Il n’est pas venu courir à
Paris les incertaines et quelquefois humiliantes bordées de la célébrité. On m’a dit —
et si ce n’est pas son histoire il faut le regretter — que, descendant de Montesquieu,
lequel faisait des vers aussi, mais qui, après L’Esprit des lois et
La Décadence des Romains, avait le droit de n’en pas faire de si bons
que Gères, il avait été obligé, ce noble homme, qui l’est deux fois, par le talent et
par la naissance, d’entrer, par suite des ignobles fortunes que les révolutions nous ont
faites, dans une étude de notaire dont il aurait été le modeste clerc pendant quelque
temps. Cela est-il vrai ? Je n’en sais rien, mais, si cela est, Gères n’en est que plus
intéressant à mes yeux. Rappelez-vous la sublime Harmonie de Lamartine :
Le Génie dans l’obscurité ! Vous savez avec quels accents il y parle
du mendiant Homère et de Virgile, qui garda les chevreaux ; seulement, la pauvreté
d’Homère et l’humble condition de Virgile sont des misères poétiques et pittoresques. Le
manteau du mendiant, sauf les déchirures, vaut le manteau d’un roi, et le sayon du pâtre
relève de la sculpture ; mais être clerc de notaire, pour un poète, c’est de l’infortune
prosaïque, et d’autant plus dure qu’elle est prosaïque. Notre immense, Balzac fut clerc
d’avoué, et Fielding juge de paix en Angleterre. Mais ils étaient tous deux des
observateurs, des romanciers, des moralistes. Ils étaient à l’affût pour observer,
— l’un, de son étude d’avoué où il apprit à nous faire des chefs-d’œuvre comme
L’Interdiction et Le Contrat de mariage, l’autre, de la
taverne dans laquelle il jugeait, à cœur de journée, ses voleurs, ses vagabonds et ses
filles de joie. Mais un poète, l’homme du pur sentiment, de l’idéal et du rêve ! être
interné dans une boutique de notaire, c’est de l’oppression de facultés sans profit pour
elles ; c’est un malheur qui ne perfectionne pas ; c’est de la malice du diable en train
de caricatures… diaboliques. Et être resté pourtant poète là dedans,
s’y être préservé, ne pas s’y être éteint, c’est certainement avoir en soi un de ces
filons de poésie indestructible qui font croire avec raison à ceux qui l’ont que la
poésie est immortelle !
Jules de Gères l’avait, ce filon, et nous le retrouvons aujourd’hui. Entre son recueil
du Roitelet, qui attira mon regard avec tant de magnétisme et de
frémissement de plaisir, et la publication du livre que voici, il y a plus de dix ans !
et dix ans :
a dit tristement un autre poète, qui ne le fut, lui, qu’un jour. Pendant ces dix ans et
plus, quelle a été la vie de Gères ? Dix ans et plus entraînent tant de choses ! Dans
l’introduction de son nouveau volume, écrite avec la distinction qui est le caractère de
cette plume toujours à cent pieds de la chose ou de l’expression vulgaire, Gères ne nous
raconte rien, mais nous laisse cependant entrevoir qu’il a passé par la douleur suprême
que madame de Staël appelle « le mal de l’irréparable »
. Il a perdu des
êtres chers. Telle a été la cause de son long silence littéraire. La douleur fait de ces
terribles jachères dans nos âmes. Elle coupe les ailes jusqu’à la vocation, mais ces
ailes ne sont pas comme les cheveux de Samson ; elles repoussent. De Gères nous dit que
c’est un appel fait par un poète appartenant à la Société des sonnettistes (il paraît
qu’il y a de pareilles sociétés) qui l’a fait revenir à la muse si longtemps abandonnée.
Je ne crois point, pour ma part, — moi, l’adversaire de toute académie quand il s’agit
d’art ou de littérature, et qui me moque de ces sociétés, affectations organisées,
coteries bonnes pour tous les Vadius et les Trissotins de la terre, — je ne crois point
que Jules de Gères eût besoin d’un si pauvre stimulant pour revenir à la poésie, pour
réveiller la Muse qui dormait au fond de son âme comme la Nuit de Michel-Ange… Quand
toutes les sociétés de sonnettistes (s’il y en a plusieurs) auraient
manqué à la France, qui ne s’en doute pas, il fût retourné à la poésie, qui est son
destin, de par cette imagination que la vie peut blesser, comme les dieux sont blessés
dans les batailles d’Homère, mais ne meurent pas de la perte de leur sang immortel…
Jules de Gères est, de nature, très au-dessus des petites sociétés littéraires dont il
peut avoir la condescendance, mais il n’a aucunement besoin d’elles pour se retrouver un
poète, — c’est-à-dire un solitaire, un isolé, une tour seule (il me
comprendra, le poète de la Tour seule !). Il sait de reste que, lion ou
gazelle, le poète n’obéit qu’à sa nature, et qu’il ne marche librement dans le fond de
sa pensée que comme le lion et la gazelle dans leurs déserts ou dans leurs bois !
Car, lions et gazelles, j’aime mieux cela pour désigner et différencier les divers
poètes et les diverses poésies, que l’appellation pédantesque et traditionnelle : poètes
majeurs, poètes mineurs, poetæ majores, poetæ
minores, employée par la Critique de nos pères. Il n’y a, en effet, que deux
poésies dans le monde, — la poésie de la Force et la poésie de la Grâce. Or, si l’une
est la plus belle, l’autre est la plus charmante. Poétiquement, Jules de Gères
appartient à la poésie de la Grâce. Il a dans sa manière bien plus de la gazelle que du
lion. Seulement, par un privilège de ces adorables natures poétiques quelquefois
délicieusement fondues, de temps à autre le muscle de la Force peut saillir tout à coup
dans le doux contour de la Grâce, et créer alors cet hermaphrodisme divin dont les
Grecs, moins prudes que nous et plus connaisseurs, faisaient deux beautés réunies, et
non pas une monstruosité !
Jules de Gères — comme nous allons le voir — a souvent dans le talent cet
hermaphrodisme harmonieux qui vient de la Force saillant dans la Grâce, mais il n’en
appartient pas moins exclusivement en poésie à ce que je me permets d’appeler le genre gazelle. Il l’est jusque dans les titres qu’il donne à ses
poésies ; car je ne crois pointé leur modestie… Je ne crois point à la
modestie d’un homme de talent qui a conscience de son talent, et qui, après tout, ne
peut pas se croire un sot, comme dit Voltaire en parlant de lui-même… La modestie est
une petite hypocrisie sans vigueur et dérivée de la grande. C’est une hypocrisie aux pâles couleurs, — une hypocrisie qui a de la chlorose. La modestie en a
toujours menti, si elle n’est pas une niaise. Mais la timidité, c’est différent. Je
crois à la timidité. Il y a quelque chose de troublé, de rougissant, même de farouche
dans la timidité, qui est souvent une grâce de plus, et je trouve cette timidité de
gazelle dans les titres de Gères. Il appelait son premier recueil : Le
Roitelet, et il ajoutait en sous-titre : Versiculets, comme
aujourd’hui il nous donne un nouveau recueil sous ce titre simple, qui peut-être
voudrait être plus simple encore : Cinq dizaines de sonnets entrecoupés
d’historiettes en vers et autres rimes
44. Eh bien, malgré ce qu’il y a d’aimable dans la timidité,
qui est toujours un hommage (les princes le savent bien !) de l’homme troublé à l’homme
qui le trouble, je n’aime point ce titre, qui est trop long et semble embarrassé… Jules
de Gères a le droit d’avoir de l’aplomb, et il n’y a que les trembles, si c’était leur
métier, à ces arbres frissonnants, de faire des livres, qui pourraient les intituler
comme cela !
Et puis, je n’aime pas les sonnets non plus. Je n’aime pas plus les sonnets que les
sociétés de sonnettistes. J’ose aller contre l’axiome de Boileau, ce
janséniste en poésie, qui disait « qu’un sonnet sans défaut valait un long poème ». Il
pensait, sans doute, au poème de Chapelain ! Si le poème a des défauts, ce n’est pas
merveille qu’un sonnet sans défaut vaille mieux qu’un poème qui en a. Et encore je n’en
suis pas bien sûr… Même avec des défauts, un poème (je ne parle pas de celui de
Chapelain) est une œuvre d’haleine, de composition, d’invention, qui surpasse de
beaucoup, en forces employées, les maigres et presque mécaniques proportions et
difficultés du sonnet. J’ai toujours protesté contre la popularité actuelle de cette
forme poétique, aimée des asthmatiques de cet imbécille temps de décadence, où les
larges poitrines et les longueurs de souffle deviennent plus rares de plus en plus. Un
seul homme de cette époque a dû sa situation au sonnet : c’est Joséphin Soulary. Et son
succès a été dépravant. A son exemple et sans son talent, — talent très spécial et
qu’ailleurs j’ai jugé45, tout le monde s’est mis à sonnettiser. Les Parnassiens ont joué à cette fossette. On pourrait demander
combien il faudrait de sonnets pour être Parnassien. Ils en ont lancé des fusées !! mais
sans étoiles ! Et vous le voyez parle livre de Gères, il y a des sociétés de sonnettistes, comme il y a des compagnons du tour de
France et des francs-maçons ! Mais le sonnet n’en est pas moins un genre de
poésie inférieur, la poésie ayant, comme toutes choses, dans ce monde hiérarchisé, des
genres inférieurs et des genres supérieurs. Le sonnet n’en est pas moins de la poésie en
petit pot, comme on disait autrefois du rouge que se mettaient les
femmes… C’était du petit pot. Il ne faut pas croire que l’expression
soit tout, quoi qu’elle soit beaucoup, dans la poésie. Un nœud, fût-il parfaitement
fait, n’est jamais qu’un nœud. Il y a un proverbe anglais, cité par lord Byron dans son
et cependant admirable polémique en faveur de Pope contre Shakespeare, — et
dans laquelle le grand poète de génie prouva qu’il avait sur son beau front ce coin de la démence, comme les Anglais l’appellent, et qu’ils y montrent, pour
excuser leur infâme conduite à son égard, — il y a un proverbe anglais qui dit qu’on
peut faire une bourse de soie avec une oreille de cochon. Le sonnet, qui n’est qu’une
très petite chose, tricotée, je le veux bien, avec beaucoup de soin et d’adresse, sans
un point tombé, sans une maille perdue, n’est, en somme, que cette
« bourse de soie faite avec une oreille de cochon », et même cette bourse n’a guères de
place que pour contenir un petit écu !
Mais Jules de Gères a plus qu’un petit écu en fait de sentiments et d’idées, et voilà
pourquoi il est réservé à une destination supérieure à celle d’écrire des sonnets comme
Oronte ou comme l’abbé Cotin. Certes ! je ne demande pas mieux que de le reconnaître, il
y en a plusieurs, dans ce recueil, que Joséphin Soulary, qui a fait du sonnet son
incommutable majorat, serait heureux d’avoir signés ; mais ce n’est point les
Cinq dizains de sonnets que Gères met en premier dans l’énoncé de son
titre qui sont l’honneur de son volume. Non ! le volume sera classé, et classé très
haut, par ces Historiettes, qui sont des poèmes, comme Une
Rencontre, Les Oiseaux deux à deux, Sanchette,
Cerise, Les deux Lierres, L’Aquarelle à Héroult,
Mens agitat molem, Incerta et occulta, La Soif de
l’infini, Pâquerette, et enfin L’Arbre devenu
vieux, qui me paraît sans comparaison la plus belle pièce du volume, par la
hauteur de son inspiration et la luxuriance de ses magnifiques et infatigables
strophes.
Figaro parle quelque part de « se pelotonner »
. Eh bien, c’est après
avoir lu cette pièce de L’Arbre devenu vieux et celle de la Soif
de l’infini, qu’on se demandera comment une pareille âme de poète peut se
pelotonner assez pour vouloir tenir dans ce mouchoir de poche d’un sonnet… et
s’escamoter dans ce mouchoir ?
Je voudrais pouvoir citer ces deux pièces pour donner une idée de la poésie de Gères
quand elle atteint son point culminant, — son zénith ; je voudrais citer aussi
l’Incerta et occulta, non moins belle, mais je suis arrêté par un des
mérites de ces pièces la longueur, la puissance du souffle… L’Arbre devenu
vieux n’a pas moins de cent dix-neuf strophes… Or, ces longues poésies sont
venues et sont faites comme les roses, pour lesquelles Dieu ne s’est pas repris… Les
feuilles d’une rose ne sont plus la rose ; des vers pris à des poésies
bien venues n’en donnent ni le mouvement, ni l’unité, ni la vie ! Jules de Gères est,
avant tout, un rêveur, et la rêverie ne se scinde pas. C’est le rêveur
qui a écrit :
Mais à la rêverie il sait très bien allier la précision, nette et presque coupante, du
détail. L’Arbre devenu vieux, le chef-d’œuvre du volume, réunit ces deux
qualités qui semblent s’exclure, — et qui s’excluent dans des écrivains moins doués. Un
jour, madame de Girardin, qui était poète, quoique bas bleu (cela peut
se rencontrer), écrivit : Le Malheur d’être belle. Il paraît qu’elle en
avait souffert, tout incroyable que cela soit… Jules de Gères a fait, lui, le malheur de
durer. Ce n’est pas là pourtant un malheur que l’homme, créature périssable, puisse
facilement comprendre ; mais Gères l’a compris et l’a exprimé. Il s’est plaint, avec la
passion d’une âme enfermée sous une écorce, de ces choses de Dieu qui nous écrasent :
l’immobilité et l’éternité. Et, tout simplement, ceci est sublime, et l’exécution n’est
pas moins sublime que l’idée.
Fût-elle seule, une telle pièce sacrerait un homme poète… Quand mon ami (qu’on me passe
cette fierté !) Maurice de Guérin écrivait sa merveille du Centaure, il
se faisait centaure par la pensée, et il nous donnait l’étonnante psychologie devinée de
cette créature surnaturelle. Jules de Gères nous donne celle d’un hêtre las d’être
immobile et centenaire. Il nous décrit l’immense ennui qui l’a saisi sur ses racines
séculaires. Certes ! si on admire, avec juste raison, les esprits d’une puissance
dramatique assez grande pour s’incarner dans une autre peau que la leur et devenir, à
leur choix, Othello ou Macbeth, le père Goriot ou Vautrin, que ne doit-on pas penser de
ceux qui, laissant là la personnalité humaine, s’incarnent dans des êtres étrangers à
l’humanité, comme un hêtre ou comme un centaure ?… De Gères, dans L’Arbre devenu
vieux, n’a pas l’étrange originalité de Guérin, qui nous donne les joies et
les tristesses du Centaure, mais il en a la mélancolie. Sous une forme moins religieuse,
moins auguste, moins sacerdotale, et surtout plus impatiente, c’est aussi un peu la
mélancolie du Moïse de Vigny :
C’est, comme peinture, de la grasse abondance de Lamartine, mais avec une langue
scientifique, une langue technique que Lamartine, cet ignorant divin, ne connaissait
pas, et dont son génie n’avait pas besoin… Il n’y aurait eu, en français, qu’un
dictionnaire de quatre mots, il n’y aurait eu dans la langue, comme disent les
grammairiens, qu’un nominatif, un verbe et un régime, que Lamartine aurait été tout
Lamartine avec cela. Sa poésie ne tenait pas aux mots et ne tenait pas dans les mots. De
Gères, tout distingué qu’il est, n’est pas de si haut parage. Lui, il a besoin des mots…
Mais il s’en sert bien. Il a la force du Verbe moderne.
Il fait tomber tout, ramasse tout, entraîne tout dans le cours de son fleuve. Cette
abeille picore les fleurs de la science. Le mot scientifique ne lui fait pas peur, non
plus qu’à Victor Hugo, ce grand poète de mots, qu’on peut appeler Victor le Hardi… Mais
Gères n’est pas pour cela un poète de mots. L’âme, chez lui, tient encore une plus
grande place… Il aime le soleil, mais il n’en est pas le Memnon. Il est évident qu’il
n’est ni un bronze, ni un or, ni un argent sonore ; mais un cœur, — un cœur humain,
semblable à nos cœurs, ensanglanté des mêmes traits qui nous les ont percés, et qui
pourraient entrer dans les mêmes blessures et s’y adapter ! tant ce sont les mêmes
traits.
On pourrait faire une anthologie, à l’usage des âmes qui ont souffert et qui se
souviennent, avec beaucoup de vers de Jules de Gères, trempés, imbibés et parfumés de
mélancolie, ayant la séduction amère et douce de la mélancolie :
Jules de Gères y va toujours. A chaque instant, il a, sur son rosier, de ces bourgeons
noirs qui s’entrouvrent parmi ses roses pâles.
Je voudrais pourtant, avant de finir, vous donner l’impression de
l’accent de Gères, et je ne trouve à pouvoir insérer ici que cette pièce charmante qu’il
a appelée Les deux Lierres :
Tu vis encor tant qu’on te
pleure !
Oui ! cela est charmant et cela serait parfait sans les deux débilités que j’ai
soulignées ; mais ce n’est qu’un cil dans un bel œil bleu. On souffle, et l’œil, nacre
et azur, a repris sa limpidité première. Ce n’est que charmant, et il y a des choses
superbes dans le recueil de Gères. Lisez-les. Moi, je les ai relues, et elles sont
maintenant, comme il dit, « entourées des lierres de ma mémoire »
, mais
ces lierres, c’est lui qui les a dorés.
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